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Péage routier: 17,2 milliards de FCFA de pertes de recettes en 6 ans

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Péage routier: 17,2 milliards de FCFA de pertes de recettes en 6 ans
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La deuxième édition du Rapport d’analyse de la performance du système de collecte et de reversement des droits de péage routier du guichet «Entretien» du Fonds routier est disponible depuis le 12 juin 2024. C’est à cette date qu’il a été officiellement présenté, au cours d’un atelier, à différents membres du gouvernement parmi lesquels, Yaouba Abdoulaye, ministre Délégué auprès du ministre des Finances, et président du Comité de gestion du guichet susmentionné. Aubin Essaïe Moussa, administrateur du Fonds routier était également présent à ce séminaire.

Le document qui leur a été présenté dresse un portrait peu reluisant du processus de reversement d’une partie des fonds issus des droits de péage routier au Fonds routier, avec lesquels il finance les travaux d’entretien courant et périodique du réseau routier prioritaire urbain, interurbain et rural.

Selon les données qui figurent dans ce rapport produit par le service officiel des statistiques du pays, les recettes de péage représentaient 8% des ressources dudit guichet, avec un taux de déperdition de 37,4%, entraînant un manque à percevoir de 4 milliards de FCFA par an. Auteur de cette étude, qui découle d’une enquête menée auprès de 47 postes de péage dans les régions du Nord, de l’Ouest et du Sud, l’Institut national de la Statistique (INS) révèle que cette situation est la résultante de l’inefficience de la collecte et le reversement des droits de péage routier à travers le pays.

Un Phénomène qui perdure

A titre d’illustration, entre 2018 et 2023, les recettes attendues des péages routiers, conformément au nombre de tickets de péage produits, étaient estimées à 62,646 milliards de FCFA. Finalement, seulement 45,421 milliards FCFA ont été captés, soit des pertes des recettes s’élevant à 17,225 milliards FCFA. «Les recettes réelles de l’année 2022 se situaient à 8,725 milliards FCFA contre des recettes estimées à 12,052 milliards de FCFA, soit un niveau de déperdition de 3,326 milliards FCFA. Pour l’année 2023, l’enveloppe de déperdition est évaluée à 3,43 milliards FCFA. Ainsi c’est une proportion d’environ 28% des recettes potentielles qui échappe au circuit de collecte et de reversement des recettes de péage», ajoute l’INS. Ce phénomène de déperdition n’est pas nouveau.

Une étude réalisée il y a 7 ans par l’INS et le Fonds routier mettait déjà la lumière sur ce fléau. Cette dernière portait sur l’évaluation de l’organisation, du fonctionnement, de la fiabilité et de la viabilité du dispositif de collecte et de reversement des ressources affectées au guichet « Entretien » du Fonds routier. Les résultats ont révélé que les recettes du péage représentent en moyenne 8% des ressources du guichet « Entretien » du Fonds routier.

De plus, le taux moyen de déperdition a été estimé à 37,4%, soit un manque à percevoir moyen de l’ordre de 4 milliards de FCFA par an. A l’époque, comme aujourd’hui, la vétusté du système de contrôle et de suivi des recettes collectées, le caractère manuel du système de collecte, la mauvaise gouvernance, le trafic d’influence, la corruption, l’émission et la mise en circulation de faux tickets, sont cité comme des facteurs aggravants.

Pour mémoire, le Fonds routier est un établissement public administratif placé sous la double tutelle du ministère chargé des Finances et celui des Travaux Publics. Il assure le financement, d’une part, des programmes de protection du patrimoine routier national, des programmes de prévention et de sécurité routière, d’entretien du réseau routier, et d’autre part, des opérations de réhabilitation et d’aménagement des routes. Ce, à travers ses guichets «Entretien» et «Investissement». Les ressources du guichet «Entretien» proviennent de la redevance d’usage de la route (RUR) ; le droit de péage routier, le produit de la taxe à l’essieu etc.

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Le Minfi clôture le Programme d’appui à la décentralisation et à la gouvernance financière

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Le Minfi clôture le Programme d’appui à la décentralisation et à la gouvernance financière
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Le Programme d’appui à la décentralisation et à la gouvernance financière (PADGOF), résulte de la fusion de trois programmes antérieurs. Le Programme d’appui au développement communal, le Programme d’appui à la modernisation des finances publiques et le Programme d’appui à la modernisation de l’état civil ont été regroupés au sein de ce dispositif unique.

L’Allemagne a financé le programme à hauteur de 10 milliards 167 millions de FCFA. La Coopération allemande a mis en œuvre cet appui à travers la GIZ, sur une durée de trois ans, de septembre 2023 à août 2026. Le programme s’inscrit dans le secteur de la bonne gouvernance, de la paix et de la cohésion sociale.

Le PADGOF a accompagné les acteurs de la décentralisation dans l’exercice de leurs missions de gouvernance locale. Le programme a placé les citoyens au centre de son action et a intégré la dimension climatique. Il a aussi tenu compte des besoins spécifiques des femmes et des filles, dans une logique d’égalité des genres.

Le Littoral et le Nord ont accueilli la mise en œuvre principale du programme. Le ministère des Finances et le ministère de la Décentralisation et du Développement Local en assurent conjointement la tutelle, conformément au contrat d’exécution signé entre les deux parties.

La cérémonie du 27 août réunira la partie allemande et les principaux acteurs du programme. Le ministère des Finances a convié la presse nationale et internationale à couvrir l’événement, une pratique habituelle dans le pilotage de ses projets de coopération.

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Revendications des transporteurs routiers des marchandises : Voici les 13 résolutions prises

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Revendications des transporteurs routiers des marchandises : Voici les 13 résolutions prises
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Les contrôles de gabarit doivent se faire exclusivement dans les stations de pesage où toutes les administrations sont représentées.

Happy end pour le dialogue mené entre le gouvernement et les syndicats des transporteurs routiers des marchandises. Il aura fallu 13 heures d’horloge de tractations du dimanche 24 au lundi 25 août 2026, entre les membres du gouvernement Grégoire Owona, Jean-Ernest Masséna Ngallè Bibéhè et Luc Magloire Mbarga Atangana respectivement ministre du Travail et de la sécurité sociale (Mintss) ; ministre des Transports (MinT) et ministre du Commerce (Mincommerce) et les responsables des syndicats de transporteurs routiers des marchandises.

En effet, l’objectif de la réunion était d’éviter la grève générale annoncée par les syndicalistes le 24 août dernier à minuit. Les transporteurs décrivent une profession « tuée » par le transport pour compte propre. Selon les plaignants, les brasseurs, les cimentiers, les meuniers transportent eux-mêmes leurs marchandises au lieu de faire appel à eux en tant que professionnels. Les syndicalistes revendiquent 80% du fret pour nous et 20% pour ces entreprises.

Outre la pesée « humiliante » des camions-citernes ou encore l’attente au niveau des différentes plateformes portuaires, les transporteurs dénoncent des tracasseries rencontrées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du fait de l’insécurité entre autres. Voici les 13 résolutions prises au cours des travaux.

  1. Relativement à l’application du décret numéro 2022/8801/PM du 10 octobre 2022 régissant le transport routier des marchandises pour le compte propre, la suspension jusqu’à nouvel ordre de la délivrance de la licence S6 et la suggestion de mise en place dans les services du Premier ministre, d’un Comité interministériel chargé de sa relecture.
  2. S’agissant du décret numéro 2025/314 du 16 juillet 2025 portant transformation du CNCC, les préoccupations relatives à son application seront transmises aux services du Premier ministre avec suggestion de la mise en place d’un Comité interministériel chargé de leur examen.
  3. Les contrôles routiers des marchandises en transit doivent se faire exclusivement dans les quatre check points conventionnels du corridor Douala-Ndjamena et les trois check points conventionnels du corridor Douala-Bangui.
  4. L’interdiction de perception des amandes forfaitaires par les équipes de prévention routière du MinT.
  • La transmission de la relance du décret d’extension de la convention collective nationale du secteur des transports routiers dans les services du Premier ministre dans un délai de 24 heures et la mise en place d’un cadre de concertation entre la SCDP, le PAD, le PAK et les organisations syndicales des chauffeurs.
  • Le ministre du Commerce donne instruction à la SCDP pour l’application de l’arrêté 022/Mincommerce du 13 février 2024 fixant les procédures de chargement et de déchargement des camions citernes dans les dépôts pétroliers dans un délai de 24 heures.
  • La prise en compte par les autorités administratives et les FMO des préoccupations relatives aux tracasseries routières dont les victimes sont les transporteurs dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
  • Les dispositions sont prises par le ministre du Commerce pour l’arrêt de la pesée des camions citernes dans les stations de pesage.
  • L’application de la décision du MinTp portant suspension des pèses essieux mobiles sur l’axe Edéa-Kribi.
  • Les contrôles de gabarit doivent se faire exclusivement dans les stations de pesage où toutes les administrations sont représentées.
  • La lecture de la note du CNCC sur les prélèvements des frais à l’importation et à l’exportation des marchandises dans la région de l’Est.
  • La note de clarification des modalités de contrôle des plateaux et des plateaux ridelles est prise par le MinT.
  • Relativement à l’état de dégradation de certains axes routiers, une liste des points critiques sera transmise, sous 24 heures aux pouvoirs publics pour leur réhabilitation dans les plus brefs délais.

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Distinction : Monique Ngock désormais citoyenne d’honneur de la ville de Mfou

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Distinction : Monique Ngock désormais citoyenne d’honneur de la ville de Mfou
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Monique Ngock, la championne d’Afrique de la dernière édition de la Coupe d’Afrique féminine de football (CAN) au Maroc a été faite citoyenne d’honneur de la ville de Mfou, dans la Mefou-et-Afamba région du Centre par le maire Francis Ngoumou. C’était en présence d’une foule nombreuse venue assister à cet événement.

L’édile de la ville de Mfou a expliqué que la lionne indomptable a grandi à Mfou et a jugé utile d’aller chez les siens présenter les trophées obtenus de haute lutte au Maroc. Pour le Maire Francis Ngoumou, c’est un bel exemple du vivre ensemble harmonieux prôné par le Chef de l’Etat son Excellence Paul Biya.

«On peut partir de Mfou et se hisser au sommet de l’Afrique. Il suffit de s’adonner à travail» a exhorté Francis Ngoumou. La championne d’Afrique a été également été reçu par le préfet du département de la Mefou-et-Afamba et son état-major.

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