BEIJING, 6 septembre (Xinhua) — La Chine et l’Afrique sont plus étroitement liées dans leur quête de modernisation, alors que le président chinois, Xi Jinping, a annoncé jeudi à Beijing l’élévation des relations Chine-Afrique et dévoilé dix actions de partenariats.
Dans son discours inaugural à la cérémonie d’ouverture du Sommet 2024 du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), M. Xi a proposé de porter au niveau stratégique les relations bilatérales entre la Chine et tous les pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle.
Il a également proposé de rehausser les relations sino-africaines à une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle.
UNE VISION DE MODERNISATION POUR LE SUD GLOBAL
Dans son discours, M. Xi a qualifié la modernisation de « droit inaliénable de tous les pays du monde », déclarant qu’il n’y aurait pas de modernisation mondiale sans celle de la Chine et de l’Afrique.
Selon lui, la recherche commune de la modernisation par la Chine et l’Afrique lancera une vague de modernisation du Sud global et écrira un nouveau chapitre dans la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.
Il a appelé à promouvoir conjointement une modernisation marquée par la justice et l’équité, l’ouverture et le gagnant-gagnant, la primauté au peuple, la diversité et l’inclusion, le respect de l’écologie, ainsi que la paix et la sécurité.
Les propos de M. Xi ont été bien accueillis par les participants. Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a mis l’accent sur la nécessité pour la Chine et l’Afrique de travailler dans un esprit de coopération et de collaboration.
« La Chine a une longue histoire d’amitié et de solidarité avec le peuple de l’Afrique depuis de nombreux siècles. Nous remercions la Chine de continuer d’élargir et de développer cet esprit de coopération et de collaboration avec notre continent », a-t-il noté.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a qualifié les partenariats de la Chine avec le continent africain de pilier majeur de la coopération Sud-Sud.
« Le développement rapide et remarquable de la Chine, y compris l’éradication de la pauvreté, offre une richesse d’expérience et d’expertise. L’Afrique peut maximiser le potentiel du soutien de la Chine dans des domaines allant du commerce à la finance, en passant par la technologie », a déclaré M. Guterres.
DES ACTIONS DE PARTENARIAT CONCRETES
Afin de matérialiser la vision de modernisation, M. Xi a proposé dix actions de partenariat qui seront mises en œuvre au cours des trois prochaines années, couvriront les domaines de l’inspiration mutuelle entre civilisations, de la prospérité du commerce, de la coopération sur les chaînes industrielles, de l’interconnexion, de la coopération pour le développement, de la santé, du développement de l’agriculture au bénéfice de la population, des échanges humains et culturels, du développement vert et de la sécurité commune.
M. Xi a indiqué que pour l’inspiration mutuelle entre civilisations, la Chine était prête à travailler avec l’Afrique pour bâtir une plateforme sino-africaine d’échanges d’expériences sur la gouvernance, un réseau Chine-Afrique de connaissances sur le développement et 25 centres d’études sur la Chine et l’Afrique. La Chine invitera 1.000 personnalités de partis politiques africains à venir en Chine afin d’approfondir les échanges d’expériences sur l’édification des partis politiques et la gouvernance d’Etat.
En ce qui concerne la prospérité commerciale, M. Xi a affirmé que la Chine élargirait de sa propre initiative et de façon unilatérale l’ouverture de son marché, et qu’elle a décidé d’accorder le traitement de tarif douanier zéro à 100% des produits exportés vers la Chine par les pays les moins avancés ayant avec elle des relations diplomatiques, dont 33 pays africains. Premier pays parmi les grands pays en développement et les principales économies du monde à adopter cette mesure, la Chine entend faire du grand marché chinois une grande opportunité pour l’Afrique, a noté M. Xi.
Pour renforcer la coopération sur les chaînes industrielles, la Chine travaillera avec l’Afrique à développer la zone pilote Chine-Afrique pour la coopération économique et commerciale approfondie et à lancer un programme de renforcement des capacités des PME africaines. La Chine construira avec l’Afrique un centre de coopération sur les technologies numériques et réalisera sur le continent 20 projets de démonstration du développement numérique, afin d’embrasser ensemble la nouvelle vague de la révolution scientifique et technologique et de la transformation industrielle, a poursuivi M. Xi.
En termes d’action de partenariat pour l’interconnexion, la Chine mettra en œuvre 30 projets d’interconnexion des infrastructures en Afrique et travaillera avec ses partenaires africains à une coopération de qualité dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route », selon M. Xi.
S’agissant de la coopération pour le développement, la Chine entend publier avec la partie africaine la Déclaration conjointe sur l’approfondissement de la coopération dans le cadre de l’Initiative pour le développement mondial et réalisera en Afrique 1.000 projets de bien-être social Petits et Beaux, a ajouté M. Xi.
En ce qui concerne l’action de partenariat pour la santé, M. Xi a affirmé que la Chine travaillerait avec l’Afrique à créer une alliance des hôpitaux chinois et africains et des centres de médecine conjoints. Elle enverra en Afrique 2.000 professionnels médicaux et réalisera 20 projets d’infrastructures médicales et de lutte contre le paludisme.
Pour le développement de l’agriculture au bénéfice de la population, la Chine fournira à l’Afrique des aides alimentaires d’urgence d’un milliard de yuans (environ 140 millions de dollars), enverra 500 agronomes dans les pays africains, et créera une alliance Chine-Afrique pour l’innovation scientifique et technologique agricole. La Chine encouragera l’investissement et l’opération des entreprises chinoises et africaines dans les deux sens et veillera à ce que la valeur ajoutée des industries reste en Afrique et qu’au moins un million de postes d’emploi soient créés pour le continent.
En termes d’échanges humains et culturels, la Chine travaillera avec l’Afrique à créer un institut d’ingénierie et à mettre en place dix Ateliers Luban. Elle proposera 60.000 places de formation en faveur notamment des femmes et des jeunes africains, a encore dit M. Xi.
Quant au développement vert, la Chine mettra en place 30 projets d’énergies propres en Afrique, créera un forum Chine-Afrique sur l’utilisation pacifique des technologies nucléaires, construira avec l’Afrique 30 laboratoires conjoints, et développera une coopération sino-africaine sur l’application de la télédétection par satellite et l’exploration de la Lune et de l’espace profond.
Afin d’assurer la sécurité commune, la Chine entend instaurer avec l’Afrique un partenariat pour mettre en œuvre l’Initiative pour la sécurité mondiale et en faire un exemple de la coopération dans le cadre de cette Initiative. Elle fournira à la partie africaine des aides militaires sans contrepartie d’un milliard de yuans, a ajouté M. Xi.
Pour assurer la mise en œuvre des dix actions de partenariat, le gouvernement chinois accordera à l’Afrique un soutien financier de 360 milliards de yuans dans les trois ans à venir, a conclu M. Xi.
Une déclaration conjointe sur la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle et un plan d’action du FCSA pour les trois prochaines années ont été adoptés jeudi lors du sommet.
Les nouvelles mesures annoncées par le président Xi Jinping sont une preuve supplémentaire de sa détermination constante à porter la coopération sino-africaine à un niveau plus élevé, a déclaré le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Fin
À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.
Une caravane pour remobiliser la base du RDPC
Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.
Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».
Recommandations ciblées et défis électoraux
Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.
Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.
« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya
Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.
Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.
Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.
Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité
Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.
Un partenariat historique entre le Cameroun et la France
Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.
Trois années de coopération renforcée
Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.
La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet.Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025,Adelphe Wenceslas Evagaprend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.
Une cérémonie empreinte de solennité
La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey,Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.
« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.
Un parcours déjà bien étoffé
Avant sa nomination à Batouri,Adelphe Wenceslas Evagaexerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.
Des attentes fortes de la population
À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.
Un nouveau chapitre pour Batouri
L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?
Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.