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Le président du Kenya, Ruto, retire un projet de loi de finances controversé

Le président du Kenya, William Ruto, a annoncé le retrait d’un projet de loi de finances qui proposait des hausses d’impôts controversées, à la suite de violentes manifestations qui ont fait au moins 22 morts et qui ont incendié le parlement du pays.
Dans un discours télévisé aux Kenyans, le président Ruto a reconnu l’opposition massive du public au projet de loi de finances 2024. « En écoutant attentivement le peuple kenyan qui a dit haut et fort qu’il ne voulait rien avoir à faire avec ce projet de loi de finances 2024, je l’admets », a-t-il déclaré. . « Et donc, je ne signerai pas le projet de loi de finances 2024, qui sera ensuite retiré. Les gens ont parlé.
Les manifestations, les plus importantes depuis l’élection de Ruto en 2022, étaient principalement menées par de jeunes Kenyans. Les manifestations se sont dramatiquement intensifiées mardi lorsque les manifestants ont fait irruption dans le Parlement, vandalisant l’intérieur et incendiant certaines parties du complexe. La masse de cérémonie, symbolisant l’autorité du pouvoir législatif, a été volée au milieu du chaos.
Dans un premier temps, le président Ruto a répondu par une ligne dure, ordonnant le déploiement de l’armée pour réprimer les troubles et déclarant que « la violence et l’anarchie » ne seraient pas tolérées. Cependant, le tollé grandissant de l’opinion publique, notamment suite aux meurtres de manifestants, l’a incité à modifier son approche.
Wanjeri Nderu, directeur de la Société internationale des droits de l’homme, s’adressant à la BBC, a décrit la scène des manifestations comme « comme si nous étions en guerre », accusant la police d’avoir utilisé des balles réelles avant même que le Parlement ne soit violé. Les évêques catholiques ont également condamné les actions des forces de sécurité et ont appelé la police à ne pas tirer sur les manifestants, tout en les exhortant à rester pacifiques.
La Law Society of Kenya a appelé les enquêteurs criminels internationaux à aider à obtenir justice pour les familles des personnes tuées, signalant que des soldats affrontaient des manifestants au sein du Parlement. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa profonde tristesse face aux morts et aux blessés, notamment ceux des journalistes et du personnel médical, exhortant les autorités kenyanes à « faire preuve de retenue » et appelant à des manifestations pacifiques.
Malgré la tentative du gouvernement d’atténuer la colère du public en abandonnant certaines des propositions les plus controversées du projet de loi la semaine dernière, les protestations ont persisté. Les manifestants ont exigé que l’ensemble du projet de loi soit abandonné, une demande à laquelle le président Ruto a désormais accédé.
Le projet de loi de finances 2024, adopté mardi par le Parlement malgré les manifestations à l’échelle nationale, prévoyait des taxes sur des produits essentiels comme le pain, l’huile de cuisine, les services d’argent mobile, les hôpitaux spécialisés et les véhicules à moteur. Les critiques ont fait valoir que ces mesures aggraveraient la crise du coût de la vie dans le pays. Le gouvernement avait justifié les hausses d’impôts comme étant nécessaires pour réduire la dette substantielle du Kenya, qui dépasse les 80 milliards de dollars (63 milliards de livres sterling) et consomme plus de la moitié des recettes fiscales annuelles du pays pour son service.
Le président Ruto s’est désormais engagé à entamer un dialogue avec les jeunes qui ont mené les manifestations, signalant un changement potentiel dans l’approche de son administration en matière de politique économique et de gouvernance face à une opposition publique importante.
Mimi Méfo Infos
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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets

C’est dans le cadre du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. Le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) va accorder une attention particulière aux postulants jeunes ex-combattants issus des centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.
Le comité national du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) a tenu sa 4ème session ordinaire le mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé. La structure sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) va injecter 2,8 milliards FCFA pour soutenir 1 300 projets portés par les jeunes.
«Nous allons encourager les jeunes à se rapprocher rapidement des encadreurs ou des accompagnateurs pour que les dossiers soient mis en forme et transmis aux institutions financières pour le déblocage des financements» a indiqué Jean Dupleix Dogmo, président du comité national de crédit et de garanti du Fogajeune, invitant les jeunes par la même occasion les promoteurs concernés à accélérer la préparation de leurs dossiers.
Comme critères d’éligibilité, les porteurs de projets doivent être âgés entre 15 et 35 ans et inscrits à l’Observatoire national de la jeunesse. Les différents postulants vont au préalable bénéficier d’un réarmement moral, civique et entrepreneurial. La sélection retiendra les projets les plus pertinents, innovants et en adéquation avec les priorités nationales.
Lors des travaux, Valérie Gara Nina, chef du département des opérations au Fogajeune a expliqué que les initiatives liées aux filières prioritaires à l’instar de la pêche et de la culture du maïs et du soja seront privilégiées.
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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.
La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.
L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.
Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».
Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.
Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
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Sécurité sociale au Cameroun : Le système fera l’objet d’un audit

Le pays à du mal à s’arrimer aux exigences de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (CIPRES).
Le Cameroun envisage d’étendre sa couverture sociale à au moins 50% de sa population active dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).
Malheureusement, cette ambition reste confrontée à des défis majeurs, à l’instar de la faible couverture des travailleurs du secteur informel, les contraintes liées à la soutenabilité financière des régimes, le renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi que la nécessité d’assurer la conformité du système aux normes et standards internationaux, en particulier aux exigences de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).
C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage de disposer d’une évaluation globale, objective et prospective de son système national de sécurité sociale, afin d’identifier les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer sa performance, sa résilience et son efficacité. Pour cette opération, le pays va injecter 17 millions FCFA.
Grégoire Owona, ministre en charge du Travail et de la sécurité sociale a récemment lancé un avis d’appel d’offres national ouvert, en vue du recrutement d’un cabinet chargé de réaliser la revue du système de sécurité sociale au Cameroun. Le communiqué du membre du gouvernement précise que le délai maximum d’exécution des prestations fixé par le maître d’ouvrage pour la réalisation du projet est de 60 jours calendaires.
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