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le message d’Issa Tchiroma un an après la présidentielle

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le message d’Issa Tchiroma un an après la présidentielle
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Un an après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, Issa Tchiroma Bakary réaffirme sa détermination à contester les résultats officiels du scrutin et promet de poursuivre son combat politique depuis la Gambie, où il dit se trouver en exil.

Dans une déclaration publiée lundi, l’ancien ministre et candidat du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) renouvelle ses revendications en faveur de ce qu’il appelle la « vérité des urnes ». « Je ne céderai point, je ne me compromettrai point, je ne trahirai point la confiance du peuple camerounais », affirme-t-il, avant d’assurer que sa victoire, qu’il continue de revendiquer, est proche.

Le Conseil constitutionnel avait proclamé le 27 octobre 2025 la victoire de Paul Biya, candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), avec 53,66 % des suffrages exprimés, contre 35,19 % pour Issa Tchiroma Bakary. Ce dernier avait contesté cette issue et revendiqué la victoire.

Lire la déclaration de Issa Tchiroma Bakary :

Mes Chers Compatriotes du Cameroun et de la Diaspora,

Mesdames, Messieurs,

Le 12 octobre 2025, c’était il y a 12 mois jour pour jour.

Ce jour-là, vous, le peuple camerounais, vous êtes exprimés majoritairement en faveur de ma personne, mais surtout pour un changement de régime et de gouvernance au sommet de l’Etat.

Depuis cette date, l’Histoire est en marche, elle est irréversible, elle est inéluctable.

Le peuple camerounais a décidé d’un changement de régime avec un mandat et un programme de transition générationnelle proposé par l’Union Pour le Changement ; donc pour un Cameroun nouveau :

-qui préserve chaque camerounaise et chaque camerounais ;
-qui garantisse une égalité réelle de chances à chaque compatriote ;
-qui préserve nos richesses naturelles tirées de notre sol, de notre sous-sol, de notre faune et de notre flore ;
-qui rétablisse, cultive et assure la méritocratie dans notre pays ;
-qui combatte et proscrive toute forme de discrimination, qu’elle soit basée sur le sexe, la tribu, les origines ethniques ou la religion ;
-qui punisse toute gestion abusive de la fortune publique et réprime tout détournement et tout abus de biens publics ;
-qui intègre le concert des nations et s’assure une voix qui porte.

Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance à vous tous mes Compatriotes qui, depuis douze mois, menez le combat à mes côtés pour la restauration de la vérité des urnes.

Mes pensées vont d’abord à Monsieur le Président Anicet EKANE et à toutes celles et tous ceux qui ont payé au prix fort de leur vie leur engagement pour le changement et la vérité des urnes.

J’ai ensuite une pensée pour les nombreuses victimes civiles et militaires de la guerre fratricide du Nord-Ouest et Sud-Ouest (NOSO) et les nombreux déplacés qui ne demandent qu’à vivre en paix.

J’assure de tout mon soutien tous ceux nombreux qui sont toujours enfermés dans les geôles du régime dictatorial de Yaoundé défait aux urnes ; leur seul crime ayant consisté à revendiquer notamment la vérité des urnes en 2025 et par extension en 2018 : Messieurs le Professeur Bibou NISSACK ; le Professeur Alain FOGUE ; Djeukam Tchaméni ; Aladji Lougman, Parfait MBVOUM ; Jacques-Bertrand MANG ; Sisiku Julius AYUK TABE ; Ramon COTA ; Pascal ZAMBOUE ; et tous les nombreux autres prisonniers politiques non cités ici.

De nombreuses batailles ont été menées depuis le 12 octobre 2025, et certaines sont en passe d’être emportées :

-sur le plan judiciaire : sur le fondement de la compétence universelle, des plaintes pénales ont été déposées à l’International et notamment en France et en Suisse, contre les donneurs d’ordres et les exécutants responsables des exactions ayant conduit à des assassinats et à des emprisonnements sans aucun fondement juridique et qui se poursuivent ; toutes ces autorités mises en cause feront nécessairement l’objet outre de condamnations pénales mais de mesures restrictives à leur liberté d’aller et de venir sous la forme de mandats d’arrêt internationaux ;

-sur le plan diplomatique : plusieurs missions ont été menées notamment par Monsieur Jean-Claude MBEDE FOUDA, l’Emissaire Spécial que j’ai désigné, auprès des autorités vaticanes et de sa Sainteté papale ; d’autres initiatives notables sont en cours auprès d’Etats amis du Cameroun ;

-sur le plan financier : des actions auprès de bailleurs de fonds institutionnels à l’international ont conduit à la mise à l’index de l’Etat camerounais, ce qui a un impact considérable sur notre économie et les entreprises publiques privées d’un levier de financement substantiel et de levée de fonds sur le marché international de capitaux ;

-sur le plan de la mobilisation populaire : beaucoup de choses ont été accomplies mais le combat pour le changement est une lutte de longue haleine, et nous sommes en RESISTANCE et plus que jamais déterminés.

Je remercie ici les nombreux combattantes et combattants tant au Cameroun que dans notre Diaspora Mondiale, qui à mes côtés se mobilisent chaque jour, donnent de leur temps, de leur énergie et de leurs finances aussi, afin de poursuivre le combat pour le changement.

A cet égard, les manifestations du samedi 10 octobre 2026 devant l’Ambassade du Cameroun à Paris démontrent à suffisance que le 12 octobre 2025 est plus que jamais devant nous !

Je remercie en particulier également les Coordinateurs que j’ai désignés au sein de la Diaspora Combattante, qui ne ménagent point leurs efforts sur le terrain, de même que les nombreuses personnalités de la Société Civile, actifs et dynamiques, visibles ou agissant dans l’ombre.

Je remercie enfin l’équipe à mes côtés qui se déploie chaque jour sans compter, en interne comme à l’international.

Chaque petit pas en avant est un grand bond en réalité dans la quête de la libération de notre cher pays, le Cameroun.

Le régime de Yaoundé est désormais agonisant car les caisses de l’Etat sont vides, l’activité économique périclite, et dans le même temps les richesses du sous-sol continuent à être pillées.

L’usurpateur au sommet de l’Etat est tout aussi agonisant et invisible ; ses suppôts font dans la distraction au quotidien, pour tenter de camoufler la réalité aux camerounais et gagner du temps en misant sur l’essoufflement et l’enlisement du camp du changement.

La guerre des clans battant son plein pour une dévolution clanique ou familiale du pouvoir, le temps presse.

Le peuple camerounais n’acceptera cependant aucun compromis ni aucune compromission, et le régime de Yaoundé défait aux urnes n’a pas d’autre choix que de céder le pouvoir.

Et à cet égard, est non avenue l’offre récente d’une transition constitutionnelle par un certain nombre d’acteurs de la société civile camerounaise, dans une tribune parue le 5 octobre 2026 dans le journal français Libération, dès lors qu’elle nie précisément la vérité des urnes et le choix largement fait en conscience par le peuple camerounais le 12 octobre 2025.

Mes Chers Compatriotes,

Me concernant, même de la Gambie où je me trouve en exil forcé et contraint, je ne céderai point, je ne me compromettrai point, je ne trahirai point la confiance du peuple camerounais.

Et plus qu’une promesse, je fais le serment devant vous toutes et tous, que j’utiliserai sans exception TOUS les moyens possibles et nécessaires pour faire respecter le choix du peuple souverain fait le 12 octobre 2025. Là où il y a une volonté, il y a un chemin, aussi étroit soit-il.

Je vous assure, Notre Victoire ne souffre de rien et elle est proche !

Fait à Banjul, le 12 octobre 2026
Issa Tchiroma Bakary
Président élu de la République du Cameroun

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qui pour remplacer Bah Oumarou Sanda au Conseil constitutionnel ?

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Le Bureau de l’Assemblée nationale s’est réuni en session sous la présidence du Très Honorable Théodore Datouo, Président de l’Assemblée nationale, dans la salle des commissions Solomon Tandeng Muna. Cette réunion marque le début du processus de remplacement du membre du Conseil constitutionnel, Bah Oumarou Sanda, décédé.

Le principal point inscrit à l’ordre du jour portait sur la désignation d’un membre du Conseil constitutionnel par le Président de l’Assemblée nationale, avec l’approbation du Bureau, à la suite du décès de Bah Oumarou Sanda, survenu le 7 août 2026.

Cette démarche s’inscrit dans le respect des dispositions de l’article 51 de la Constitution du Cameroun, qui stipule que trois des onze membres du Conseil constitutionnel sont désignés par le Président de l’Assemblée nationale, après consultation du Bureau.

L’alinéa 3 de l’article 51 précise par ailleurs qu’en cas de décès d’un membre, son remplaçant est désigné par l’autorité ou l’organe compétent concerné et nommé pour achever le mandat de son prédécesseur.

Bah Oumarou Sanda, membre du Conseil constitutionnel, est décédé ce vendredi 7 août 2026 à Yaoundé, à l’âge de 86 ans. Magistrat chevronné et ancien procureur général, il a également servi comme ambassadeur du Cameroun au Tchad de 2008 à 2018, où il s’est illustré par son sens de la diplomatie et de l’écoute.

Bah Oumarou Sanda est né le 10 mai 1940 à Garoua dans la région du Nord. Il était diplômé de la section magistrature de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM). Bah Oumarou Sanda avait intégré le Conseil constitutionnel en 2018, dont il était le doyen.

Bah Oumarou Sanda commence sa carrière de magistrat dès sa sortie de l’ENAM. Il travaille au sein de différentes juridictions du Cameroun, notamment à Yaoundé, Douala, Bafoussam, Foumbot. Il est magistrat hors hiérarchie.

Il a également exercé la fonction de secrétaire général adjoint et de chargé des affaires administratives au sein de l’Assemblée nationale. Alors que son départ en retraite est prévu pour 2005, un arrêté présidentiel signé le 25 novembre 2005 prolonge la date de son départ en retraite au 11 mai 2007.

Le 22 février 2008, il est nommé ambassadeur à N’Djamena au Tchad par décret présidentiel. Il fait partie de la suite officielle du président de la République lors du Sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEMAC. Après 10 années passées au Tchad, il est rappelé au Cameroun en février 2018 et nommé membre du Conseil constitutionnel.

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Le Mrc porte plainte contre Salomon Beas

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Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a annoncé une plainte contre Salomon Beas, un ancien militant démissionnaire du parti. Dans une interview diffusée […]

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