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Paris rend hommage à Rebecca Cheptegei alors que l'Ouganda lui offre des funérailles nationales

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Paris rend hommage à Rebecca Cheptegei alors que l'Ouganda lui offre des funérailles nationales
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Alors que l'Ouganda a offert aujourd'hui des funérailles militaires à la marathonienne olympique Rebecca Cheptegei, les hommages continuent d'affluer du monde entier. La maire de Paris, Anne Hidalgo, a récemment annoncé qu'un complexe sportif de la capitale française porterait le nom de la défunte athlète. Cet hommage a été rendu pendant les Jeux paralympiques de 2024, où un message écrit et l'image de Cheptegei ont été projetés sur grand écran tandis que les spectateurs applaudissaient en son honneur.

La mort de Cheptegei a non seulement mis en lumière ses exploits en tant qu’athlète, mais a également attiré l’attention sur la violence croissante contre les femmes, en particulier les athlètes féminines, au Kenya et au-delà.

Cheptegei recevra tous les honneurs militaires

Cheptegei, qui était membre des forces armées ougandaises, recevra tous les honneurs militaires lors de son enterrement, en reconnaissance de son service. Les dirigeants locaux de son district natal, Bukwo, dans l’est de l’Ouganda, ont également commémoré son héritage en baptisant une route et un site sportif à son nom. Lors d’une cérémonie commémorative organisée en son honneur, les conseillers du district de Bukwo ont décrit Cheptegei comme une personne menant « une vie simple et concentrée », notant qu’elle avait inspiré de nombreux jeunes athlètes de la région à suivre ses traces.

Les conseillers ont observé une minute de silence et lui ont réservé une ovation debout pendant la cérémonie. Un orchestre militaire a joué les hymnes ougandais et est-africains en guise d'hommage final à l'athlète décédée.

Une fin tragique : attaque et mort

La mort de Rebecca Cheptegei a été provoquée par une violente agression de son ancien petit ami, Dickson Ndiema, à la suite d'un litige foncier. Il aurait mis le feu à sa maison après l'avoir aspergée d'essence. Rebecca Cheptegei, mère de deux enfants, revenait d'un service religieux lorsque l'attaque a eu lieu. Elle a été transportée à l'hôpital avec des brûlures sur 80 % du corps. Les médecins ont indiqué qu'elle était décédée d'une défaillance de plusieurs organes quatre jours plus tard. Ndiema, qui avait également été brûlé lors de l'attaque, est décédé des suites de ses blessures peu de temps après.

Durant son séjour à l’hôpital, Cheptegei a pu parler brièvement avec son pasteur. Sa première préoccupation était pour ses enfants, qui étaient indemnes. Elle s’est ensuite demandée pourquoi Ndiema, une personne qu’elle avait aidée dans le passé, avait commis un acte aussi horrible : « Vous voulez dire que Dickson ne se souvient pas de tout ce que j’ai fait pour lui ? Il ne se souvient même pas d’une ou deux choses que j’ai faites pour lui, et a quand même décidé de m’immoler par le feu ? Pourquoi me ferait-il une chose pareille ? »

Vendredi, sa famille, ses amis et des militants pour les droits des femmes se sont réunis pour admirer son cercueil à Eldoret, au Kenya, avant qu’il ne soit transporté pour être enterré. Sa mère en deuil, Agnes Ceptegei, portait un sac souvenir des récents Jeux olympiques de Paris, où Rebecca avait concouru et terminé 44e au marathon. Agnes portait un t-shirt sur lequel était inscrit « Être une femme ne devrait pas être une condamnation à mort ».

Coup de projecteur sur la violence envers les athlètes féminines

La mort tragique de Cheptegei s'inscrit dans une tendance inquiétante de violences contre les athlètes féminines au Kenya. Elle est la troisième athlète de haut niveau à être tuée dans le pays en trois ans. En 2021, la détentrice du record du monde Agnes Tirop a été poignardée à mort, et quelques mois plus tard, Damaris Mutua a été étranglée, leurs partenaires amoureux étant identifiés comme les principaux suspects dans les deux cas.

Cette vague de violence a suscité une inquiétude nationale et internationale. Une enquête réalisée en 2022 a révélé que 34 % des femmes kényanes avaient subi des violences physiques. Selon les observateurs, les athlètes féminines sont de plus en plus prises pour cible en raison de leur indépendance et de leur rejet des rôles traditionnels de genre. Joan Chelimo, fondatrice de Tirop's Angels, une organisation qui lutte contre la violence envers les femmes, a noté que ces athlètes « ne suivent plus les normes traditionnelles de genre, selon lesquelles une femme est censée rester dans la cuisine et s'occuper des enfants. Désormais, les athlètes féminines sont indépendantes, même financièrement ».

Rachel Kamweru, porte-parole du Département du genre et de la discrimination positive du Kenya, a condamné la violence et appelé à agir : « Nous ne voulons pas que ce genre de chose arrive à une autre femme, qu'elle soit une athlète, une villageoise ou une jeune fille. »

Une vie de réussite et de dévouement athlétique

La détermination et la ténacité ont caractérisé la carrière sportive de Rebecca Cheptegei. Elle a rejoint les Forces de défense du peuple ougandais en 2008, qui ont soutenu sa formation et sa carrière. Bien qu'elle ait terminé 44e lors de son dernier marathon aux Jeux olympiques de Paris, elle est restée une figure appréciée dans sa communauté, où les gens la saluaient comme une « championne ».

La plus grande réussite de Cheptegei a eu lieu en 2022, lorsqu'elle a remporté l'or aux Championnats du monde de course en montagne et sur sentier à Chiang Mai, en Thaïlande. Son héritage en tant qu'athlète et soldat perdurera, son histoire servant d'inspiration à d'innombrables autres personnes et d'appel à lutter contre la violence à laquelle sont confrontées les femmes aujourd'hui.

Mimi Mefo Info

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Ministère de la Justice : Laurent Esso publie la liste des délégués du personnel

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Ministère de la Justice : Laurent Esso publie la liste des délégués du personnel
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Il s’agit des fonctionnaires de greffes aux commissions administratives paritaires à l’issue du scrutin du 19 août 2026. Ils ont été élus pour un mandat de 3 ans.

Grade d’administrateur principal des greffes

  • Ngandeu Gabriel Sylvain, en service au parquet général près la Cour d’appel de l’Est
  • René Akumbo Niyeng, chef de la section Common Law à la Chambre judiciaire de la Cour suprême
  • Wandah Tchamba Armel Edith, en service au greffe du tribunal de première instance de Douala-Ndokoti
  • Ngoe Itoe; greffier en chef du tribunal de première instance de Batibo.

Grade d’administrateur des greffes

  • Buoyinde Amos Nyoh, en service au greffe de la cour d’appel du Sud-Ouest
  • Etoundi Binzi Pierre Thibault, en service au greffe du tribunal de première instance de Bafoussam
  • Aminatou Djibrila épouse Alfaki Dodo, chef de la section de droit traditionnel au greffe de la cour d’appel de l’Adamaoua
  • Oumenguele Esseba, en service au parquet général près le Tribunal criminel spécial.

Grade de greffier principal

  • Goldai, en service au greffe du tribunal de première instance de Maroua
  • Tanyi Terence Ebini, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Mbengwi
  • Dangpel Fidèle, en service au parquet général près la cour d’appel de l’Adamaoua
  • Denis Tiaga Mihkom, chef de Bureau des affaires pénales et des affaires en transit au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Bangem.

Grade de greffier

  • Essono Amougou Paul Cédric, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
  • Nkouangue NNkouangue Cyriaque, chef de la section du registre du commerce et du crédit mobilier au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Bangangté
  • Ottou Mekando Jean Claude, en service au parquet près le tribunal de première instance de Tiko
  • Meliki Carold Patrick, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Nanga-Eboko.

Grade de greffier-adjoint

  • Ndokayo Gbongo Anne Georges, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
  • Effoudou Paul Hervés, en service au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Tibati
  • Essomba Daniel Patrick, en service au parquet général près la Cour d’appel de Centre
  • Ebebe Rodrigue, en service au parquet près le tribunal de Première instance de Yaoundé-Centre administratif.

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LUTHER NDOLA : « Solar Connect Africa veut renforcer le transfert de compétences dans l’assemblage des équipements »

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LUTHER NDOLA : « Solar Connect Africa veut renforcer le transfert de compétences dans l’assemblage des équipements »
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Comment le Solar Connect Africa compte-t-il stimuler l’innovation, créer des opportunités d’affaires et rapprocher les acteurs pour développer le marché du solaire et du stockage d’énergie ?

Solar Connect Africa part d’un constat simple : les solutions existent, mais elles doivent être mieux connectées aux besoins des populations et des entreprises. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, le salon réunira plus de 100 exposants, 1 500 visiteurs professionnels et un large public composé de ménages, PME, grandes entreprises, industriels, investisseurs, collectivités territoriales et administrations publiques.

Un dispositif spécifique de mobilisation des visiteurs permettra d’atteindre chaque catégorie de public à travers les médias, les réseaux professionnels, les organisations sectorielles et les relais institutionnels. Merci à la CVUC et à la CCIMA pour leur soutien institutionnel, essentiel à cette mobilisation. Afin de renforcer la dimension matchmaking de l’événement, un programme structuré de rencontres B2C, B2B et B2G transformera la présence d’un public pertinent en opportunités concrètes.

Les exposants pourront présenter des solutions adaptées en matière de solaire, de stockage intelligent, de mobilité électrique et de chauffage écologique. Les porteurs de projets rencontreront des partenaires, des clients et des investisseurs capables de faire avancer leurs initiatives. Les conférences et ateliers renforceront aussi les compétences des techniciens, des entreprises et des décideurs. Notre ambition est claire : transformer chaque rencontre en partenariat, chaque projet en investissement et chaque innovation en solution utile contre la pauvreté énergétique.

Vous identifiez le coût élevé des équipements et l’accès limité au financement parmi les principaux obstacles au développement du marché. Quelles solutions de financement seront concrètement mises sur la table durant cette édition pour les PME, les collectivités et les projets solaires ruraux camerounais ?

Le financement sera au cœur de cette édition : un projet utile ne doit plus rester bloqué faute de ressources. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, Solar Connect Africa mettra en relation les PME, les collectivités et les porteurs de projets ruraux avec les banques, les investisseurs et les partenaires au développement. Les discussions porteront sur des solutions concrètes : prêts verts, garanties, crédit bail, paiement à l’usage et partenariats public-privé.

Les séances plénières permettront d’identifier les conditions nécessaires pour rendre les projets solaires crédibles, bancables et finançables. Comme exemple, le FEICOM interviendra sur les plateaux de discussion afin d’enrichir les échanges sur les mécanismes de financement accessibles aux collectivités territoriales décentralisées et sur les conditions de réalisation de projets solaires bancables. Les collectivités pourront ainsi structurer des projets d’éclairage public, de pompage d’eau, d’électrification des écoles et des centres de santé.

Les PME et les opérateurs ruraux pourront présenter leurs besoins, rencontrer des financeurs et construire des partenariats adaptés à leur capacité de remboursement. Nous invitons les institutions financières qui proposent déjà ces outils ou souhaitent investir dans le solaire à participer activement au salon. Ensemble, nous devons créer une dynamique performante et durable, capable de transformer les besoins énergétiques du terrain en investissements et en réalisations concrètes.

Qu’est-ce que l’agrivoltaïque, quels projets concrets sont prévus au Cameroun et une collaboration avec le ministère de l’Agriculture est-elle envisagée pour développer ces projets dans le secteur agricole ?

L’agrivoltaïque consiste à produire de l’électricité solaire au-dessus ou à proximité des cultures, tout en continuant à exploiter les terres agricoles. Les panneaux peuvent réduire l’évaporation de l’eau et alimenter l’irrigation, le pompage, le stockage et la transformation des récoltes. Au Cameroun, les projets concernés peuvent viser les périmètres maraîchers, les coopératives, les stations de pompage, les fermes d’élevage et les unités rurales de conservation et de transformation.

L’objectif est concret : réduire les coûts d’énergie, améliorer la production et limiter les pertes après récolte. Une collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural est envisagée pour identifier les sites adaptés, accompagner les producteurs et développer des projets pilotes. Nous invitons tous les acteurs de l’agriculture et de l’élevage — collectivités, exploitants individuels, coopératives, entreprises et techniciens — à participer au forum en présentant leurs expériences et les difficultés énergétiques rencontrées au quotidien.

Les rencontres B2C, B2B et B2G permettront de mettre directement en relation les producteurs, les fournisseurs de solutions, les investisseurs, les collectivités et les administrations. Cette thématique sera approfondie avec des experts lors d’une séance plénière le 13 novembre 2026. Venez avec vos réussites, vos besoins et vos contraintes : c’est à partir des réalités du terrain que nous construirons des solutions solaires utiles, accessibles et réplicables.

Au-delà de l’installation de panneaux importés, comment comptez-vous développer une véritable filière solaire locale au Cameroun, notamment dans l’assemblage, la maintenance, le stockage et le transfert de compétences, et quels résultats concrets attendez-vous des partenaires de Solar Connect Africa ?

Notre ambition est de transformer le potentiel considérable de la demande solaire au Cameroun en une véritable filière industrielle, professionnelle et durable. Le volume du marché est important : ménages, entreprises, collectivités, industries, agriculture et sites isolés ont besoin de solutions fiables, abordables et adaptées. Pour y parvenir, nous devons développer l’assemblage local, la maintenance, le stockage, la formation et le transfert de compétences, tout en maîtrisant les coûts pour rendre les équipements accessibles. Il est également essentiel de définir et d’appliquer des normes claires sur la qualité des matériels, l’installation, la sécurité, la performance des batteries et le service après-vente.

Une session plénière sera consacrée à l’emploi des femmes et des jeunes, afin d’identifier des actions concrètes et évolutives pour créer des emplois de qualité sur toute la chaîne de valeur, au Cameroun et dans la région. Nous remercions le MINEFOP et le MINRESI pour leur appui institutionnel à cette démarche. Nous saluons aussi le travail intense mené par le MINEE, parrain de Solar Connect Africa, ainsi que par l’ARSEL, pour encadrer le secteur solaire et contribuer à son évolution vers une filière industrielle et professionnelle. Avec plus de 100 exposants et 1 500 visiteurs professionnels, le salon doit permettre de conclure des partenariats, de lancer des projets d’assemblage pourquoi pas ? et de structurer des programmes de formation et de maintenance. Notre objectif est clair : faire du solaire un secteur créateur d’emplois, générateur de valeur locale et capable de répondre durablement aux besoins énergétiques du Cameroun.

Interview réalisée par Fabrice BELOKO

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Moulvoudaye: deux sœurs tuées par la foudre

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Moulvoudaye: deux sœurs tuées par la foudre
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Soumaïda et Ngonaï, deux sœurs jumelles , ont perdu la vie dans le village Goumlaye, arrondissement de Moulvoudaye, département du Mayo-Kani, ce 22 septembre 2026. Les deux adolescentes de 18 ans ont été fauchées par une foudre qui les a coincées au champ, les obligeant à s’abriter sous un arbre, faute de mieux.
Selon des sources concordantes sur les réseaux sociaux, l’orage n’a pas donné le temps à ces filles allées travailler au champ, de s’échapper. Les habitations étant éloignées du champ, Soumaïda et Ngonaï, ignorant le danger que représente l’abri sous un arbre en peine averse, se sont livrées au premier coin pouvant leur permettre d’échapper à la pluie. Mal leur en a pris. La différence de potentiel de la décharge électrique que reçoit l’arbre de la foudre, entre les membres d’un humain, debout auprès de l’arbre, est de nature à anéantir toute vie. Ces deux élèves du lycée technique de Moulvoudaye ne le savaient pas. Elles ne retourneront plus jamais à l’école

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