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le mari d’Audrey Monkam, Miss Cameroun 2020, condamné à 20 mois de prison pour une fraude aux prêts liés au Covid

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le mari d’Audrey Monkam, Miss Cameroun 2020, condamné à 20 mois de prison pour une fraude aux prêts liés au Covid
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Kingsley Tazinya, plus connu sous le nom de « Don Pacto », a obtenu près de 250 000 dollars après avoir faussement déclaré que son entreprise comptait 13 employés, selon les procureurs américains. Son épouse, Audrey Monkam, n’a pas été accusée d’implication dans cette infraction.

Kingsley Tazinya, un homme d’affaires camerounais basé à Oklahoma City, a été condamné à 20 mois de prison fédérale aux États-Unis après avoir plaidé coupable de fraude bancaire liée à un prêt d’aide d’urgence pour la COVID-19.

Cet homme de 40 ans, largement connu sous le surnom de « Don Pacto », est marié à Audrey Monkam, lauréate du concours de beauté Miss Cameroun 2020.

La notoriété d’Audrey Monkam ainsi que la médiatisation importante des fiançailles et du mariage du couple ont attiré davantage l’attention sur cette affaire. Toutefois, ni le communiqué du ministère américain de la Justice ni les documents publics du tribunal fédéral ne l’accusent d’avoir participé à la fraude.

Selon le ministère de la Justice, Tazinya a déposé une demande frauduleuse auprès de la banque MidFirst Bank dans le cadre du programme de protection des salaires (Paycheck Protection Program ou PPP) en mai 2020.

La demande indiquait à tort que son entreprise comptait 13 employés et une masse salariale mensuelle moyenne supérieure à 99 000 dollars. Sur la base de ces déclarations, il a obtenu environ 249 600 dollars, somme qui a été transférée sur un compte bancaire sous son contrôle.

Le programme de protection des salaires a été mis en place pour aider les entreprises à conserver leurs employés et à couvrir les charges salariales ainsi que d’autres dépenses éligibles durant la pandémie de COVID-19.

Tazinya a plaidé coupable de fraude bancaire et a été condamné à 20 mois de prison, suivis d’une période de trois ans de liberté surveillée. Le tribunal a également ordonné le versement de 564 500 dollars au titre de la restitution des fonds.

La base de données officielle de la Small Business Administration (agence fédérale de soutien aux petites entreprises) fait état d’un prêt de 249 600 dollars accordé par MidFirst Bank à la société The Ke-Eh Brothers, Inc., avec 13 emplois déclarés dans la demande. Les procureurs ont par la suite indiqué que les informations concernant les employés et la masse salariale étaient fausses.

Allégations circulant en ligne

Certaines publications sur les réseaux sociaux ont présenté ce prêt comme une somme destinée à « payer 13 travailleurs ». Cette description est inexacte, car les procureurs ont précisé que les 13 employés avaient été déclarés de manière frauduleuse. Le récit des faits établi par le ministère de la Justice ne mentionne pas non plus l’affirmation selon laquelle la banque aurait découvert par la suite que Tazinya avait utilisé les fonds pour des dépenses personnelles.

Le communiqué du ministère de la Justice concerne quatre prévenus distincts. La mention de fonds d’aide liés au COVID utilisés à des fins personnelles vise un autre prévenu, Olabode Nurudeen Jimoh. Le paragraphe consacré à Tazinya indique uniquement que la somme de 249 600 dollars a été transférée sur un compte qu’il contrôlait.

Par conséquent, le communiqué public ne permet pas de savoir clairement comment Tazinya a dépensé cet argent.

L’affirmation selon laquelle il doit rembourser « le double » du prêt en l’espace de trois ans est également trompeuse. L’ordonnance de restitution de 564 500 dollars représente environ 2,26 fois le montant du prêt (249 600 dollars), mais le ministère de la Justice n’a pas expliqué comment le tribunal était parvenu à ce chiffre.

Il n’a pas non plus précisé que la totalité de la somme devait être versée dans un délai de trois ans. La période de trois ans mentionnée dans le jugement concerne sa période de liberté surveillée après sa sortie de prison.

Pourquoi Audrey Monkam est mentionnée

Audrey Monkam a été couronnée Miss Cameroun 2020 le 28 décembre 2019. Elle et Tazinya se sont fiancés puis mariés en 2024, soit près de quatre ans après la demande de prêt frauduleuse.

Leur mariage confère à cette affaire une portée publique plus large, car Audrey Monkam est une personnalité publique reconnue et le couple a partagé certains aspects de sa relation avec le public.

Toutefois, la chronologie de leur relation, les célébrations de leurs fiançailles et les messages publics de soutien d’Audrey Monkam envers son mari ne permettent pas d’établir qu’elle était au courant de la fraude ou qu’elle y a participé.

La procédure fédérale, United States v. Tazinya, concerne Kingsley Tazinya. Les documents de l’accusation et du tribunal ne contiennent aucune allégation reliant l’ancienne Miss Cameroun, Audrey Monkam, à la demande frauduleuse, aux fonds issus du prêt ou à l’infraction pour laquelle son mari a été condamné.

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immigration, suppression du droit du sol, regroupement familial, le RN veut trancher par référendum

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Le Rassemblement National, parti qui porte Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2027 en France propose un référendum sur plusieurs sujets clés. Il s’agit de l’immigration, la suppression du droit du sol et le regroupement familial entre autres.

À quelques mois de l’élection présidentielle en France, les candidats accélèrent la cadence, vont à la rencontre des Français et exhibent leur programme. Parmi ces candidats, Marine Le Pen du Rassemblement National propose un programme anti-migratoire. Selon le président du RN, Jordan Bardella, le parti proposera un grand référendum sur l’immigration.

En effet, les Français seront appelés à trancher les questions de la suppression du droit du sol, l’expulsion systématique des étrangers condamnés et la fin du regroupement familial entre autres. «Nous permettrons enfin au peuple de France de reprendre le contrôle de sa politique migratoire« , a écrit Jordan Bardella.

Pour le parti d’extrême-droite, le mandat de Marine Le Pen, si elle remporte la présidentielle de 2027, sera axé sur la priorité nationale. Une politique qui inquiète la société civile et certains milieux politiques.

Dans les sondages, la candidate du RN, Marine Le Pen maintient la course en tête. Ce qui fait dire à Jordan Bardella que l’élection présidentielle 2027 sera la plus déterminante des 50 dernières années en France. «Avec Marine Le Pen, nous savons la chance historique de sauver notre pays, mais nous aurons besoin de votre mobilisation« , a déclaré aux militants du parti lors de son déplacement dans l’Oise.

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le Cameroun appelle à une mobilisation mondiale renforcée

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À New York, le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, a plaidé pour une mobilisation politique, financière et diplomatique accrue en faveur de l’élimination des hépatites virales, à l’occasion de la 5ᵉ réunion annuelle du Groupe des amis des Nations unies pour l’élimination des hépatites.

Prenant la parole le 21 septembre 2026, en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre de la santé, Dr Malachie Manaouda a soutenu le projet de résolution consacré à l’élimination des hépatites virales. Il a relevé le paradoxe entre l’existence de vaccins, de moyens de dépistage et de traitements efficaces et le poids persistant de ces maladies, qui touchent près de 287 millions de personnes et causent environ 1,3 million de décès chaque année.

En effet, le ministre a également présenté les avancées enregistrées au Cameroun. Le nombre de Centres de Traitement Agréés est passé de 21 à 65, tandis que le dépistage des femmes enceintes est passé de 312 280 en 2024 à 404 192 en 2025. Par ailleurs, Yaoundé a introduit la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B et rendu gratuite la prophylaxie destinée aux femmes enceintes porteuses du virus.

Pour accélérer la riposte, le Cameroun préconise notamment l’intégration progressive de la prise en charge des hépatites dans le panier de soins de la Couverture Santé Universelle et la tenue d’une réunion de haut niveau des Nations unies en 2028, avec des objectifs mesurables et un mécanisme de suivi. A l’horizon 2030, le Cameroun ambitionne de renforcer la mobilisation internationale afin de contribuer à l’objectif d’élimination des hépatites.

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la lettre incendiaire qui remue 15 ans de secrets

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la lettre incendiaire qui remue 15 ans de secrets
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Dans une lettre ouverte de 20 pages rédigée depuis la prison centrale de Yaoundé, Olivier Bibou Nissack répond longuement à une récente sortie médiatique de Cabral Libii.

L’ancien porte-parole de Maurice Kamto conteste notamment les déclarations attribuées au président du PCRN au sujet des procès-verbaux de la présidentielle de 2018. Il revient aussi sur leur ancienne proximité, les relations entre leurs familles, les attaques visant son épouse, son incarcération, les rapports entre le PCRN et le RDPC, ainsi que plusieurs épisodes de la vie politique camerounaise.

Depuis sa cellule de la prison centrale de Yaoundé, Olivier Bibou Nissack a choisi de rompre avec la réserve qu’il dit avoir observée depuis plusieurs années. Dans une lettre ouverte datée du 21 septembre 2026, adressée à Cabral Li Ngue Ngue, le militant proche de Maurice Kamto répond à une intervention récente du président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN).

La correspondance, présentée comme un « pamphlet », s’étend sur vingt pages. Elle mêle souvenirs personnels, épisodes politiques, griefs familiaux et contestations de plusieurs affirmations que Bibou Nissack attribue à Cabral Libii.

Dès les premières pages, Bibou Nissack rappelle que sa relation avec Cabral Libii ne serait pas née dans la politique. Il évoque une proximité remontant à une quinzaine d’années, notamment autour d’émissions et de cercles de réflexion à Yaoundé.

Il cite notamment « On refait l’actu », « Grand Collège du Cameroun », « Verbatim » sur Sky One Radio et le « Club de la pensée ». Il décrit cette période comme celle d’une « fratrie médiatique » réunissant plusieurs personnalités aujourd’hui engagées dans des trajectoires politiques différentes.

L’auteur rappelle également plusieurs épisodes personnels qu’il présente comme des preuves de l’importance qu’il accordait à cette relation : son implication dans certaines difficultés rencontrées par Péguy, aujourd’hui épouse de Cabral Libii, durant ses années à l’ENS de Yaoundé, sa présence lors du mariage religieux du couple ou encore son intervention, selon son récit, pour faciliter une transfusion sanguine urgente au frère de Cabral à l’Hôpital central de Yaoundé.

Ces souvenirs servent de toile de fond à son principal reproche : Bibou Nissack estime que l’attitude actuelle de Cabral Libii serait en rupture avec cette ancienne proximité.

Le dossier des PV de 2018 au cœur de la réponse

Le point central de la lettre reste toutefois la présidentielle de 2018 et la question des procès-verbaux (PV) électoraux.

Bibou Nissack conteste formellement avoir reçu de Cabral Libii des PV issus de cette élection. Il affirme que leur rencontre individuelle après le scrutin avait principalement porté sur une éventuelle alliance entre les forces politiques de Maurice Kamto et celles de Cabral Libii.

À cette époque, rappelle-t-il, il était chargé de la communication de Maurice Kamto. Il affirme avoir obtenu l’autorisation de son candidat pour explorer les possibilités d’un rapprochement avec Cabral.

Selon son récit, la rencontre s’est tenue au quartier Nkoldongo, au siège de campagne de Cabral et du mouvement « 11 millions de citoyens ». Bibou Nissack dit avoir alors cherché à identifier les points de convergence entre les deux camps.

Il rapporte notamment une déclaration qu’il attribue à Cabral Libii : si Maurice Kamto appelait le peuple camerounais à se mobiliser dans le cadre du contentieux postélectoral, Cabral aurait indiqué qu’il le rejoindrait.

Bibou Nissack affirme également qu’après le lancement du Plan national de résistance pacifique par Kamto, il aurait tenté de reprendre contact avec Cabral, sans succès.

« Je n’ai jamais reçu tes PV », soutient-il

Dans sa lettre, Bibou Nissack insiste sur une distinction entre la question du recomptage des suffrages et celle de la possession des procès-verbaux.

Il affirme que la demande formulée par le camp Kamto concernait un recomptage sous supervision internationale et non une remise de PV par Cabral Libii à sa personne.

Il renvoie aussi à une déclaration publique de Cabral Libii datant du 4 novembre 2018, dans laquelle ce dernier aurait affirmé détenir 13 662 PV. Nissack utilise ce chiffre pour soutenir qu’une éventuelle remise de l’ensemble de ces documents aurait nécessité une importante organisation matérielle.

Il estime par ailleurs que si une transmission de PV devait être effectuée, le président d’Univers, le professeur Prosper Nkou Mvondo, aurait été un interlocuteur plus logique que lui.

La controverse autour de ces documents n’est pas nouvelle. En décembre 2025, des publications de presse avaient déjà rapporté des accusations selon lesquelles Bibou Nissack aurait réceptionné ou déchargé des PV liés au PCRN lors de la présidentielle de 2018. Son épouse avait alors rejeté ces accusations.

De l’alliance de 2018 aux critiques sur l’opposition en 2025

Bibou Nissack élargit ensuite son argumentaire à la stratégie politique de Cabral Libii.

Il lui reproche notamment d’avoir beaucoup parlé d’union des forces de l’opposition sans, selon lui, concrétiser suffisamment cette logique par des alliances électorales. Il revient sur la présidentielle de 2025 et demande pourquoi Cabral, sachant qu’il ne pouvait pas remporter seul le scrutin selon son interprétation des résultats, n’aurait pas conclu une alliance avec un autre candidat de l’opposition.

Il cite également le cas d’Issa Tchiroma Bakary et de la coalition de 2025, pour soutenir que Cabral Libii n’aurait pas occupé le rôle fédérateur qu’il revendiquait auparavant.

Ces passages relèvent de l’analyse et du jugement politique de Bibou Nissack, et non d’un constat indépendant établi dans la lettre.

L’affaire du décès de la mère de Bibou Nissack

Le texte prend ensuite une tournure beaucoup plus personnelle.

Bibou Nissack reproche à Cabral Libii son absence aux obsèques de sa mère. Il explique avoir attendu sa présence parmi les nombreuses personnes venues lui rendre hommage et affirme finalement avoir constaté son absence.

Il lui reproche également de ne pas lui avoir rendu visite à la prison centrale de Yaoundé depuis son incarcération, contrairement à de nombreuses autres personnalités, anonymes ou connues, dont il dresse une longue liste.

Il cite notamment Alice Kom, Jean Calvin Aba’a Oyono, Jean Michel Nintcheu, ainsi que des représentants de l’UPC-Manidem et d’autres visiteurs venus lui témoigner leur solidarité.

Selon lui, cette absence est particulièrement douloureuse compte tenu de leur ancienne proximité.

Les attaques contre son épouse

Un autre chapitre important concerne son épouse, Jeanne Bibou Nissack. L’auteur affirme qu’après son incarcération, son épouse aurait fait l’objet d’attaques coordonnées sur les réseaux sociaux. Il évoque notamment des publications à caractère sexuel et diffamatoire et cite le profil « Blanche Tchekebara ».

Bibou Nissack affirme que certaines personnes liées au PCRN auraient relayé ou partagé ces contenus. Il soutient que son épouse avait ensuite saisi les instances internes du PCRN.

Il affirme que celle-ci s’était rendue au siège du parti pour déposer une plainte auprès du Comité de surveillance et d’éthique du PCRN, mais qu’aucune suite n’aurait été donnée selon lui.

Il reproche donc à Cabral Libii de ne pas avoir réagi publiquement à cette situation.

Il précise qu’à ses yeux, le problème ne serait plus seulement celui d’une absence de solidarité personnelle, mais d’une responsabilité morale liée à la position de Cabral à la tête du PCRN.

Sa visite en prison avec un député RDPC

Bibou Nissack revient également sur une visite de Cabral Libii à la prison centrale de Yaoundé avec le député RDPC Vincent de Paul Emah Etoundi.

Il affirme que cette visite s’inscrivait dans le cadre d’une mission parlementaire et reproche à Cabral de ne pas avoir profité de cette occasion pour demander à le rencontrer.

Cette absence constitue, selon lui, une nouvelle illustration de la distance prise par son ancien ami.

Le dossier Atanga Nji et le mariage civil

La lettre aborde aussi un épisode lié à son mariage civil. Bibou Nissack accuse Paul Atanga Nji d’avoir, selon son récit, entrepris des démarches visant à empêcher la célébration de son union civile avec Jeanne.

Il reproche à Cabral Libii de ne pas avoir réagi à cette période.

Il rappelle ensuite que lui-même et son épouse avaient, par le passé, participé aux événements importants de la vie de Cabral et de Péguy.

Une série de questions sur le PCRN et le RDPC

La deuxième partie de la lettre devient beaucoup plus politique.

Bibou Nissack interroge Cabral Libii sur plusieurs épisodes liés au PCRN et au RDPC. Il évoque notamment les élections régionales et affirme que les conseillers PCRN auraient, dans plusieurs cas, voté pour des candidats du RDPC.

Les résultats des régionales de 2020 avaient effectivement montré une forte progression du RDPC dans plusieurs circonscriptions, tandis que le PCRN n’avait obtenu aucun siège régional. Cabral Libii avait alors publié son propre bilan des résultats et indiqué notamment une perte de voix de conseillers dans le Nyong-et-Kellé.

Dans sa lettre, Bibou Nissack demande toutefois à Cabral d’expliquer ce qu’il considère comme des rapprochements politiques entre les deux formations.

Il cite aussi la position de Cabral sur le ministre de la Santé, Manaouda Malachie, et l’interroge sur sa réaction à des critiques formulées par une sénatrice RDPC concernant l’état du système sanitaire.

ADDEC et autres interrogations

Bibou Nissack évoque ensuite les anciennes relations de Cabral avec l’ADDEC, ainsi que son propre refus, à l’époque, de rejoindre cette organisation malgré une invitation de Cabral.

Il lui demande également de s’expliquer sur son attitude dans plusieurs affaires politiques et électorales.

Il cite notamment les cas Kona et Yebga dans le cadre du contentieux électoral, et questionne les différences de traitement observées, selon lui, dans les décisions rendues.

Il revient également sur l’épisode de l’exclusion de la candidature de Robert Kona et demande pourquoi Cabral n’aurait pas publiquement pris position à ce moment-là.

Le voyage en Côte d’Ivoire après 2018

Autre interrogation : Bibou Nissack demande à Cabral Libii d’expliquer son déplacement en Côte d’Ivoire après la présidentielle de 2018.

Il pose la question de l’objectif réel de ce déplacement et de sa pertinence dans le contexte postélectoral.

Là encore, il s’agit d’une interrogation formulée par l’auteur de la lettre et non d’une conclusion établie indépendamment par le document.

Le nouveau débat sur le vice-président

La lettre intervient également dans un contexte politique nouveau. Quelques jours avant sa rédaction, Cabral Libii avait publiquement appelé Paul Biya à nommer un vice-président de la République, poste réintroduit par la réforme constitutionnelle d’avril 2026.

Bibou Nissack ne se contente pas de critiquer cette initiative : il s’en sert pour questionner plus largement le positionnement actuel de Cabral Libii.

Il lui reproche notamment de multiplier les prises de position qu’il juge éloignées de la logique d’opposition qu’il revendiquait auparavant.

Les féminicides et le rôle de député

Dans un autre passage, Bibou Nissack interroge Cabral Libii sur son activité parlementaire.

Il lui demande pourquoi, au regard de son statut de député, il ne prendrait pas davantage d’initiatives législatives sur les féminicides et les violences faites aux femmes et aux filles.

Il évoque également le contrôle de l’action gouvernementale, notamment dans le secteur de la santé, et questionne la conception que Cabral se fait de son mandat parlementaire.

L’extension de l’hôtel des députés

Bibou Nissack aborde enfin la question d’un projet de construction d’une extension de l’hôtel des députés.

Il s’interroge sur l’opportunité d’un tel investissement au regard de la situation des finances publiques camerounaises. Il suggère qu’une partie des ressources mobilisées pourrait plutôt être consacrée à des mécanismes de prévention des violences faites aux femmes.

Cette séquence constitue moins une accusation directe qu’une critique de la hiérarchisation des priorités publiques et parlementaires.

Un message sur sa réinsertion

Dans les dernières pages, le ton change progressivement.

Bibou Nissack rappelle que le 22 septembre 2026 marque, selon lui, le sixième anniversaire de son enlèvement. Il évoque les mesures préparatoires à la réinsertion des détenus et rend hommage au professeur Alain Fogué, qu’il remercie pour son engagement dans les démarches administratives liées à cette réinsertion.

Il demande également à Cabral de transmettre ses salutations à Péguy, notamment pour la naissance récente d’un enfant dans son foyer.

Il dit regretter de devoir évoquer ces questions dans une lettre publique, mais estime que la gravité de la situation l’y contraint.

Une conclusion sous forme d’avertissement biblique

La lettre s’achève sur plusieurs références bibliques consacrées à la vérité et au mensonge : Proverbes 12:22, Colossiens 3:9, Jean 8:44, Apocalypse 21:8, Proverbes 19:9, Éphésiens 4:25, Zacharie 8:16 et Psaume 34:14.

Bibou Nissack demande à Cabral Libii de tirer des enseignements de ces passages.

Après vingt pages de reproches, de souvenirs, de questions politiques et d’accusations qu’il attribue à son ancien ami, il signe : « Fraternellement. Bibou Nissack, ton ami et frère », en se présentant comme « prisonnier politique » et « Ngataman Kamtozard ».

Cette lettre constitue ainsi une réponse très large, qui dépasse largement la seule controverse autour des PV de 2018. Bibou Nissack y oppose à Cabral Libii sa propre lecture de quinze années de relations personnelles et politiques, tout en mettant sur la table une série de dossiers allant de la présidentielle de 2018 aux rapports entre opposition et pouvoir, en passant par les affaires familiales, son incarcération et le fonctionnement du PCRN.

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