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Tiriane Balbine Noah interpelle Paul Biya après 14 morts

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Tiriane Balbine Noah interpelle Paul Biya après 14 morts
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La vice-présidente nationale du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Tiriane Balbine Nadège Noah, a vivement critiqué la gestion de la crise sécuritaire dans l’Extrême-Nord après l’attaque meurtrière de Madegoua, dans l’arrondissement de Makary.

Dans une déclaration datée du 18 septembre, la responsable politique présente ses condoléances aux familles des victimes et appelle les autorités à renforcer leur réponse face aux attaques des groupes jihadistes actifs dans le bassin du lac Tchad.

L’attaque, survenue dans la nuit du 16 au 17 septembre vers 02 H 00, a fait au moins 14 morts et deux blessés graves selon le ministère camerounais de la Défense. Les autorités ont attribué l’opération à des éléments de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).

Lire la déclaration de Tiriane Balbine Noah :

DÉCLARATION AU SUJET DES ATTAQUES DE BOKO HARAM À MADEGOUA/MAKARY ET DU SILENCE COUPABLE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Une attaque de la secte terroriste Boko Haram s’est produite dans la localité de Madegoua, dans l’arrondissement de Makary, département du Logone-et-Chari, dans la Région-martyr de l’Extrême-Nord, dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 entre 1h et 2 h du matin, faisant au moins 14 morts parmi les populations civiles.

Tout laisse croire qu’il s’agirait des représailles des terroristes contre une localité où, il y a quelques semaines, un important stock de munitions venait d’être saisi grâce à la vigilance des populations.

En mon nom personnel et au nom des militants et sympathisants du MRC, j’adresse aux familles des victimes mes condoléances très attristées. Je souhaite un prompt rétablissement aux blessés, et adresse mes encouragements à tous celles et ceux qui s’activent à leur apporter l’aide nécessaire.

Dans la guerre contre Boko Haram, qui dure depuis le 17 mai 2014, date à laquelle, lors d’un sommet tenu à Paris, Monsieur Paul BIYA déclarait : « Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram », le Cameroun semble manifestement avoir abandonné l’initiative aux terroristes.

Sinon, comment expliquer la multiplication des incursions de la secte terroriste, le nombre toujours plus élevé de morts dans une zone en principe sous contrôle de l’armée ?

Les populations peuvent légitimement avoir le sentiment d’être abandonnées à leur sort par l’État.

Malgré le courage des militaires engagés sur le front, on est obligé de constater que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Ceci pose à la fois un problème de commandement et de responsabilités verticales qui remontent jusqu’au Chef d’Etat-major des Armées et au Chef de l’État, Chef des Armées, tous deux portés disparus au moment où la troupe a le plus besoin d’eux.

L’échec de la lutte contre Boko Haram pose en outre un problème logistique grave. Malgré les milliards de francs CFA officiellement engagés pour la défense du pays, on est au regret de constater que les matériels déclarés suffisent seulement pour organiser la parade du 20 mai devant le Président de la République à Yaoundé.

L’échec du gouvernement dans la lutte contre Boko Haram avec de nombreux morts à la clé et une indifférence choquante du président de la République doit inciter le Parlement, si ses membres se souviennent, enfin, qu’ils sont les représentants du peuple camerounais, à prendre ses responsabilités.

Fait à Yaoundé, le 18 septembre 2026
Tiriane Balbine Nadège NOAH Vice-Présidente Nationale

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Me Alice Nkom déclarée coupable de bris de scellés

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Le Tribunal de Première Instance de Douala a déclaré Me Alice Nkom coupable de bris de scellés ce lundi 21 septembre 2026, dans l’affaire qui l’oppose au Ministère Public et à l’État du Cameroun.

L’éminente avocate et militante des droits humains a écopé d’une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis pendant 5 ans, assortie d’une amende de 500 000 FCFA et de 62 100 FCFA de dépens.

La peine de prison s’appliquera si elle commet une nouvelle infraction durant la période de sursis de 5 ans. Pour ce qui est de la rébellion en coaction (Non coupable) Me Alice Nkom ainsi que la directrice exécutive du REDHAC, Chantal Maximilienne Ngo Mbe, ont été relaxées pour ce chef d’accusation en raison d’un délit non caractérisé.

En raison de son âge, il n’y aura pas de contrainte par corps. La défense dispose de 10 jours pour interjeter appel.

Pour rappel, cette affaire judiciaire découle d’un bras de fer survenu après la suspension, en décembre 2024, du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, pour des motifs de « financement illicite ».

Jugeant cette mesure administrative arbitraire, Me Alice Nkom avait publiquement retiré les scellés apposés sur les bureaux de l’organisation à Douala.

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Pierre Emmanuel Binyam soutient Maurice Kamto et rejette le « dauphinat »

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Pierre Emmanuel Binyam soutient Maurice Kamto et rejette le « dauphinat »
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Pierre Emmanuel Binyam, le candidat déclaré à la présidence du MRC, se montre solidaire avec Maurice Kamto qui dit que le poste de vice-président est une supercherie.

Pierre Emmanuel Binyam est d’accord avec Maurice Kamto pour ce qui est de la nomination d’un vice-président au Cameroun.

« Je suis totalement d’accord avec la pensée du jour du président Maurice Kamto. Aucun dauphinat ne doit être toléré, que ce soit au sein d’une organisation politique ou au sein d’une institution nationale. La démocratie ne saurait s’accommoder de ces méthodes arrangées de dévolution du pouvoir. Les élections libres, crédibles et transparentes demeurent l’unique voie d’accès au pouvoir », a-t-il écrit.

Rappelons que dans sa pensée de ce lundi 21 septembre 2026, Maurice Kamto, le président démissionnaire du MRC, a déclaré que non seulement le poste de vice-président est une supercherie pour le Cameroun, mais aussi un changement anticonstitutionnel.

« Une fois n’est pas coutume : je suis d’accord, mais pas pour les mêmes raisons, avec ceux du pouvoir qui disent de ne plus parler de vice-président de la République au Cameroun. Car il s’agit d’une véritable supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel avec la complicité d’un Parlement réuni à la hâte en un Congrès d’enregistrement. Il s’agit surtout d’un fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante de l’article 64 de la Constitution de notre pays. Oui, il ne faut plus parler de vice-président nommé successeur du président de la République « élu » dans notre pays, afin que le changement anticonstitutionnel de gouvernement qui l’a créé meure de sa belle mort, par désuétude », écrit-il.

Pourtant, Cabrel Libii, le leader du PCRN, a demandé de son côté au chef de l’État Paul Biya de procéder à la nomination d’un vice-président pour mettre fin aux guerres au sommet de l’État.

« MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, NOMMEZ VOTRE VICE-PRÉSIDENT ! Le vice-président n’est pas un poste administratif de plus à pourvoir. Nommer votre vice-président, c’est sécuriser votre magistère. Je suis conscient de la crise de confiance qui ronge votre entourage. Cependant, en plus de quatre décennies au sommet de l’État, vous avez une ou deux personnalités qui cochent toutes les cases de la loyauté, de la discrétion et de l’expérience dans la gestion de l’État. Un vice-président de cette nature pourrait aider à atténuer les luttes de succession qui paralysent actuellement l’action collective », a-t-il écrit.

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“Le piège constitutionnel que Paul Biya s’est lui-même tendu”, tribune de Michèle Ndoki

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Michèle Ndoki, avocate camerounaise a publié ce lundi 21 septembre, une tribune sur le poste de Vice-président de la République, non pourvue depuis la révision de la constitution intervenue en avril 2026. Selon cette ancienne militante du MRC, le Chef de l’Etat se serait pris en piège.

Le piège constitutionnel que Paul Biya s’est lui-même tendu
Pendant des décennies, la Constitution camerounaise a été modifiée à plusieurs reprises pour répondre à des calculs politiques. La dernière réforme pourrait, elle, avoir créé un problème que ses auteurs n’avaient pas pleinement anticipé.

En avril 2026, la Constitution a été modifiée pour réintroduire la fonction de vice-président. Au lieu, cependant, qu’il s’agisse d’un colistier élu avec le Président, comme dans toute République digne de ce nom, le vice-président camerounais est nommé par le chef de l’État. Or, si la présidence devient vacante en raison du décès, de la démission ou de l’incapacité permanente du Président, ce vice-président nommé et non élu prend le pouvoir et achève le reste d’un mandat présidentiel qu’il n’a jamais reçu. Pire, l’ancienne obligation d’organiser une nouvelle élection présidentielle dans un délai de 20 à 120 jours imposée au Président du Sénat assurant l’intérim selon la Constitution avant la dernière modification (un élu, lui) a été supprimée.

Cela signifie qu’une personne désignée par la volonté d’un seul citoyen camerounais pourrait, dans certaines circonstances, devenir le Leader en Chef de notre grande et belle Nation sans que les Camerounais ne retournent aux urnes avant la fin du mandat actuel de Paul Biya, commencé en novembre 2025 et courant jusqu’en 2032.

Il existe un aspect encore plus dérangeant dans ce dispositif. En cas d’incapacité permanente, le vice-président peut déclencher la procédure constitutionnelle qui saisit le Conseil constitutionnel. Le vice-président ne peut pas, à lui seul, destituer le Président : c’est le Conseil constitutionnel qui prend la décision déterminante. Il n’empêche que cela place un vice-président nommé par le Chef de l’Etat au cœur d’un processus capable de mettre fin aux fonctions de celui même qui l’aura désigné.

L’indépendance et la neutralité du Conseil constitutionnel du Cameroun ont régulièrement été remises en cause par les acteurs de la scène politique camerounaise. Ses 11 membres sont tous en définitive nommés par le Président de la République, même si leurs candidatures proviennent respectivement de la Présidence, de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil supérieur de la magistrature. Rappelons que lors de l’élection présidentielle contestée de 2025, le Conseil a rejeté les dix recours contestant le scrutin avant de proclamer Paul Biya vainqueur.

Pendant des années, le dispositif institutionnel actuel a peut-être semblé rassurant à ceux qui détenaient déjà le pouvoir. Dès lors cependant que le fauteuil de vice-président sera pourvu, la donne changera. La même institution que beaucoup perçoivent comme destinée à protéger l’ordre établi pourrait un jour être appelée à trancher une question d’incapacité opposant deux centres de pouvoir à l’intérieur même de ce système.

C’est là, à mon sens, que se trouve le piège. La réforme constitutionnelle devait garantir la continuité du pouvoir, mais elle crée aussi un successeur constitutionnel disposant d’un accès direct à la magistrature suprême et d’un rôle dans le déclenchement de la procédure d’incapacité. Cela pourrait expliquer pourquoi, plusieurs mois après la création de cette fonction, aucun vice-président n’a encore été nommé.

Lorsque les constitutions sont modifiées à répétition pour résoudre des problèmes politiques immédiats et/ou personnels, les conséquences n’apparaissent parfois qu’après coup. Le Cameroun pourrait aujourd’hui être confronté à l’une d’entre elles.

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