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Marc Brys : « J’ai la chance d’avoir un groupe formidable qui peut accomplir de grandes choses »

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Marc Brys : « J’ai la chance d’avoir un groupe formidable qui peut accomplir de grandes choses »
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La réponse de Marc Brys ne s’est pas faite attendre. Les 72 heures qui lui étaient allouées pour répondre à la demande d’explication de la Fécafoot n’étaient pas encore écoulées. Dans sa réponse à Samuel Eto’o le 21 août 2024, le Belge demande à la Fédération camerounaise de lui permettre de travailler dans un climat de sérénité et non dans la haine et l’animosité.

Suivez cet extrait de la réponse de Marc Brys sélectionné par Lebledparle.com

« Il est important de savoir que tout ce qui vient d’être dit, c’est pour améliorer la collaboration et le fonctionnement de la Sélection Nationale. J’ai la chance d’avoir un groupe formidable qui peut accomplir des grandes choses, si chacun joue pleinement son rôle. Ça sera d’abord à votre avantage, vous qui êtes les responsables de la Fédération. Nous avons des objectifs communs à atteindre, de grâce, permettez-moi de travailler dans un climat de sérénité et non dans la haine et l’animosité. Vous avez toujours un ton martial, un ton de menace, jamais un ton poli et respectueux vis-à vis de vos collaborateurs et même vis-à-vis des joueurs, comme cette lettre de menace datant du 19 aout 2024 envoyée au Capitaine Vincent Aboubakar et qu’on peut lire dans les réseaux sociaux. Tout cela me fait beaucoup de peine, que les joueurs qui ont tout donné au Cameroun soient traités avec autant de légèreté. Ce que certains en leur temps n’auraient jamais accepté ».

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Journée mondiale de l’épargne : Le Minfi appelle à mobiliser davantage l’épargne pour financer le développement

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Journée mondiale de l’épargne : Le Minfi appelle à mobiliser davantage l’épargne pour financer le développement
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Le Cameroun a célébré, samedi 31 octobre 2026, à la Maison du Parti de Bonanjo, à Douala, sa deuxième Journée mondiale de l’épargne officiellement commémorée, un an après la première édition organisée à Yaoundé. Devant les représentants des banques, des compagnies d’assurances, des sociétés de bourse et des fintechs, le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye, a délivré, au nom de Louis Paul Motaze, un message : mobiliser davantage l’épargne nationale et mieux la mettre au service du développement économique. L’enjeu est de taille.

Dans son message publié dans la plaquette-programme de la journée, le ministre des Finances estime l’épargne nationale à environ 15 % du produit national, un niveau insuffisant au regard des ambitions de développement du pays. « Ce niveau demeure inférieur aux exigences nécessaires pour porter l’investissement au seuil de 29 % initialement fixé dans la SND30, condition essentielle à l’atteinte d’une croissance forte, durable et inclusive », souligne Louis Paul Motaze. Pour le ministre, l’épargne intérieure constitue également « un gage de résilience face aux multiples chocs auxquels nos économies peuvent être confrontées ».

QUATRE PRIORITÉS POUR MIEUX MOBILISER L’ÉPARGNE

Placée sous le thème « Soutenir ses projets par une épargne efficace », cette édition a mis l’accent sur l’accès aux services financiers, la confiance dans les institutions et la diversification des placements. « Or, notre économie demeure confrontée à une insuffisance de l’épargne disponible pour soutenir pleinement ses besoins d’investissement », relève le mijistre Yaouba Abdoulaye dans son discours d’ouverture. Pour inverser cette tendance, le Minfi fixe quatre priorités : développer la culture de l’épargne, sécuriser les placements, encourager les innovations financières et orienter les ressources collectées vers les secteurs productifs.

Car l’enjeu dépasse la seule accumulation de dépôts. « Sa véritable utilité économique réside dans sa capacité à se transformer en investissements, en entreprises, en emplois et, finalement, en richesses pour la Nation », insiste le Minfi. Les banques sont ainsi appelées à renforcer leur soutien aux PME, à l’agriculture, à l’industrie et aux projets structurants. Les assureurs sont, pour leur part, invités à développer l’assurance-vie et les produits de capitalisation.

9 147 MILLIARDS DE FCFA DE DÉPÔTS, ESSENTIELLEMENT À VUE

Les chiffres présentés à l’occasion de cette journée témoignent d’une progression de la collecte, mais aussi de la prédominance des ressources à court terme. Selon le magazine officiel de l’événement, consulté par Défis Actuels, les dépôts de la clientèle des 18 banques commerciales, qui disposent de 502 agences, ont atteint 9 147,5 milliards de FCFA à fin décembre 2025, contre 8 351,6 milliards un an auparavant, soit une hausse de 9,5 %. Les dépôts à vue concentrent 82,8 % de cet encours, soit 7 577,3 milliards de FCFA, loin devant les dépôts à terme (1 003,3 milliards) et les comptes à régime spécial (566,9 milliards).

Cette structure souligne le défi de la mobilisation de ressources stables pour financer les investissements de longue durée. La même prédominance du court terme caractérise la microfinance. Les 385 établissements agréés totalisent 1 112,6 milliards de FCFA de dépôts, en progression de 14,1 % sur un an, dont 84,2 % à court terme. Dans l’assurance-vie et la capitalisation, les onze sociétés du secteur ont collecté 102,35 milliards de FCFA de primes en 2025, contre 98,41 milliards en 2024. Leurs actifs atteignent 431,26 milliards de FCFA, dont 201,85 milliards placés en obligations et autres valeurs d’État.

LA CONFIANCE, CONDITION DE LA MOBILISATION

Au-delà des volumes collectés, le ministère des Finances insiste sur la sécurisation de l’épargne. Tout en encourageant la digitalisation des services financiers, il met en garde contre les placements non autorisés et les offres promettant des rendements irréalistes. « La confiance constitue le socle de tout système financier solide. Sans elle, aucune politique de mobilisation de l’épargne ne saurait prospérer durablement », prévient le ministre des Finances. Trois panels ont permis d’approfondir ces enjeux, autour des leviers d’amélioration de l’épargne nationale, notamment la diaspora et la finance islamique, des innovations technologiques et des critères d’efficacité de l’épargne.

DES UNIVERSITÉS AU MARCHÉ MBOPPI

La célébration a été précédée, les 29 et 30 octobre, d’une campagne de sensibilisation destinée à rapprocher les produits d’épargne du public. Selon Gilbert Didier Edoa, secrétaire général du ministère des Finances et président du comité d’organisation, les activités ont notamment ciblé l’Université de Douala, l’Université catholique Saint-Jérôme, l’Institut universitaire du Golfe et les commerçants du marché Mboppi. À ces rencontres se sont ajoutés des programmes radio télévisés, un court-métrage consacré à l’assurance-vie et l’envoi de 10 000 SMS de sensibilisation.

Pour le Minfi, le défi consiste désormais à transformer cette mobilisation en pratiques durables. « Une Nation qui protège l’épargne de ses citoyens consolide la confiance dans ses institutions. Une Nation qui investit efficacement cette épargne prépare les conditions d’une prospérité durable et partagée », conclut le ministre Yaouba Abdoulaye.

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Rutile : les 2 580 km² de permis miniers de Tusker dans le bassin de Douala

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Rutile : les 2 580 km² de permis miniers de Tusker dans le bassin de Douala
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L’Australien Tusker Minerals doit obtenir le renouvellement de trois permis d’exploration couvrant 1 391 km² dans le Douala » style= »color:#cc0000;text-decoration:none;border-bottom:1px solid #cc0000; » title= »Bassin de Douala »>bassin de Douala. Trois autres demandes, portant sur 1 189 km², restent en instruction. Cette situation concerne notamment Diwong South, où la compagnie a annoncé un objectif d’exploration de 2,1 à 2,6 milliards de tonnes de sables minéralisés.

L’entreprise australienne Tusker Minerals, cotée à la Bourse de Sydney, fait face à plusieurs échéances administratives concernant ses projets de sables minéralisés dans le bassin sédimentaire de Douala. Dans sa communication boursière du 30 octobre 2026, la compagnie indique que trois permis d’exploration déjà accordés doivent être renouvelés, tandis que trois autres périmètres demeurent au stade des demandes d’attribution. Au total, les six zones représentent 2 580 km² de terrains présentant un potentiel en rutile, zircon, ilménite et autres minéraux lourds.

Selon les documents consultés par Défis Actuels, les permis concernés par le renouvellement sont Mungo, Mbanga et Édéa Sud. Ils couvrent respectivement 483, 468 et 440 km², soit 1 391 km². Accordés le 14 décembre 2022, ces titres sont détenus par Rhino Resources Ltd, filiale camerounaise intégrée au portefeuille de Tusker. Les trois autres périmètres, Maleke, Diwong et Mbongo, couvrent respectivement 491, 484 et 214 km². Les demandes correspondantes restent en instruction auprès de l’administration minière camerounaise.

Dans sa publication du 30 octobre, Tusker distingue les permis « accordés et soumis à renouvellement » des périmètres « faisant toujours l’objet de demandes », selon les termes traduits de l’anglais. La compagnie précise également que le projet Douala Basin demeure une priorité stratégique.

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Le rutile, minerai naturel riche en dioxyde de titane, suscite un intérêt croissant dans l’industrie minière internationale. Il constitue, avec l’ilménite, l’une des principales matières premières utilisées pour produire le dioxyde de titane, un pigment blanc recherché pour son pouvoir couvrant, sa luminosité et sa résistance. On le retrouve dans les peintures, les plastiques, le papier et de nombreux revêtements industriels. Une partie des minerais titanifères sert également à la fabrication du titane métallique, utilisé notamment dans l’aéronautique, les équipements médicaux et les industries chimiques.

Le marché international est dominé par la demande des fabricants de pigments. Selon l’United States Geological Survey (USGS), plus de 95 % des concentrés de minerais titanifères consommés aux États-Unis sont destinés à cette industrie. La Chine demeure le principal producteur et consommateur mondial de concentrés titanifères. L’Australie, l’Afrique du Sud, le Mozambique et plusieurs autres pays africains occupent également des positions importantes dans l’approvisionnement international. Cette activité reste néanmoins exposée aux fluctuations de la demande industrielle et à la concurrence entre producteurs.

C’est sur ce marché que l’Australien Tusker Minerals entend positionner ses projets camerounais. Dans le bassin sédimentaire de Douala, la compagnie contrôle, à travers sa filiale Rhino Resources, un portefeuille de trois permis d’exploration et de trois demandes supplémentaires totalisant 2 580 km². Les recherches portent principalement sur le rutile, mais également sur le zircon, l’ilménite et d’autres minéraux lourds présents dans les formations sableuses.

Seulement, les perspectives géologiques se heurtent à des contraintes administratives. Dans sa communication boursière du 30 octobre 2026, Tusker indique que trois permis déjà attribués doivent être renouvelés, tandis que trois autres demandes attendent toujours une décision des autorités camerounaises. Une situation qui pourrait peser sur le calendrier des nouveaux forages et, par conséquent, sur l’évaluation des ressources minérales.

TROIS PERMIS À RENOUVELER, TROIS DEMANDES EN ATTENTE

Les documents publics consultés ne précisent pas les dates exactes d’expiration des trois permis ni les décisions éventuellement prises sur leur renouvellement. Il serait donc prématuré d’affirmer que Tusker a perdu ses droits. En revanche, la compagnie reconnaît elle-même que la situation administrative de plusieurs périmètres reste à régulariser.

DIWONG, PLUSIEURS MILLIARDS DE TONNES À CONFIRMER

L’enjeu est particulièrement important pour Diwong, où Tusker a identifié l’une de ses principales cibles d’exploration. En juillet 2026, la société a annoncé pour Diwong South un objectif compris entre 2,1 et 2,6 milliards de tonnes de sables, avec une teneur estimative de 2,1 à 2,3 % de minéraux lourds. Sur cette base, la compagnie évoque un potentiel de 48 à 55 millions de tonnes de minéraux lourds, comprenant environ 7 à 8 millions de tonnes de rutile et 1,4 à 1,7 million de tonnes de zircon.

LES NOUVEAUX FORAGES CONDITIONNÉS PAR LES AUTORISATIONS

Ces résultats ont conduit Cliff Fitzhenry, directeur général de Tusker Minerals, à afficher sa confiance dans les perspectives du bassin de Douala. « Ce qui rend Douala particulièrement intéressant, c’est l’ampleur du potentiel supplémentaire. L’objectif actuel ne couvre qu’une partie d’un seul permis de notre portefeuille de 2 580 km², tandis que les premiers forages de reconnaissance mettent déjà en évidence des zones proches de la surface présentant des teneurs sensiblement plus élevées, notamment 3,2 mètres à 0,76 % de rutile depuis la surface », déclarait-il lors de la présentation des résultats de juillet 2026.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Le dirigeant soulignait également les avantages logistiques du projet, situé à proximité du port de Douala. Cette implantation pourrait faciliter l’exportation de concentrés minéraux si une exploitation commerciale venait à être développée.

Par Yves TCHENANG
Défis Actuels du 03/11/2026

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Le Cameroun n’épargne que 15 % de sa richesse pour un objectif d’investissement de 29 %

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Le Cameroun n’épargne que 15 % de sa richesse pour un objectif d’investissement de 29 % 
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Dans son message publié à l’occasion de la 102e Journée mondiale de l’épargne, célébrée le 31 octobre 2026 à Douala, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, évalue l’épargne nationale à environ 15 % du produit national. La Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) avait initialement fixé un taux d’investissement de 29 %. « Ce niveau demeure inférieur aux exigences nécessaires pour porter l’investissement au seuil de 29 % initialement fixé dans la SND30, condition essentielle à l’atteinte d’une croissance forte, durable et inclusive », souligne Louis Paul Motaze.

Les besoins d’investissement concernent notamment l’industrialisation, la transformation agricole, les infrastructures énergétiques, les transports et le développement des entreprises. Des ressources financières considérables Les établissements financiers mobilisent pourtant des sommes importantes. Selon les données présentées à l’occasion de cette journée, les dépôts bancaires atteignaient 9 147,5 milliards de FCFA à fin décembre 2025, en progression de 9,5 % sur un an. Les établissements de microfinance totalisaient 1 112,6 milliards, contre 975,2 milliards en 2024.

Dans l’assurance-vie, les actifs admis en représentation des engagements s’élevaient à 431,26 milliards de FCFA. Ces montants ne sont pas directement additionnables à l’épargne nationale : ils correspondent à des encours de nature différente, dont certains peuvent se recouper.

LE POIDS DU COURT TERME

À fin 2025, les dépôts à vue représentaient 82,8 % des ressources bancaires, livrets compris. Dans la microfinance, les dépôts à court terme concentraient 84,2 % de l’encours. Les assureurs-vie détenaient, pour leur part, 46,9 % de leurs actifs représentatifs en obligations et autres valeurs d’État. Le gouvernement entend encourager l’épargne longue à travers l’assurance-vie, les produits de capitalisation et les placements sur le marché financier.

Dans son discours d’ouverture, prononcé à Douala par le ministre délégué Yaouba Abdoulaye au nom de Louis Paul Motaze, il est affirmé : « Nous devons donc renforcer les mécanismes permettant de canaliser les ressources collectées vers le financement des petites et moyennes entreprises, de l’agriculture, de l’industrie et des projets structurants ».

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