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Election au MRC : Pierre Emmanuel Binyam se désolidarise de toutes attaques contre Tiriane Noah

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Dans la course à la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), le candidat Pierre Emmanuel Binyam appelle à une confrontation des idées […]

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Pétrole : Etoudi autorise Tower à céder 42,5 % de Thali à Prime, avec 8,65 milliards de FCFA à investir

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Pétrole : Etoudi autorise Tower à céder 42,5 % de Thali à Prime, avec 8,65 milliards de FCFA à investir
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(Investir au Cameroun) – Tower Resources affirme avoir obtenu l’autorisation présidentielle pour céder 42,5 % du permis pétrolier offshore Thali à Prime Global Energies et prolonger la période initiale d’exploration de ce permis situé au large du Cameroun. L’opération prévoit que Prime apporte 15 millions de dollars, soit environ 8,65 milliards de FCFA, au programme de travaux de Thali, notamment pour financer le forage du puits NJOM-3.

Le montant de 8,65 milliards de FCFA ne constitue pas un prix d’achat versé à Tower. Il correspond à l’investissement que Prime s’est engagée à consacrer au programme pétrolier camerounais. La conversion repose sur le cours de référence de la Banque centrale européenne du 28 septembre 2026, soit 1 euro pour 1,1378 dollar, et sur la parité fixe de 655,957 FCFA pour un euro.

L’autorisation annoncée par Tower ne clôt toutefois pas encore la procédure. Dans ses résultats semestriels publiés le 28 septembre, la compagnie britannique dit avoir vu une copie de la lettre de la présidence transmise aux services du Premier ministre, au ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) et à la Société nationale des hydrocarbures (SNH). Le Minmidt prépare encore l’arrêté prolongeant la période d’exploration ainsi que la lettre formelle d’approbation de la cession.

Tower précise d’ailleurs que la transaction ne sera achevée qu’après réception des documents dûment exécutés. Son calendrier de finalisation reste, à ce stade, incertain.

Prime Global Energies entrera dans Thali comme partenaire non opérateur : Tower Resources Cameroon conservera donc la conduite des opérations. Enregistrée au Royaume-Uni et spécialisée dans l’extraction de pétrole et de gaz, Prime Global Energies portait encore le nom de Prime Pakistan Limited jusqu’en décembre 2024 et, auparavant, celui d’Eni Pakistan Limited.

NJOM-3 désormais attendu au deuxième trimestre 2027

L’entrée de Prime doit principalement permettre de financer NJOM-3, le prochain puits d’appréciation prévu sur Thali. Tower situe désormais le début du forage au début du deuxième trimestre 2027, soit à partir d’avril.

« Nous prévoyons actuellement de commencer le forage au début du deuxième trimestre 2027 », indique Jeremy Asher, président-directeur général de Tower Resources. La compagnie estime qu’un démarrage au premier trimestre reste possible, mais préfère désormais retenir le trimestre suivant dans ses prévisions.

Le choix définitif de la plateforme de forage n’est pas encore contractualisé. Tower dit continuer à examiner les appareils disponibles et ne prévoit plus de communiquer sur ce choix avant la signature d’un contrat ferme. Les projets d’accord avec les autres prestataires nécessaires au forage sont déjà préparés.

Une partie du matériel est déjà au Cameroun. Tower indique avoir stocké à Douala, avec d’autres équipements destinés à NJOM-3, un système permettant de suspendre le puits après les tests puis de le réutiliser ultérieurement pour la production si les résultats le justifient.

Tower reste dépendante de la finalisation de l’accord

L’apport de Prime est d’autant plus important que Tower dispose de moyens financiers limités. Dans ses comptes semestriels, le groupe indique qu’il devra finaliser le farm-out camerounais, conclure une autre transaction sur ses actifs ou lever des capitaux supplémentaires pour faire face à ses engagements, dont le programme de forage au Cameroun.

Selon Tower, les 15 millions de dollars promis par Prime devraient couvrir le financement restant nécessaire au forage d’appréciation. En revanche, les tests qui suivront et un éventuel développement du gisement jusqu’à la production nécessiteront de nouveaux financements.

Au 30 juin 2026, la compagnie affichait 66 583 dollars de trésorerie et 2,91 millions de dollars de passifs courants. Tower n’a pas encore commencé à produire et ne génère pas de chiffre d’affaires.

Sur les six premiers mois de l’année, elle a capitalisé 453 000 dollars de dépenses au Cameroun, contre 982 000 dollars un an auparavant. Ces dépenses concernent principalement la préparation de NJOM-3, les études d’ingénierie, la planification du forage et le fonctionnement de son bureau de Douala.

Baudouin Enama

Lire aussi :

28-04-2023 – Tower Resources sollicite une prorogation de sa licence d’exploration au Cameroun, faute d’argent pour le forage

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Junior Abou Lopez, l’essai en Turquie ne débouche pas sur un contrat

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C’est un retour au Cameroun pour Junior Abou Lopez. Parti en Turquie avec l’ambition de décrocher son premier contrat professionnel, le jeune gardien camerounais de […]

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À l’ONU, le Cameroun réclame plus d’argent pour le Sud et assure que la crise anglophone recule

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À l’ONU, le Cameroun réclame plus d’argent pour le Sud et assure que la crise anglophone recule
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Non présent physiquement, le président Paul Biya s’est fait représenter à la tribune de l’ONU par son ministre des Relations Extérieures, Lejeune Mbella Mbella, à la 81e assemblée générale de l’ONU. Le membre du gouvernement a prononcé un discours de 7 pages qui résume la doctrine camerounaise de 2026 : défendre le multilatéralisme, réclamer de l’argent pour le Sud, et présenter une crise anglophone en voie de normalisation.

Dès les premières lignes, le ton est donné. C’est le Cameroun qui parle, pas un homme. Mbella Mbella insiste : « S.E. Paul Biya m’a fait l’immense honneur de le représenter ». Le discours s’ouvre par les hommages obligés au nouveau président de l’Assemblée Générale, à son prédécesseur allemande Annalena Baerbock, et surtout à Antonio Guterres, dont c’est la dernière Assemblée Générale comme secrétaire général. Yaoundé salue son « courage et son opiniâtreté dans un contexte parfois difficile ». Une façon de se positionner dans le camp des défenseurs de l’ONU.

La session avait pour thème : « Rétablir la confiance, gérer la transformation pour une ONU qui produit des résultats ». Il est repris mot pour mot et décliné en 3 axes par le Cameroun : confiance entre États, réconciliation entre peuples et institutions, et maîtrise de la technologie, notamment l’intelligence artificielle.

Le cœur du message camerounais : l’argent du développement

C’est le point le plus appuyé du discours. À quatre ans de l’échéance de l’Agenda 2030, le ministre Lejeune Mbella Mbella livre la phrase la plus politique : « Le financement du développement ne doit pas être considéré comme une œuvre de bienfaisance. Il constitue un investissement dans la stabilité, la prospérité partagée et la sécurité collective. »

Le Cameroun demande deux choses concrètes à cet effet : la mise en œuvre « diligente et intégrale » des engagements pris à Séville en juillet 2025 sur le financement du développement ; la réforme de l’architecture financière internationale pour « une place plus juste aux pays du Sud ».

Un discours classique du Sud global, mais qui prend une résonance particulière en 2026, alors que le Cameroun a accueilli du 26 au 29 mars 2026 la 14e Conférence ministérielle de l’OMC. Yaoundé se présente comme une capitale du commerce, plaidant pour l’industrialisation, la transformation locale des matières premières et la ZLECAf, dont il rappelle avoir été parmi les premiers à ratifier les statuts.

Sur le plan africain, le Cameroun réitère sans surprise la position commune de l’Union africaine : une meilleure représentation de l’Afrique au Conseil de Sécurité.

Sécurité : le Lac Tchad et le maintien de la paix comme cartes de crédit

Le Cameroun rappelle qu’il est un contributeur aux opérations de maintien de la paix de l’ONU et qu’il forme des personnels africains. Il réaffirme sa coopération « exemplaire » avec l’ONU dans ce domaine. Le message le plus fort ici concerne la lutte contre le terrorisme. Il s’agit en l’occurrence de la poursuite « inlassable, sans relâche » avec la Commission du Bassin du Lac Tchad pour la stabilisation des zones autour du Lac Tchad. Un moyen de rappeler que le Cameroun est en première ligne contre Boko Haram et qu’il attend une solidarité internationale.

Le paragraphe le plus scruté : Nord-Ouest et Sud-Ouest

C’est la seule partie du discours portant sur la politique intérieure. En une phrase, le discours règle le sujet : « Le Gouvernement s’investit au retour à une situation normale dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Les efforts de lutte contre l’insécurité et de réintégration ont déjà produit des résultats palpables et observables sur le terrain. »

Pas de chiffres, pas de bilan détaillé du Grand dialogue national ou du statut spécial. Le message à l’international est que la crise est gérée. Les résultats sont là. Les autorités multiplient et consolident ces résultats. Le discours ajoute un paragraphe sur la solidarité envers les déplacés et les réfugiés, malgré les contraintes.

Ce que le discours ne dit pas

À New York le 26 septembre, S.E. Mbella Mbella ne parle ni de la succession à la tête de l’Etat, ni des échéances électorales poussées et repoussées, encore moins des dénonciations multiples des atteintes aux droits et libertés des personnes physiques et morales par des personnalités incarnant la puissance publique. C’est un choix volontaire. Le Cameroun à l’ONU reste sur son couloir traditionnel : non-ingérence, souveraineté, multilatéralisme, paix et développement.

Ce discours marque ainsi la continuité. Pas d’annonce fracassante, pas de rupture. Le Cameroun se positionne comme un État stable, médiateur, qui accueille des grandes rencontres internationales, qui contribue à la paix, qui défend l’Afrique au Conseil de Sécurité et qui demande que le Nord finance le Sud non par charité, mais par intérêt bien compris.

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