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Les importations du Cameroun en provenance de la Chine ont augmenté de 82 % à 4 724 milliards FCFA en 7 ans

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Les importations du Cameroun en provenance de la Chine ont augmenté de 82 % à 4 724 milliards FCFA en 7 ans
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(Investir au Cameroun) – Entre 2017 et 2023, le Cameroun a importé de la Chine des marchandises d’une valeur globale de 4 724,5 milliards de FCFA, selon les données contenues dans le rapport de l’Institut national de la statistique (INS) sur les échanges commerciaux entre les deux pays. Sur cette période, ces importations ont enregistré une hausse globale de 82,6 %, passant de 517,9 milliards de FCFA en 2017 à 946,1 milliards de FCFA six ans plus tard.

Les exportations du Cameroun vers la Chine ont également augmenté au cours de cette période, passant de 228,6 milliards de FCFA en 2017 à 231,8 milliards de FCFA en 2023.

Sur la base de ces données, le déficit commercial du Cameroun par rapport à la Chine n’a arrêté de se creuser au cours de ces six dernières années, atteignant 714,3 milliards de FCFA en 2023 contre 289,2 milliards de FCFA en 2017. Selon l’organisme en charge de l’élaboration des statistiques officielles au Cameroun, le déficit commercial moyen annuel s’est chiffré à 302,5 milliards de FCFA sur la période de référence.

La Chine conserve d’ailleurs sa place de premier fournisseur du Cameroun en 2023 avec une part de marché de 18,9 %, suivi de l’Inde et de la France. Les principaux produits importés de Chine sont constitués de herbicides et inhibiteurs de germination (4,9 %), de pneumatiques neufs utilisés pour autobus ou camions (3,1 %), de carreaux et dalles en céramique (2,7 %), du polyéthylène téréphtalate (1,8 %), des bonbonnes, bouteilles, flacons, bocaux, pots, emballages tubulaires en verre (1,6 %), et des produits laminés plats en fer/acier non allié (1,6 %).

Par ailleurs, les recettes d’exportation vers ce partenaire commercial proviennent majoritairement des produits miniers et forestiers : le pétrole brut (57,8 %), le gaz naturel liquéfié (10,5 %), le bois d’Okan ou d’Adoum bruts, non équarris (6,3 %), et le bois de Sapelli, scié/désossé longitudinalement (3,7 %).

SG

Lire aussi:

23-08-2024 Commerce: le Cameroun voit son déficit avec la Chine bondir de 18,5 % en 2023, atteignant 714,3 milliards de FCFA

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L’OGC Nice cible Frank Magri pour renforcer son attaque

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En quête de renforts offensifs, l’OGC Nice s’intéresse de près à Frank Magri. Libre de tout contrat après son départ de Toulouse, l’attaquant camerounais de […]

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Real Madrid : l’arrivée de Rodri menace déjà l’avenir de Tchouaméni

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Le mercato du Real Madrid pourrait rebattre les cartes au milieu de terrain. Alors que le club madrilène accélère sur le dossier Rodri, l’avenir d’Aurélien […]

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes
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(Investir au Cameroun) – Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) entend accompagner le Cameroun dans la transformation locale du lait, alors que la production nationale reste très inférieure à une demande estimée à plus de 300 000 tonnes par an. Cette coopération doit porter sur le montage de projets, l’amélioration de la collecte et de la conservation ainsi que le renouvellement générationnel au sein des communautés pastorales.

L’engagement a été évoqué le 23 juillet 2026, lors d’une rencontre entre le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, et le représentant résident du PNUD au Cameroun, Mathieu Ciowela.

Les échanges ont porté sur une assistance technique à la préparation de projets, l’appui à la transformation du lait local et la préparation d’une relève au sein des communautés d’éleveurs. Le partenariat vise à corriger plusieurs faiblesses structurelles qui limitent encore la production et la commercialisation des produits laitiers camerounais.

Un déficit supérieur à 120 000 tonnes

Selon les données du ministère de l’Élevage, la production nationale de lait a atteint 176 618 tonnes en 2023, contre 173 907 tonnes en 2022, soit une progression précise de 1,6 %, généralement arrondie à 2 %.

Face à une demande intérieure supérieure à 300 000 tonnes par an, le déficit théorique dépasse 120 000 tonnes. Cet écart est en partie couvert par les importations de lait, de poudre et d’autres produits laitiers.

D’après l’Institut national de la statistique, cité parBusiness in Cameroon, le pays a consacré 40,6 milliards de FCFA à l’importation de 20 596 tonnes de lait et de produits laitiers en 2023. Les industries auraient parallèlement importé 17 217 tonnes de lait en poudre ou concentré, pour 35 milliards de FCFA.

Ces deux montants ne doivent toutefois pas être automatiquement additionnés : les importations industrielles de poudre et de lait concentré peuvent déjà être comprises dans la catégorie plus large du lait et des produits laitiers.

Collecte, chaîne du froid et transformation

L’appui du PNUD devrait porter sur l’amélioration des systèmes de collecte, de conservation et de transformation, le renforcement des capacités des éleveurs, des collecteurs et des unités de transformation, ainsi que l’adoption de technologies modernes.

La faiblesse de la chaîne du froid reste l’un des principaux obstacles au développement du secteur. Une partie du lait produit dans les bassins d’élevage ne peut être rapidement acheminée vers les centres de consommation ou les unités industrielles. L’insuffisance des équipements de conservation provoque ainsi des pertes après la traite et réduit les volumes commercialisés.

À ces contraintes s’ajoutent les faibles rendements de nombreuses races bovines, le coût de l’alimentation animale, la dispersion des producteurs et le nombre limité d’unités de transformation à proximité des zones de production.

Le développement de centres de collecte équipés, de moyens de transport réfrigérés et de petites unités de pasteurisation pourrait mieux connecter les éleveurs aux industries et aux marchés urbains.

Un plan de 305,7 milliards de FCFA jusqu’en 2035

Le gouvernement considère la filière laitière comme un axe de sa politique d’import-substitution. Au-delà de la réduction de la facture extérieure, une transformation accrue du lait local pourrait créer des débouchés pour les éleveurs, les transporteurs, les collecteurs et les entreprises agro-industrielles.

En juin 2024, le Cameroun a adopté un plan de développement du secteur laitier évalué à 305,7 milliards de FCFA pour la période 2024-2035. Il ambitionne de porter la production nationale à plus d’un million de tonnes à l’horizon 2035.

Cet objectif suppose de multiplier par près de six le niveau de production enregistré en 2023. Sa réalisation dépendra de la mobilisation effective des financements, de l’amélioration génétique du cheptel, du développement des cultures fourragères et de la construction d’infrastructures de collecte et de transformation.

L’intervention annoncée du PNUD pourrait aider à structurer certains projets et à renforcer leur viabilité technique et commerciale. Aucun montant, calendrier d’exécution ou portefeuille précis d’investissements n’a toutefois encore été communiqué.

Mercy Fosoh

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