Actualités locales
Maxime Eko Eko et Amougou Belinga dans le viseur de nouvelles procédures : voici ce qui intrigue

La réapparition sur les réseaux sociaux de deux documents relatifs à des affaires judiciaires distinctes impliquant notamment l’ancien directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), Maxime Eko Eko, et l’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga suscite des interrogations.
Dans une tribune, le politologue et analyste Moussa Njoya questionne le calendrier de ces publications et leur portée, alors que le procès de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo se poursuit.
« Alors que l’affaire Martinez Zogo semble s’essouffler, Amougou Belinga et Eko Eko désormais dans le viseur de deux « nouvelles » affaires !
En début de cette semaine est apparue sur les réseaux sociaux une ordonnance de renvoi du juge d’instruction du tribunal de grande instance du département de la Momo, et dans laquelle l’ancien DG de la DGRE, Maxime EKO EKO, est renvoyé devant le tribunal, en compagnie de 12 autres co-accusés.
Ceci pour une affaire liée à l’arrestation, à la torture et autres traitements inhumains qu’auraient subi un citoyen Belge nommé JAN Joris CAPPELLE au cours des années 2015 et 2016, et pour laquelle il est désormais appelé à répondre dans les tout prochaines jours.
Et pendant, que l’opinion publique s’interrogeait sur la portée de cette nouvelle inculpation, est également apparue en cette fin de semaine sur les réseaux sociaux, une lettre du Secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie adressée au Ministre d’État, SG/PR, Ferdinand NGOH NGOH, et dans laquelle, après avoir fait état du soupçon de graves infractions dans la gestion du fameux « chapitre 94 », recommande des poursuites judiciaires contre certaines personnalités, notamment Louis Paul MOTAZE, Jean Sylvain MVONDO, et surtout Jean Pierre AMOUGOU BELINGA.
Une coïncidence qui interroge !
Cependant, la coïncidence de la survenance de ces deux documents dans la même semaine appelle quand-même à quelques interrogations :
1- Comment se fait-il que ce soit en 2026, que le juge d’instruction du tribunal de la Momo rend enfin son ordonnance de renvoi, soit plus de 10 ans après la survenance des faits ?
2- Pourquoi un rapport du SED/Gendarmerie, rédigé depuis décembre 2023, et adressé par voie confidentielle au SG/PR, fait-il subitement son apparition sur l’espace public, près de trois ans plus tard ?
3- Pourquoi dans le cas de la gestion des fonds du « chapitre 94 », en lieu et place de la gendarmerie nationale, le SG/PR n’a-t-il pas plutôt confié l’enquête aux responsables du Contrôle Supérieur de l’État, ou à ceux de la Chambre des comptes, ou encore à ceux du TCS, généralement commis, et nettement plus outillés tant sur le plan technique que juridiques, pour ce genre d’enquêtes ?
Ces questions sont d’autant plus importantes que la survenance de ces deux documents, et qui laisse subodorer de nouveaux tourments judiciaires à venir pour Jean Pierre AMOUGOU BELINGA et Maxime EKO EKO, intervient dans un contexte où l’accusation éprouve d’énormes difficultés à étayer l’implication de ces deux personnalités dans l’assassinat de Martinez Zogo, alors que l’on est déjà rendu au 35e témoin.
Bien au contraire, les passages des témoins et experts, et surtout les premières auditions des membres de la commission d’enquête mixte ayant conduit l’enquête préliminaires, notamment le colonel Jean Pierre OTOULOU et le Lieutenant-colonel Dieudonné BIALO, ont laissé transparaitre de nombreux manquements graves aux règles de procédures, tels que :
– Les arrestations sans titre ;
– Les perquisitions sans mandats ;
– Des auditions des suspects sans assistance de leurs conseils ;
– Des procès-verbaux contenant de graves erreurs ;
– L’absence de certaines confrontations, pourtant absolument nécessaires ;
– La disparition et le sabotage des téléphones de certains accusés et de la victime ;
– L’imprécision quant au véhicule ayant servi à l’opération ;
– La présence des acteurs non prévus au sein de la commission d’enquête mixte ;
– Le refus d’explorer certaines pistes alternatives ;
– Etc. Etc. !
A tout ceci, il faut surtout ajouter les contradictions fondamentales du principal pilier du dossier, le Lieutenant-colonel Justin DANWE, dans ses quatre versions quant à l’identité de celui qui l’a commandité !
Le ministre d’Etat SG/PR « instructeur » des deux dossiers en gestation
Ce qu’il convient aussi de noter, c’est que c’est le Ministre d’État, SG/PR, Ferdinand NGOH NGOH, qui est l’« instructeur » de ces deux dossiers.
Car, selon la déclaration des avocats de Maxime EKO EKO, parue aussi en cette fin de semaine, « courant avril 2016, le DG/DGRE de l’époque a bel et bien été instruit par le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République du Cameroun de recevoir du Délégué Général à la Sûreté Nationale aux fins d’exploitation, le nommé JAN Joris CAPPELLE qui était accusé par les autorités administratives et de maintien de l’ordre de la Région du Nord-Ouest des chefs d’espionnage et d’incitation à l’insurrection ».
Tandis que dans le cadre du dossier de la gestion du « chapitre 94 », les références du rapport du SED/Gendarmerie, signé le 19 décembre 2023, montrent à suffisance que c’est le Ministre d’État, SG/PR, qui lui a ordonné cette enquête, puisqu’il y est marqué en référence « V/L (votre lettre) n°362/CF/SG/PR du 20 avril 2022 !
Pendant ce temps, lundi cela fera un an que l’élection présidentielle a eu lieu au Cameroun, et qu’on n’a pas toujours de nouveau gouvernement tant promis, encore moins de Vice-président, 6 mois après la modification constitutionnelle !
Ceci explique-t-il tout cela ?
Moussa Njoya »
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Actualités locales
Un homme blessé par balle dans sa voiture par l’ICE provoque des manifestations à New York

Un migrant a été blessé jeudi après-midi par un agent de la police de l’immigration (ICE) des Etats-Unis, ce qui a suscité l’indignation du public et des protestations à New York.
L’homme dominicain de 28 ans a été touché au cou lors d’une opération ciblée de l’ICE dans le quartier de Marble Hill, à New York, alors qu’un enfant de cinq ans se trouvait sur la banquette arrière de sa voiture.
Une manifestation a éclaté sur les lieux jeudi soir, et plusieurs personnes ont été arrêtées lors d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre.
Des protestations ont également eu lieu vendredi à Foley Square et à Marble Hill.
Selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les manifestants ont appelé à la fin des fusillades contre leurs voisins et exhorté l’ICE à quitter New York.
Les manifestants ont scandé vendredi « Pas de haine, pas de peur, les immigrants sont les bienvenus ici » et « Non à l’ICE ».
« Cet incident est un rappel de plus de la violence effrénée et incontrôlée que l’ICE répand dans nos communautés. Nous avons vu les conséquences dévastatrices des fusillades de l’ICE du Minnesota au Texas, qui ont entraîné la mort inutile de trop nombreux membres de la communauté », a déclaré Murad Awawdeh, président-directeur général de la Coalition de l’immigration de New York.
Les élus de la ville ont exprimé leur inquiétude face à l’usage de la force par les agents de l’ICE et ont appelé à une enquête, tandis que des responsables du département de la Sécurité intérieure ont défendu l’opération.
« Les New-Yorkais immigrés ont leur place ici. L’ICE, non », a affirmé le maire de New York, Zohran Mamdani, dans un message publié sur les réseaux sociaux.
Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, a annoncé vendredi qu’une enquête sur les actions des agents de l’ICE impliqués était en cours. Il a également mentionné que les propos de M. Mamdani « sont dangereux et incitent à l’hostilité ».
Un juge fédéral de district à New York a temporairement interdit vendredi l’expulsion de l’homme dominicain pendant que sa requête contestant sa détention restait en attente, statuant qu’il ne pouvait pas être expulsé sans ordonnance du tribunal.
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Actualités locales
Logone-et-Chari : plus de 4 000 munitions saisies lors de l’opération « Tentacules »
La sixième phase de l’opération « Tentacules », lancée en janvier 2026, a permis à la Gendarmerie nationale de réaliser d’importantes saisies et de démanteler […]
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Actualités locales
Paul Biya débloque 5 millions FCFA pour la 30e édition, un hommage prévu à Bassek Ba Kobhio

Le président de la République, Paul Biya, a accordé un soutien financier de 5 millions de FCFA à l’organisation de la 30e édition du Festival Écrans Noirs, prévue du 21 au 28 novembre 2026 à Yaoundé. L’enveloppe a été remise mercredi 7 octobre 2026 par le ministre des Arts et de la Culture, Bidoung Mkpatt, à une délégation conduite par Patricia Moune Mbede, coordinatrice générale du festival.
Cette édition anniversaire sera notamment consacrée à la mémoire de Bassek Ba Kobhio, fondateur de cette manifestation dédiée au cinéma africain. Saluant ce geste, Patricia Moune Mbede a réaffirmé la détermination de l’équipe organisatrice à perpétuer l’héritage du cinéaste disparu et à transmettre sa vision aux nouvelles générations.
Bassek Ba Kobhio, figure majeure du 7ᵉ art africain et fondateur du festival Écrans Noirs, s’est éteint le mardi 12 mai 2026 des suites d’une insuffisance cardiaque contre laquelle il luttait depuis plusieurs années.
Réalisateur, scénariste, producteur et promoteur culturel engagé, il aura consacré sa vie à faire rayonner le cinéma africain bien au-delà des frontières du continent. À travers Écrans Noirs, devenu au fil des années un rendez-vous incontournable du cinéma en Afrique centrale, Bassek Ba Kobhio a offert une vitrine aux talents africains et inspiré toute une génération de cinéastes. Sa disparition laisse un immense vide dans le paysage culturel camerounais et africain.
Bassek Ba Kobhio était un entrepreneur camerounais qui a su se distinguer et s’inscrire dans la lignée des grands hommes du continent. Né à Nindjé le 1ᵉʳ janvier 1957 dans la région du Littoral au Cameroun, son amour pour le cinéma va faire de lui un personnage incontournable dans l’univers culturel africain. Homme doué d’intelligence, Bassek Ba Kobhio étudie les sciences sociales, notamment la sociologie et la philosophie.
En vérité, aucun signe précurseur n’annonçait l’immense carrière qu’il allait faire dans le cinéma. Mais, plus qu’avec les yeux humains (j’exclus les devins) on ne peut lire les désirs du cœur, Bassek a choisi sa voie selon son appel intérieur.
Bassek Ba Kobhio, au début des années 90, se lance dans la production et la réalisation cinématographique. Son premier long-métrage Sango Malo en 1992 connaît un succès retentissant. Il revient en 1994 avec un autre succès : Le Grand Blanc de Lambaréné. Comme tous les grands entrepreneurs dans d’autres domaines, Bassek Ba Kobhio ne se contente pas de ses acquis, mais voit les choses encore plus loin et plus grandes.
Il décide de créer au Cameroun un festival international de film africain qui boostera le cinéma local et continental. Dans un contexte économique marqué par les crises économique et politique, le festival Écrans Noirs voit le jour en 1992. 25 ans plus tard, le rendez-vous de Yaoundé fait partie des plus grands rendez-vous du cinéma africain.
Engagé, déterminé et tenace face à l’adversité, Bassek Ba Kobhio a su maintenir sa barque dans les eaux troubles malgré les turbulences liées aux difficultés parfois rencontrées pour le financement de son festival. Chose admirable, le festival Écrans noirs n’a cessé de monter en puissance d’année en année.
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