Actualités locales
Nourane Foster démissionne du PCRN de Cabral Libii !
Nourane Foster n’est plus membre du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). Dans une lettre adressée au président Cabral Libii, la députée a justifié son départ par des divergences profondes idéologiques.
C’est officiel ! Nourane Foster a démissionné du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). Dans une lettre de démission adressée à Cabral Libii, Nourane Foster a annoncé sa démission du parti PCRN avec effet immédiat.
La députée de Wouri-Est évoque une érosion de la confiance et des désaccords profonds sur la ligne politique du parti. Elle dénonce des attaques personnelles subies après avoir répondu à une invitation de la Première dame Chantal Biya, déplorant le manque de soutien des instances du parti.
« Je refuse que l’appartenance communautaire devienne un critère de légitimité politique ou qu’un citoyen puisse être considéré comme étranger dans une partie de son propre pays. C’est une question de conviction, de dignité et de fidélité à l’idée que je me fais de notre République », a écrit Nourane Foster. L’élue du parti de l’opposition quitte le PCRN sans haine ni volonté de revanche.
La députée de Wouri-Est quitte le PCRN en pleine préparation des élections communales et législatives projetées pour l’année 2027. C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour l’élue du Parlement camerounais.
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Un professeur attaqué par son ancien élève : 120 000 FCFA et plusieurs biens emportés

Jean-Parfait W., 48 ans, professeur de langue, a été poignardé et dépouillé mercredi par Prosper D., son apprenant en classe de 4e il y a quelques années, agissant avec deux complices. Lire le récit de Cameroon Tribune.
Une patrouille de police a conduit Jean-Parfait W., enseignant de 48 ans, dans une formation sanitaire dans la nuit de mercredi dernier. Les forces de l’ordre avaient été alertées par des passants qui avaient découvert l’enseignant gisant au bord de la route. L’homme, saignant abondamment de la cuisse, gardait néanmoins l’usage de la parole.
Selon les informations obtenues sur l’affaire, Jean-Parfait W. rentrait de Pk 8 (Douala III), où il était allé négocier un contrat de répétitions. En route pour Mbanya, au lieudit « Sable », Jean-Parfait note que le « bend skinneur » qui le transporte commence à ralentir, serrant sur sa droite. Il est environ 22h45 quand le prof aperçoit un trio au bord de la route. Avant qu’il ait pu réagir, son transporteur s’arrête à la hauteur des trois inconnus. Lesquels encerclent aussitôt l’engin.
« Donnez tout ce que vous avez ! », ordonne l’un d’eux. Parmi les agresseurs, l’enseignant reconnaît un ancien élève, qu’il appelle par son nom. Puis se présente: « C’est prof W. ! », avant d’ajouter : « Voici mon meilleur élève à l’époque ! ». Prosper D., c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas l’air d’apprécier.
« Je ne vous connais pas! », lâche-t-il, avant de brandir un poignard qu’il plante dans la cuisse de Jean-Parfait W. Le sang jaillit. La victime va perdre à la fois son sang et ses possessions. En l’occurrence, 120.000 F, deux téléphones, une chaîne en or et un ordinateur portable (laptop). Le prof sera ensuite abandonné sur le côté, en larmes et en sang.
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la FECAFOOT inflige un sérieux revers à Roger Siewe Ngandjui
Nouveau rebondissement dans la crise qui secoue Unisport du Haut-Nkam. La Chambre Nationale de Résolution des Litiges de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) a décidé d’annuler les décisions prises par Roger Siewe Ngandjui, président du club, portant suspension de ses deux vice-présidents, Fred Siewe et François Xavier Nkameni.
La juridiction de la FECAFOOT a également annulé la suspension visant la Fédération Nationale des Supporters d’Unisport du Haut-Nkam. Ces différentes mesures disciplinaires sont donc désormais sans effet.
Cette décision marque un nouveau tournant dans le différend au sein du club du Haut-Nkam. Les parties concernées disposent toutefois d’un délai de 21 jours pour faire appel de la décision de la Chambre Nationale de Résolution des Litiges.
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Actualités locales
voici les raisons de sa rupture avec Cabral Libii

La députée du Wouri-Est, Nourane Moluh Hassana épouse Fotsing, plus connue sous le nom de Nourane Foster, annonce sa démission du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), dirigé par Cabral Libii, avec effet immédiat.
Dans une lettre adressée au président national du parti, la parlementaire explique que cette décision est le résultat d’une « longue réflexion », de « profondes divergences idéologiques » et d’une succession d’événements ayant, selon elle, progressivement détérioré sa confiance envers le responsable du PCRN et la formation politique.
Nourane Foster affirme avoir accompagné le parti pendant près de dix ans et avoir notamment soutenu son président dans « les moments les plus difficiles ».
Dans sa lettre, la députée revient notamment sur les critiques dont elle dit avoir fait l’objet après avoir répondu à une invitation de la Première dame.
Elle affirme avoir eu le sentiment d’avoir été « jetée à la vindicte populaire » alors qu’elle estimait que son statut d’élue de la Nation lui imposait de respecter les institutions au-delà des clivages politiques.
La parlementaire établit également un parallèle avec les visites de Cabral Libii auprès du président de la République. « Ce qui est considéré comme légitime pour l’un ne saurait devenir une faute politique pour l’autre », écrit-elle.
Nourane Foster évoque également des attaques personnelles et des propos visant, selon elle, sa communauté. Elle reproche par ailleurs aux instances du parti de ne pas avoir réagi à certaines dérives.
Lire la lettre de démission de Nourane Foster :
À
L’Honorable CABRAL LIBII (Président National du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale – PCRN)
Objet : Démission du PCRN
Cher collègue député, Par la présente, je vous informe de ma décision de démissionner, avec effet immédiat, du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN).
Cette décision, loin d’être impulsive, est l’aboutissement d’une longue réflexion, de profondes divergences idéologiques et d’une succession d’événements qui ont progressivement érodé la confiance que je plaçais en vous et en notre formation politique.
Pendant près de dix années, je vous ai accompagné, soutenu et défendu, y compris dans les moments les plus difficiles. J’ai cru en notre projet commun et me suis investie avec conviction dans les responsabilités qui m’ont été confiées.
C’est donc avec une profonde déception que j’ai vécu les attaques dont j’ai fait l’objet à la suite d’une invitation de la Première dame. J’ai eu le sentiment d’avoir été jetée à la vindicte populaire pour avoir simplement répondu à cette invitation, alors même que mon statut d’élue de la Nation m’impose de placer le respect des institutions au-dessus des divergences partisanes.
Je trouve d’autant plus incompréhensible que cette démarche m’ait été reprochée que vous-même, à plusieurs reprises, vous vous êtes rendu auprès du président de la République pour le saluer. Ce qui est considéré comme légitime pour l’un ne saurait devenir une faute politique pour l’autre.
À cela s’ajoutent les attaques personnelles, les propos visant ma communauté et l’absence de réaction des instances du parti face à certaines dérives. Autant d’éléments qui ont progressivement rendu notre collaboration politique de plus en plus difficile. Au-delà des blessures personnelles, nos divergences sont devenues profondément idéologiques. Je ne peux me reconnaître dans une conception de la politique qui laisserait une place à l’exclusion, au repli identitaire ou à la stigmatisation de nos concitoyens en raison de leurs origines.
Je reste profondément convaincue qu’aucun Camerounais ne devrait avoir à justifier son droit de vivre, de travailler, d’entreprendre ou de s’établir dans une région quelconque de son propre pays. De Douala à Maroua, de Bamenda à Bertoua, de Garoua à Buea, de Bafoussam à Yaoundé, nous sommes tous chez nous. Notre diversité ne devrait jamais devenir un instrument de division politique.
Je refuse que l’appartenance communautaire devienne un critère de légitimité politique ou qu’un citoyen puisse être considéré comme étranger dans une partie de son propre pays. C’est une question de conviction, de dignité et de fidélité à l’idée que je me fais de notre République.
Je tiens néanmoins à reconnaître vos qualités. J’ai toujours apprécié votre éloquence, votre art oratoire et votre capacité à porter un discours politique. Mais je suis aujourd’hui convaincue que l’éloquence, aussi remarquable soit-elle, ne suffit plus à sortir notre pays du sous-développement.
Le Cameroun a besoin d’actions concrètes, de résultats mesurables et d’un engagement qui se traduit dans le quotidien de nos concitoyens.
C’est précisément cette conviction qui motive mon choix de rejoindre, dès ce jour, le Pacte Social pour la Gouvernance (PSG), avec la volonté de contribuer à davantage d’actions et à un impact concret au service des Camerounais.
Je sais qu’après ce courrier, je pourrais, une fois de plus, être la cible d’insultes, de calomnies et d’attaques personnelles. Je déplore que nos désaccords politiques aient pu prendre une telle dimension.
Mais à quel moment, dans notre pays, la politique est-elle devenue un ring où l’on cherche à détruire celui qui ose penser autrement ?
À quel moment avons-nous oublié que derrière chaque responsable politique se trouve aussi un être humain, une famille, des proches et une dignité qui mérite d’être respectée ?
J’ai trop longtemps choisi le silence, par respect pour notre histoire commune et pour les années de combat que nous avons partagées. Désormais, je me réserve le droit de répondre à toute attaque portant atteinte à mon honneur, à ma dignité ou à ma réputation.
Je quitte le PCRN sans haine ni volonté de revanche. Je conserve le souvenir de nos combats communs et remercie sincèrement les militants, responsables et sympathisants avec lesquels j’ai partagé ces années d’engagement.
Nos chemins politiques se séparent aujourd’hui, mais je demeure attachée aux valeurs de respect, de tolérance et de fraternité qui devraient guider notre vie publique.
Je vous souhaite une bonne continuation, ainsi qu’à l’ensemble des militants du PCRN.
Honorable NOURANE MOLUH Hassana épouse FOTSING
Députée de la Nation pour la circonscription de Wouri-Est
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