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Guinée-Bissau : le président déchu, Umaro Sissoco Embalo se déclare candidat à la présidentielle

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Renversé par un coup d’État le 26 novembre 2025, Umaro Sissoco Embalo a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 6 décembre 2026 en Guinée-Bissau. […]

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Ernest Obama : « Mbappé, c’est le Pape du football »

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Kylian Mbappé continue de susciter les commentaires au Cameroun. Pour Ernest Obama, patron de la chaîne A1, le capitaine des Bleus occupe une place à […]

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Cemac : sans réduction du déficit budgétaire des États à 1,5% du PIB en 2027, le FMI ne signera aucun nouveau programme

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Cemac : sans réduction du déficit budgétaire des États à 1,5% du PIB en 2027, le FMI ne signera aucun nouveau programme
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(Investir au Cameroun) – La conclusion de nouveaux programmes économiques et financiers entre le Fonds monétaire international (FMI) et les pays de la Cemac pourrait se jouer dans les budgets 2027 des six États membres. Selon une source autorisée interrogée le 28 septembre 2026 à Yaoundé, en marge de la troisième session ordinaire du Comité de politique monétaire (CPM) de la BEAC, chacun des pays devrait maintenir son solde budgétaire de référence dans la limite de 1,5 % du PIB.

La contrainte serait collective.« Si en 2027 un seul pays présente un budget avec un déficit au-dessus de 1,5 %, aucun nouveau programme économique et financier ne sera conclu dans la sous-région par le FMI », insiste cette source.

Cette condition précise n’apparaît pas, à ce stade, dans les documents publics du FMI consultés. Ceux-ci confirment toutefois que la discipline budgétaire des États et le respect des assurances régionales conditionnent la poursuite ou l’approbation de soutiens financiers du Fonds dans la Cemac.

Une précision technique s’impose également : le plafond communautaire de 1,5 % porte sur le solde budgétaire de référence de la Cemac, qui ne se confond pas automatiquement avec le déficit budgétaire global. Cet indicateur tient notamment compte du traitement des recettes pétrolières. Cette différence peut conduire, pour un même pays, à afficher un déficit global supérieur à 1,5 % tout en respectant le critère communautaire.

Les assurances régionales, premier verrou

Avant même les discussions sur les budgets 2027, les États doivent faire valider par le FMI la revue des assurances régionales de la Cemac. Suspendu depuis décembre 2025, ce processus constitue un préalable à la reprise de plusieurs discussions avec le Fonds.

Ces assurances regroupent les engagements pris au niveau régional pour préserver les réserves de change, la stabilité monétaire et financière et la solidité du secteur bancaire. Elles complètent les engagements budgétaires et structurels négociés séparément par chaque État avec le FMI.

La question concerne particulièrement le Cameroun, le Congo et le Gabon, qui ne disposent plus actuellement de programmes actifs avec le Fonds. Le Congo a achevé en mars 2025 son programme au titre de la Facilité élargie de crédit. Au Cameroun, les dernières revues des accords FEC et MEDC ont été approuvées en juillet 2025. L’accord triennal du Gabon, approuvé en juillet 2021, est arrivé à échéance en 2024.

Le déficit régional s’est creusé en 2025

La nouvelle contrainte intervient alors que les finances publiques de la Cemac se sont dégradées. La Banque mondiale estime que le déficit budgétaire moyen de la sous-région est passé de 1,6 % du PIB en 2024 à 3,3 % en 2025.

« La situation budgétaire de la CEMAC s’est détériorée en 2025, sous l’effet de la baisse des recettes pétrolières et des pressions persistantes sur les dépenses. Le déficit budgétaire moyen de la région est passé de 1,6 pour cent du PIB en 2024 à un niveau estimé à 3,3 pour cent du PIB en 2025 », indique la Banque mondiale dans son Baromètre économique de la Cemac publié en août 2026.

La BEAC affiche une estimation encore plus élevée selon son propre périmètre statistique. La banque centrale chiffre le déficit public de la sous-région à 4,5 % du PIB en 2025 et prévoit un repli à 3,3 % en 2026. Les chiffres de la BEAC et de la Banque mondiale ne sont cependant pas directement interchangeables, les périmètres et méthodes de calcul pouvant différer.

Passer d’un déficit régional de cet ordre au respect du critère communautaire en 2027 imposerait des ajustements budgétaires variables selon les pays.

« C’est possible. Il suffit que les gouvernants soient réalistes. Il ne sert à rien de faire des budgets nécessitant d’importants financements alors que ces financements se raréfient. Il suffit d’aligner les dépenses sur les recettes qu’on est sûr de mobiliser », estime la source interrogée à Yaoundé.

Des situations très différentes selon les États

Les marges d’ajustement diffèrent fortement dans les six pays.

Au Cameroun, les différentes institutions évaluent le déficit budgétaire 2026 selon des périmètres distincts. Le FMI retient notamment un déficit global de 1,7 % du PIB, tout en considérant que le pays reste dans les limites du critère budgétaire de référence de la Cemac.

Le Gabon part d’une situation plus dégradée. Les projections disponibles pour 2026 font apparaître un déficit nettement supérieur au seuil régional, avec des estimations qui divergent selon les institutions.

En République centrafricaine, le gouvernement prévoit un déficit de 1,2 % du PIB, contre des estimations plus élevées chez certains bailleurs de fonds. Au Tchad, les autorités projettent environ 2 % du PIB en 2026. Pour la Guinée équatoriale, les prévisions disponibles situent également le déficit au-dessus du seuil de 1,5 %.

Le Congo se distingue : après un excédent en 2025, il devrait encore afficher un solde budgétaire positif en 2026. Il apparaît ainsi, parmi les six pays, comme celui dont la situation budgétaire est actuellement la plus proche de la trajectoire exigée au niveau régional.

Brice R. Mbodiam

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16-09-2026 – FMI : Yvon Sana Bangui tente de déverrouiller la conclusion de nouveaux programmes avec le Cameroun, le Congo et le Gabon

04-08-2026 – Budgets 2027-2029 : sans nouvel accord avec le FMI, le Cameroun s’expose à un déficit de financement

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BEAC : les taux directeurs maintenus, la croissance de la CEMAC attendue à 3 % en 2026

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Réuni le 28 septembre 2026 à Yaoundé, le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a décidé de […]

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