Connect with us

Actualités locales

CEMAC : après 3,7 % en 2025, la croissance tomberait à 3 % en 2026 selon la BEAC

Published

on

CEMAC : après 3,7 % en 2025, la croissance tomberait à 3 % en 2026 selon la BEAC
Spread the love

(Investir au Cameroun) – La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a abaissé à 3 % sa prévision de croissance économique pour la CEMAC en 2026, contre 3,2 % encore attendus en juin. La progression du PIB régional ralentirait ainsi par rapport aux 3,7 % enregistrés en 2025.

Cette nouvelle projection a été arrêtée le 28 septembre 2026 à Yaoundé, lors de la troisième session ordinaire de l’année du Comité de politique monétaire (CPM), présidée par le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui.

À l’issue de la réunion, le gouverneur a estimé que la croissance de la sous-région restait en dessous de son potentiel. Il a notamment cité la forte dépendance des économies de la CEMAC aux importations parmi les contraintes qui pèsent sur l’activité et insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes structurelles et d’accroître les investissements, notamment dans l’énergie et les transports.

Une croissance plus faible qu’en 2025

La nouvelle prévision confirme un ralentissement par rapport à 2025. Après une croissance de 3,7 % l’an dernier, la BEAC tablait encore en juin sur 3,2 % en 2026. Elle ramène désormais cette estimation à 3 %.

L’inflation devrait parallèlement s’établir en moyenne à 2,2 % en 2026, contre 2 % en 2025. Elle resterait ainsi sous le seuil communautaire de 3 %.

La banque centrale prévoit également une amélioration de certains équilibres macroéconomiques. Le déficit budgétaire, calculé sur la base des engagements et hors dons, devrait revenir à 3,3 % du PIB en 2026, contre 4,5 % en 2025.

Le déficit du compte courant, dons officiels compris, est attendu à 2,8 % du PIB, contre 4,2 % l’année précédente.

Le taux directeur reste à 4,5 %

Malgré la révision à la baisse de la croissance, le Comité de politique monétaire n’a pas modifié ses principaux taux.

Le taux d’intérêt des appels d’offres reste fixé à 4,5 %. Le taux de la facilité de prêt marginal est maintenu à 5,75 %, tandis que celui de la facilité de dépôt demeure à 0 %. Les coefficients de réserves obligatoires restent également inchangés, à 6,5 % pour les exigibilités à vue et à 4 % pour celles à terme.

Ces paramètres sont en vigueur depuis la réunion de juin 2026. La BEAC avait alors abaissé le taux d’intérêt des appels d’offres de 4,75 % à 4,5 % et ramené le taux de la facilité de prêt marginal de 6,25 % à 5,75 %.

Les réserves attendues à 4,53 mois d’importations

Les réserves de change de la CEMAC devraient couvrir 4,53 mois d’importations de biens et services à fin 2026, contre 4,07 mois en 2025.

Cette prévision est toutefois inférieure à celle publiée en juin, lorsque la BEAC anticipait une couverture de 4,72 mois d’importations à la fin de l’année.

À l’inverse, le taux de couverture extérieure de la monnaie est désormais attendu à 72,4 %, contre 70,7 % prévu en juin et 65,2 % enregistré en 2025.

La masse monétaire devrait, pour sa part, progresser de 10,6 % en 2026.

Mercy Fosoh

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Quinze ans après, le port de Kribi construit par une entreprise chinoise stimule la croissance du Cameroun et améliore les conditions de vie (REPORTAGE)

Published

on

Quinze ans après, le port de Kribi construit par une entreprise chinoise stimule la croissance du Cameroun et améliore les conditions de vie (REPORTAGE)
Spread the love

Il y a quinze ans, Mboro, à la périphérie de Kribi, ville dans le sud du Cameroun, n’était qu’un petit village de pêcheurs isolé, avec quelques maisons reliées par d’étroites pistes sinueuses en terre.

Aujourd’hui, cette même portion du littoral abrite l’un des ports en eau profonde les plus modernes d’Afrique centrale, tandis que les environs se transforment sous l’impulsion d’une économie industrielle et logistique en plein essor.

Depuis les années 1970, le Cameroun envisageait la construction d’un port en eau profonde pour compléter le port de Douala, principal port du pays, situé dans un estuaire peu profond ne permettant pas d’accueillir de grands navires. Ce projet envisagé depuis plusieurs décennies s’est concrétisé avec l’achèvement des première et deuxième phases du port en eau profonde de Kribi.

UNE VILLE TOURNEE VERS L’AVENIR

Gu Gaobai faisait partie des premiers Chinois arrivés en 2011 avec la China Harbour Engineering Company (CHEC), entreprise chargée de la construction du port en eau profonde de Kribi.

« Lorsque nous nous sommes dirigés vers le site du projet, nous avancions péniblement sur d’étroites pistes en terre. A l’endroit choisi, nous ne voyions qu’une petite plage de sable et quelques récifs. A l’époque, ces récifs étaient les seuls repères permettant de situer l’emplacement du futur port », se souvenait Gu Gaobai, aujourd’hui directeur général des projets de la CHEC au Cameroun.

La transformation est visible le long des routes menant au port. Une piste étroite a laissé place à une route à chaussées séparées, avec un passage pour piétons au milieu. De nouveaux bâtiments, commerces et équipements publics sont apparus avec l’essor de l’activité économique. Pour Jean-Kalvin Assembe, habitant local de 50 ans, ces changements se ressentent jusque dans la vie quotidienne. « Je suis heureux et épanoui dans cette ville », a-t-il déclaré.

L’arrivée de travailleurs et d’entreprises a créé davantage de possibilités pour les habitants et contribué à soutenir les revenus des ménages. « Même les petits commerces de quartier ont désormais des clients. Cela apporte vraiment des changements positifs », a-t-il souligné.

Des immeubles, des hôpitaux, des universités et des centres commerciaux jalonnent désormais Kribi. Des lampadaires éclairent les routes autrefois plongées dans l’obscurité, tandis que la zone portuaire reste fortement éclairée après la tombée de la nuit.

Les chauffeurs de poids lourds comptent également parmi les bénéficiaires du développement du port. De longues files de camions se forment quotidiennement dans la zone portuaire.

« Le port nous a donné l’occasion de découvrir la région », a raconté Yaya Aboubakar, 68 ans, chauffeur chevronné ayant sillonné quatre pays d’Afrique centrale. « Kribi nous a facilité les choses. Le service est également rapide ».

« Beaucoup de clients et d’experts qui connaissent la Chine disent souvent que Kribi est le Shenzhen du Cameroun, une ‘ville du futur’ », a affirmé Gu Gaobai.

UN POLE D’INDUSTRIALISATION ET D’INTEGRATION REGIONALE

A mesure que le port s’est développé, sa zone industrielle s’est étendue.

Patrick Mpila Ayissi, responsable des infrastructures de la Zone industrielle du port de Kribi, a indiqué que les investissements dans cette zone se sont accélérés depuis le début de ses activités en 2018. « Depuis 2018, les opérateurs industriels ont investi près de 400 milliards de francs CFA (environ 700 millions de dollars), et 93 autorisations d’occupation ont été délivrées, tandis que 18 entreprises sont déjà opérationnelles », a-t-il précisé.

L’ambition est passée d’une zone logistique initiale de 455 hectares à une zone industrielle intégrée de 4.000 hectares, a-t-il ajouté.

Selon M. Ayissi, la zone devrait attirer près de 900 millions de dollars d’investissements et créer 50.000 emplois directs, avec jusqu’à 150.000 emplois directs et indirects au total au cours des 15 prochaines années. Le port est également devenu une plateforme stratégique pour l’Afrique centrale, desservant les marchés des pays voisins.

« Le trafic de conteneurs a quadruplé depuis 2018, dépassant 555.000 EVP en 2025, tandis que le volume global des marchandises a dépassé 12,7 millions de tonnes en 2024 », a indiqué M. Ayissi.

Les échanges commerciaux transitent déjà de Kribi vers le Gabon, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo et la Guinée équatoriale, a-t-il précisé, ajoutant que les connexions régionales du port ont été renforcées par des compagnies maritimes telles que MSC.

Pour accompagner l’essor du réseau logistique, la CHEC a également construit la route Kribi-Lolabé. « Cette route relie le port en eau profonde de Kribi aux principales villes du pays, facilitant les déplacements des personnes et le transport des marchandises, et contribuant ainsi à l’industrialisation du Cameroun« , a expliqué Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre camerounais des Travaux publics.

DES COMPETENCES QUI CHANGENT DES VIES

Les transformations liées au port se reflètent également dans les parcours professionnels des travailleurs locaux. En 2013, Ngatugirius Ndenya a quitté son emploi de soudeur à Yaoundé pour rejoindre la CHEC à Kribi. « Lorsque je suis arrivé ici en 2013, les débuts ont été très difficiles pour moi », a raconté cet homme de 53 ans. La CHEC a adopté une méthode consistant à associer des travailleurs camerounais à des collègues chinois expérimentés, leur permettant d’acquérir une expérience pratique avant d’assumer eux-mêmes certaines tâches.

« Avant de venir ici, j’étais simplement soudeur sur plateforme. Mais maintenant, je peux tout faire dans le domaine de la soudure », a expliqué M. Ndenya. « Les jeunes qui sont arrivés ici n’étaient pas des techniciens, mais aujourd’hui, ils le sont ».

Pour certains travailleurs, le port transformé les conditions de vie. « Lorsque je suis arrivé ici, je n’avais absolument rien. J’avais quitté un emploi où je gagnais peut-être 100.000 francs CFA par mois », a raconté Armand Guehoada, aujourd’hui chargé des affaires commerciales à la CHEC. « Au bout d’un certain temps, j’ai pu acheter un véhicule. Aujourd’hui, j’en suis à mon troisième. Je peux facilement subvenir aux besoins de ma famille », a-t-il ajouté.

« Au cours des 15 dernières années, nous avons formé un grand nombre de professionnels locaux dans les domaines de la construction portuaire et de l’ingénierie des grands projets. Beaucoup de ceux qui ont travaillé sur le port contribuent aujourd’hui au développement de la zone industrielle voisine », a souligné Gu Gaobai.

Cette année marque le 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Cameroun, tandis que le port en eau profonde de Kribi célèbre les 15 ans du début de sa construction.

« Kribi reste un symbole visible de la coopération entre le Cameroun et la Chine. Son développement repose depuis le départ sur des financements concessionnels accordés par des institutions chinoises, ce qui témoigne d’un partenariat véritablement inscrit dans la durée », a estimé Patrick Mpila Ayissi.

Pour Patrice Melom, directeur général de l’Autorité portuaire de Kribi, le développement du port a ouvert de nouvelles perspectives pour la ville et le pays.

« L’avenir du port de Kribi est prometteur, avec des résultats concrets et des perspectives extrêmement positives. Il nous appartient désormais de mobiliser toutes nos énergies pour faire de cette infrastructure un véritable moteur d’une croissance durable, au service de la prospérité nationale et de l’intégration sous-régionale », a-t-il affirmé.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Karl Toko Ekambi rebondit au Qatar et vise la montée avec Umm Salal

Published

on

Spread the love

Karl Toko Ekambi a trouvé un nouveau point de chute. Libre depuis son départ d’Al-Arabi SC, l’attaquant camerounais était régulièrement annoncé du côté de l’Olympique […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

le parti de Cabral Libii lui répond « bon vent »

Published

on

le parti de Cabral Libii lui répond « bon vent »
Spread the love

Le divorce est définitif entre le couple Fotsing et le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn). Près d’un an après la démission de son époux, la députée de Wouri-est Nourane Foster claque à son tour la porte, dénonçant des dérives idéologiques. Le Pcrn prend acte avec une formule lapidaire.

La rupture était attendue depuis juin. Elle est désormais officielle. Dans une lettre datée du 26 septembre 2026 et adressée au président national Cabral Libii, l’honorable Nourane Moluh Hassana épouse Fotsing annonce sa démission du Pcrn avec effet immédiat, après « près de 10 ans » aux côtés du leader du parti. Elle rejoint le jour même le Pacte Social pour la Gouvernance (PSG), parti dirigé par Emmanuel Kueka, via une convention signée à Douala entre le PSG et son mouvement citoyen Impact-100 lancé avec son mari. L’objectif affiché de ce mouvement est d’investir 100 jeunes aux prochaines législatives et municipales de 2027.

Cette démission intervient presque un an jour pour jour après celle de son époux, Firmin Bouler Fotsing. L’ancien délégué régional Pcrn pour l’Ouest avait démissionné le 21 octobre 2025 à Bafoussam.

Dans sa lettre, il invoquait huit ans d’engagement et « un décalage entre les attentes profondes de nos jeunes compatriotes et les réponses apportées », ainsi qu’un « devoir de conscience » face à ce qu’il percevait comme une inaction du parti. Il mentionnait aussi une raison personnelle : le décès de son père, chef du village Bakassa, le 12 octobre 2025, jour de la tenue de la dernière présidentielle au Cameroun.

Nourane Foster, elle, pousse plus loin la critique politique. Elle dénonce

Un peu plus expressive que son mari, Nourane Foster dresse une liste de dénonciations. Y figurent, d’abord, une érosion de la confiance après avoir répondu à une invitation de la Première dame Chantal Biya. Elle dit avoir été « jetée à la vindicte populaire » sans soutien du parti, alors que Cabral Libii lui-même a été reçu par le président de la République.

Ensuite, des attaques personnelles et communautaires restées sans réaction de la direction du parti. Enfin, un divorce idéologique : « Je refuse que l’appartenance communautaire devienne un critère de légitimité politique ou qu’un citoyen puisse être considéré comme étranger dans une partie de son propre pays ». Elle parle d’une conception laissant place « à l’exclusion, au repli identitaire ou à la stigmatisation en raison des origines », peut-on lire dans la lettre de démission.

Le malaise couvait depuis le 20 juin 2026, date à laquelle son nom et sa photo avaient disparu du site officiel du Pcrn, ce qu’elle avait dénoncé comme une tentative d’effacer son parcours « à travers un simple clic », dans une sortie relayée sur les réseaux sociaux.

Démission déclarée, le PCRN répond : « bon vent »

La réplique du parti n’a pas tardé. 24 heures plus tard, le 27 septembre 2026, la porte-parole du président national, Anne Féconde Noah, signe un courrier de deux paragraphes. Le Pcrn accuse réception de la démission et de ses « affirmations sidérantes », sans y répondre sur le fond, et conclut : « Le PCRN par la présente, vous dit bon vent. », peut-on lire.

Une formule brève déjà commentée comme une volonté de tourner la page aussitôt et de passer à autre chose. Aussi, comme si le directoire du parti attendait ce moment depuis un temps.

Quel impact pour le Pcrn de Cabral Libii ?

Avec le départ de Nourane Foster, le Pcrn perd l’une de ses 5 députées élues en 2020 à Wouri-est (34% des suffrages) et sa figure la plus médiatisée à Douala, cheffe d’entreprise à la tête de Nourishka. Cette démission s’inscrit dans une vague plus large post-présidentielle d’octobre 2025. Après Firmin Fotsing considéré comme l’un des financiers du parti jusqu’à sa démission, d’autres cadres de l’Ouest ont été annoncés partants.

Pour le parti, le risque est double. Il est avant tout électoral. A moins d’un an des législatives et municipales de 2027, perdre le couple Fotsing à Douala et dans l’Ouest pourrait affaiblir deux bastions. Ensuite l’image. Les accusations de « tribalisme » et de « repli identitaire » touchent le cœur du message de réconciliation nationale du Pcrn. Pour le couple Fotsing, le pari est de transformer Impact-100 + PSG en machine à capter le vote jeune et déçu des partis traditionnels.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici