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Plus de 100 artistes manifestent devant le ministère de la Communication

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Plus de 100 artistes manifestent devant le ministère de la Communication
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Une centaine d'artistes camerounais ont assiégé mercredi le bureau du ministère de la Communication à Yaoundé, capitale du pays.

Les artistes réclament 850 millions de francs CFA de redevances payées par la radiotélévision publique, la Cameroon Radio Broadcasting (CRTV). Selon nos sources, le ministère de la Culture a déjà approuvé le paiement, mais le ministère de la Communication bloque le décaissement.

Le ministre de la Communication dirigé par René Emmanuel Sadi n'a pas encore fait de commentaire.

Ce n’est pas la première fois que des artistes au Cameroun manifestent.

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Rutile : les 2 580 km² de permis miniers de Tusker dans le bassin de Douala

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Rutile : les 2 580 km² de permis miniers de Tusker dans le bassin de Douala
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L’Australien Tusker Minerals doit obtenir le renouvellement de trois permis d’exploration couvrant 1 391 km² dans le Douala » style= »color:#cc0000;text-decoration:none;border-bottom:1px solid #cc0000; » title= »Bassin de Douala »>bassin de Douala. Trois autres demandes, portant sur 1 189 km², restent en instruction. Cette situation concerne notamment Diwong South, où la compagnie a annoncé un objectif d’exploration de 2,1 à 2,6 milliards de tonnes de sables minéralisés.

L’entreprise australienne Tusker Minerals, cotée à la Bourse de Sydney, fait face à plusieurs échéances administratives concernant ses projets de sables minéralisés dans le bassin sédimentaire de Douala. Dans sa communication boursière du 30 octobre 2026, la compagnie indique que trois permis d’exploration déjà accordés doivent être renouvelés, tandis que trois autres périmètres demeurent au stade des demandes d’attribution. Au total, les six zones représentent 2 580 km² de terrains présentant un potentiel en rutile, zircon, ilménite et autres minéraux lourds.

Selon les documents consultés par Défis Actuels, les permis concernés par le renouvellement sont Mungo, Mbanga et Édéa Sud. Ils couvrent respectivement 483, 468 et 440 km², soit 1 391 km². Accordés le 14 décembre 2022, ces titres sont détenus par Rhino Resources Ltd, filiale camerounaise intégrée au portefeuille de Tusker. Les trois autres périmètres, Maleke, Diwong et Mbongo, couvrent respectivement 491, 484 et 214 km². Les demandes correspondantes restent en instruction auprès de l’administration minière camerounaise.

Dans sa publication du 30 octobre, Tusker distingue les permis « accordés et soumis à renouvellement » des périmètres « faisant toujours l’objet de demandes », selon les termes traduits de l’anglais. La compagnie précise également que le projet Douala Basin demeure une priorité stratégique.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Le rutile, minerai naturel riche en dioxyde de titane, suscite un intérêt croissant dans l’industrie minière internationale. Il constitue, avec l’ilménite, l’une des principales matières premières utilisées pour produire le dioxyde de titane, un pigment blanc recherché pour son pouvoir couvrant, sa luminosité et sa résistance. On le retrouve dans les peintures, les plastiques, le papier et de nombreux revêtements industriels. Une partie des minerais titanifères sert également à la fabrication du titane métallique, utilisé notamment dans l’aéronautique, les équipements médicaux et les industries chimiques.

Le marché international est dominé par la demande des fabricants de pigments. Selon l’United States Geological Survey (USGS), plus de 95 % des concentrés de minerais titanifères consommés aux États-Unis sont destinés à cette industrie. La Chine demeure le principal producteur et consommateur mondial de concentrés titanifères. L’Australie, l’Afrique du Sud, le Mozambique et plusieurs autres pays africains occupent également des positions importantes dans l’approvisionnement international. Cette activité reste néanmoins exposée aux fluctuations de la demande industrielle et à la concurrence entre producteurs.

C’est sur ce marché que l’Australien Tusker Minerals entend positionner ses projets camerounais. Dans le bassin sédimentaire de Douala, la compagnie contrôle, à travers sa filiale Rhino Resources, un portefeuille de trois permis d’exploration et de trois demandes supplémentaires totalisant 2 580 km². Les recherches portent principalement sur le rutile, mais également sur le zircon, l’ilménite et d’autres minéraux lourds présents dans les formations sableuses.

Seulement, les perspectives géologiques se heurtent à des contraintes administratives. Dans sa communication boursière du 30 octobre 2026, Tusker indique que trois permis déjà attribués doivent être renouvelés, tandis que trois autres demandes attendent toujours une décision des autorités camerounaises. Une situation qui pourrait peser sur le calendrier des nouveaux forages et, par conséquent, sur l’évaluation des ressources minérales.

TROIS PERMIS À RENOUVELER, TROIS DEMANDES EN ATTENTE

Les documents publics consultés ne précisent pas les dates exactes d’expiration des trois permis ni les décisions éventuellement prises sur leur renouvellement. Il serait donc prématuré d’affirmer que Tusker a perdu ses droits. En revanche, la compagnie reconnaît elle-même que la situation administrative de plusieurs périmètres reste à régulariser.

DIWONG, PLUSIEURS MILLIARDS DE TONNES À CONFIRMER

L’enjeu est particulièrement important pour Diwong, où Tusker a identifié l’une de ses principales cibles d’exploration. En juillet 2026, la société a annoncé pour Diwong South un objectif compris entre 2,1 et 2,6 milliards de tonnes de sables, avec une teneur estimative de 2,1 à 2,3 % de minéraux lourds. Sur cette base, la compagnie évoque un potentiel de 48 à 55 millions de tonnes de minéraux lourds, comprenant environ 7 à 8 millions de tonnes de rutile et 1,4 à 1,7 million de tonnes de zircon.

LES NOUVEAUX FORAGES CONDITIONNÉS PAR LES AUTORISATIONS

Ces résultats ont conduit Cliff Fitzhenry, directeur général de Tusker Minerals, à afficher sa confiance dans les perspectives du bassin de Douala. « Ce qui rend Douala particulièrement intéressant, c’est l’ampleur du potentiel supplémentaire. L’objectif actuel ne couvre qu’une partie d’un seul permis de notre portefeuille de 2 580 km², tandis que les premiers forages de reconnaissance mettent déjà en évidence des zones proches de la surface présentant des teneurs sensiblement plus élevées, notamment 3,2 mètres à 0,76 % de rutile depuis la surface », déclarait-il lors de la présentation des résultats de juillet 2026.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Le dirigeant soulignait également les avantages logistiques du projet, situé à proximité du port de Douala. Cette implantation pourrait faciliter l’exportation de concentrés minéraux si une exploitation commerciale venait à être développée.

Par Yves TCHENANG
Défis Actuels du 03/11/2026

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Le Cameroun n’épargne que 15 % de sa richesse pour un objectif d’investissement de 29 %

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Le Cameroun n’épargne que 15 % de sa richesse pour un objectif d’investissement de 29 % 
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Dans son message publié à l’occasion de la 102e Journée mondiale de l’épargne, célébrée le 31 octobre 2026 à Douala, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, évalue l’épargne nationale à environ 15 % du produit national. La Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) avait initialement fixé un taux d’investissement de 29 %. « Ce niveau demeure inférieur aux exigences nécessaires pour porter l’investissement au seuil de 29 % initialement fixé dans la SND30, condition essentielle à l’atteinte d’une croissance forte, durable et inclusive », souligne Louis Paul Motaze.

Les besoins d’investissement concernent notamment l’industrialisation, la transformation agricole, les infrastructures énergétiques, les transports et le développement des entreprises. Des ressources financières considérables Les établissements financiers mobilisent pourtant des sommes importantes. Selon les données présentées à l’occasion de cette journée, les dépôts bancaires atteignaient 9 147,5 milliards de FCFA à fin décembre 2025, en progression de 9,5 % sur un an. Les établissements de microfinance totalisaient 1 112,6 milliards, contre 975,2 milliards en 2024.

Dans l’assurance-vie, les actifs admis en représentation des engagements s’élevaient à 431,26 milliards de FCFA. Ces montants ne sont pas directement additionnables à l’épargne nationale : ils correspondent à des encours de nature différente, dont certains peuvent se recouper.

LE POIDS DU COURT TERME

À fin 2025, les dépôts à vue représentaient 82,8 % des ressources bancaires, livrets compris. Dans la microfinance, les dépôts à court terme concentraient 84,2 % de l’encours. Les assureurs-vie détenaient, pour leur part, 46,9 % de leurs actifs représentatifs en obligations et autres valeurs d’État. Le gouvernement entend encourager l’épargne longue à travers l’assurance-vie, les produits de capitalisation et les placements sur le marché financier.

Dans son discours d’ouverture, prononcé à Douala par le ministre délégué Yaouba Abdoulaye au nom de Louis Paul Motaze, il est affirmé : « Nous devons donc renforcer les mécanismes permettant de canaliser les ressources collectées vers le financement des petites et moyennes entreprises, de l’agriculture, de l’industrie et des projets structurants ».

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Cobalt-nickel : des teneurs supérieures à 1 % découvertes à Elig-Mfomo

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Cobalt-nickel : des teneurs supérieures à 1 % découvertes à Elig-Mfomo
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Elig-Mfomo pourrait rejoindre la carte des zones de prospection du cobalt et du nickel au Cameroun. Une étude publiée le 28 octobre dans la revue scientifique Discover Geoscience met en évidence des concentrations importantes de ces deux métaux dans les sols latéritiques de cette localité de la région du Centre. Les travaux sont signés par cinq chercheurs affiliés notamment aux universités de Buéa et de Bamenda, ainsi qu’à Explorers 33 Consulting Group, à Yaoundé.

L’étude, intitulée Petrology, geochemistry and Ni-Co mineralization of Elig-Mfomo mafic-ultramafic rocks and laterites in Yaounde Group, Cameroon, repose sur l’analyse géologique et chimique de roches et de sols prélevés dans la zone. Les chercheurs ont notamment examiné neuf échantillons de latérites provenant de six tranchées. Les analyses ont permis d’identifier un enrichissement marqué en cobalt et en nickel dans certains horizons superficiels.

DEUX ÉCHANTILLONS PRÉSENTENT LES CONCENTRATIONS LES PLUS ÉLEVÉES

Les résultats les plus significatifs concernent les échantillons NS7A et NS7B. Le premier présente des concentrations d’environ 0,9 % de cobalt et 0,5 % de nickel. Le second contient plus de 1 % de cobalt et environ 0,7 % de nickel, selon les valeurs arrondies publiées par les chercheurs. Dans l’ensemble des sols analysés, les concentrations de nickel varient de 928 à 7 530 parties par million, tandis que celles de cobalt vont de 19 à plus de 10 000 parties par million.

Les chercheurs relient cet enrichissement à l’altération de roches riches en minéraux ferromagnésiens, notamment les pyroxénites et les serpentinites. Sous l’effet des conditions climatiques tropicales, certains éléments chimiques sont progressivement mobilisés puis concentrés dans les formations latéritiques. La goethite, un minéral riche en fer, apparaît comme l’un des principaux supports de cette concentration métallique.

Dans leur conclusion, les auteurs écrivent, dans une traduction de l’anglais : « L’altération chimique de ces roches a entraîné la mobilisation, puis la concentration de ces métaux critiques dans les sols latéritiques sus-jacents. La goethite a été identifiée comme la phase minérale dominante dans les latérites et constitue le principal minéral hôte de la minéralisation en nickel et en cobalt. »

UN POTENTIEL À RAPPROCHER DES GISEMENTS DE L’EST

Les recherches camerounaises sur le cobalt et le nickel ont principalement porté jusqu’ici sur les formations latéritiques du Sud-Est, notamment celles de Nkamouna, dans la région de Lomié. Les auteurs relèvent des similitudes entre les mécanismes d’enrichissement observés à EligMfomo et ceux décrits dans les gisements de cette partie du pays.

L’intérêt d’Elig-Mfomo réside ainsi dans l’identification de nouvelles formations géologiques susceptibles de faire l’objet de travaux d’exploration plus approfondis. Les teneurs observées ne suffisent cependant pas à établir l’existence d’un gisement exploitable. L’étude ne détermine ni les tonnages disponibles, ni l’épaisseur continue des horizons minéralisés, ni les coûts de récupération des métaux. La concentration maximale de nickel, proche de 0,75 %, demeure également inférieure à la limite basse de 0,8 % mentionnée par les chercheurs pour certaines exploitations économiquement viables de nickel latéritique.

Les concentrations de cobalt observées dans les deux échantillons les plus riches sont, en revanche, particulièrement élevées. Les auteurs soulignent cette différence et estiment que les secteurs correspondant aux échantillons NS7A et NS7B méritent une attention particulière. Les caractéristiques géologiques relevées ouvrent ainsi de nouvelles perspectives de recherche, au-delà des périmètres miniers déjà connus dans l’Est du pays.

Elig-Mfomo pourrait rejoindre la carte des zones de prospection du cobalt et du nickel au Cameroun. Une étude publiée le 28 octobre dans la revue scientifique Discover Geoscience met en évidence des concentrations importantes de ces deux métaux dans les sols latéritiques de cette localité de la région du Centre. Les travaux sont signés par cinq chercheurs affiliés notamment aux universités de Buéa et de Bamenda, ainsi qu’à Explorers 33 Consulting Group, à Yaoundé.

L’étude, intitulée Petrology, geochemistry and Ni-Co mineralization of Elig-Mfomo mafic-ultramafic rocks and laterites in Yaounde Group, Cameroon, repose sur l’analyse géologique et chimique de roches et de sols prélevés dans la zone. Les chercheurs ont notamment examiné neuf échantillons de latérites provenant de six tranchées. Les analyses ont permis d’identifier un enrichissement marqué en cobalt et en nickel dans certains horizons superficiels.

DEUX ÉCHANTILLONS PRÉSENTENT LES CONCENTRATIONS LES PLUS ÉLEVÉES

Les résultats les plus significatifs concernent les échantillons NS7A et NS7B. Le premier présente des concentrations d’environ 0,9 % de cobalt et 0,5 % de nickel. Le second contient plus de 1 % de cobalt et environ 0,7 % de nickel, selon les valeurs arrondies publiées par les chercheurs. Dans l’ensemble des sols analysés, les concentrations de nickel varient de 928 à 7 530 parties par million, tandis que celles de cobalt vont de 19 à plus de 10 000 parties par million.

Les chercheurs relient cet enrichissement à l’altération de roches riches en minéraux ferromagnésiens, notamment les pyroxénites et les serpentinites. Sous l’effet des conditions climatiques tropicales, certains éléments chimiques sont progressivement mobilisés puis concentrés dans les formations latéritiques. La goethite, un minéral riche en fer, apparaît comme l’un des principaux supports de cette concentration métallique.

Dans leur conclusion, les auteurs écrivent, dans une traduction de l’anglais : « L’altération chimique de ces roches a entraîné la mobilisation, puis la concentration de ces métaux critiques dans les sols latéritiques sus-jacents. La goethite a été identifiée comme la phase minérale dominante dans les latérites et constitue le principal minéral hôte de la minéralisation en nickel et en cobalt. »

UN POTENTIEL À RAPPROCHER DES GISEMENTS DE L’EST

Les recherches camerounaises sur le cobalt et le nickel ont principalement porté jusqu’ici sur les formations latéritiques du Sud-Est, notamment celles de Nkamouna, dans la région de Lomié. Les auteurs relèvent des similitudes entre les mécanismes d’enrichissement observés à EligMfomo et ceux décrits dans les gisements de cette partie du pays.

L’intérêt d’Elig-Mfomo réside ainsi dans l’identification de nouvelles formations géologiques susceptibles de faire l’objet de travaux d’exploration plus approfondis. Les teneurs observées ne suffisent cependant pas à établir l’existence d’un gisement exploitable. L’étude ne détermine ni les tonnages disponibles, ni l’épaisseur continue des horizons minéralisés, ni les coûts de récupération des métaux. La concentration maximale de nickel, proche de 0,75 %, demeure également inférieure à la limite basse de 0,8 % mentionnée par les chercheurs pour certaines exploitations économiquement viables de nickel latéritique.

Les concentrations de cobalt observées dans les deux échantillons les plus riches sont, en revanche, particulièrement élevées. Les auteurs soulignent cette différence et estiment que les secteurs correspondant aux échantillons NS7A et NS7B méritent une attention particulière. Les caractéristiques géologiques relevées ouvrent ainsi de nouvelles perspectives de recherche, au-delà des périmètres miniers déjà connus dans l’Est du pays.

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