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Assimi Goïta inaugure le Centre d’intelligence artificielle et de robotique

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À la veille du 66 anniversaire de l’indépendance du Mali, le Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a procédé, ce lundi 21 septembre, à l’inauguration du Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), à Kati Sirakoro Niaré, en présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Bouréma KANSAYE, ainsi que de la Directrice du centre, Mme Jacqueline KONATÉ SOGOBA. La population de Kati s’est massivement mobilisée pour réserver un accueil chaleureux au Chef de l’État et à sa délégation.

Dans son allocution, le secrétaire général de la mairie de Kati, M. Zanga DAO, a salué l’installation de cette infrastructure comme un nouveau pilier de développement pour la commune et pour le pays tout entier. L’architecte, M. Abdoulaye ARAMA, a ensuite présenté l’ouvrage, doté d’espaces administratifs, de dortoirs, d’une salle de sport, d’un restaurant, d’une salle de drones et de salles techniques. La directrice, Mme Jacqueline KONATÉ SOGOBA, a rappelé, pour sa part, la pose de la première pierre de ce joyau architectural en 2023.

Elle a saisi l’occasion pour exprimer toute sa fierté devant un centre appelé à offrir une formation rigoureuse et sélective, pour laquelle il sera fait appel à l’expertise des Maliens de l’intérieur comme de la diaspora. Le ministre Bouréma KANSAYE a, pour sa part, salué un chantier « entièrement financé sur le budget national », concrétisant, selon lui, la vision portée par le Président de la Transition. Ces différentes interventions ont été suivies d’une visite guidée de l’infrastructure, à laquelle ont pris part le Chef de l’État et l’ensemble des invités.

Cette inauguration a été, pour le Président de la Transition, l’occasion d’adresser ses vœux de bonne fête à l’ensemble des Maliens, tout en formulant des souhaits de prompt rétablissement aux blessés et en priant pour le repos éternel des disparus. Il a inscrit l’inauguration du CIAR-Mali dans la continuité de l’œuvre des pères de l’indépendance. Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a affirmé que le Mali dispose aujourd’hui de ressources humaines capables de rivaliser sur le plan international, avant d’adresser ses remerciements à l’ensemble des acteurs ayant permis l’aboutissement de cette initiative.

Le Chef de l’État a, par ailleurs, invité les populations et les futurs usagers du centre à en prendre le plus grand soin. Selon ses explications, le CIAR-Mali permettra de poser les bases de la souveraineté technologique nationale. Le Président GOÏTA a également souligné que l’ensemble de l’infrastructure avait été construit par des entreprises maliennes. Il a aussi tenu à remercier le peuple malien pour sa résilience et son accompagnement constant, qui ont rendu possible la réalisation de ce projet, l’encourageant à poursuivre dans cette dynamique.

Le Président de la Transition a enfin précisé les attentes placées dans ce nouvel outil : apporter des solutions maliennes aux problèmes maliens, en particulier dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de la sécurité et des mines, tout en accroissant l’autonomie technologique du pays. Qualifiant le CIAR-Mali d’espoir pour le Mali, il s’est enfin réjoui de l’engouement manifesté par la jeunesse malienne pour les outils technologiques, qu’il considère comme un gage de réussite pour cette ambition de souveraineté, informe la présidence de la République du Mali.

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La BAD fait couvrir 293 milliards de FCFA de son risque souverain sur le Cameroun par la BID et la BAsD

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La BAD fait couvrir 293 milliards de FCFA de son risque souverain sur le Cameroun par la BID et la BAsD
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(Investir au Cameroun) – La Banque africaine de développement (BAD) partage avec deux autres banques multilatérales une partie du risque de non-remboursement lié à ses engagements souverains au Cameroun. Au 30 juin 2026, cette couverture portait sur 509 millions de dollars, soit environ 293 milliards de FCFA : 275 millions de dollars auprès de la Banque interaméricaine de développement (BID) et 234 millions auprès de la Banque asiatique de développement (BAsD), selon les états financiers intermédiaires de la BAD déposés auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine.

Ces 509 millions de dollars ne constituent ni un nouveau prêt au Cameroun, ni une enveloppe supplémentaire mise à la disposition de l’État. Ils correspondent à une protection financière : si certains engagements souverains camerounais concernés n’étaient pas remboursés dans les conditions prévues, la BID et la BAsD supporteraient une partie des pertes de la BAD. Celle-ci reste toutefois le prêteur et conserve une partie du risque.

Le mécanisme ne signifie donc pas qu’un défaut de paiement du Cameroun est attendu. Il permet surtout aux banques multilatérales de répartir leurs risques entre elles afin d’éviter une trop forte concentration de leurs engagements sur certains pays.

Une couverture déjà en place en 2025

Les 509 millions de dollars ne constituent pas une nouveauté apparue en 2026. Au 30 juin 2025, les comptes de la BAD faisaient déjà apparaître exactement les mêmes montants : 275 millions de dollars de protection auprès de la BID et 234 millions auprès de la BAsD. Les derniers états financiers montrent donc que cette couverture a été maintenue un an plus tard.

Ces opérations sont réalisées dans le cadre d’« Exposure Exchange Agreements » (EEA), des accords par lesquels plusieurs banques multilatérales se répartissent une partie du risque lié à leurs prêts souverains. Chaque établissement conserve ses prêts dans ses comptes et reste en relation avec l’emprunteur.

La BAD utilise ce mécanisme depuis 2015. En juillet 2023, elle a notamment conclu avec la Banque asiatique de développement un accord d’un milliard de dollars courant jusqu’en 2038. Un second accord du même montant a été finalisé en octobre 2024.

Les états financiers ne permettent toutefois pas d’identifier les projets ou prêts camerounais précisément couverts par les 509 millions de dollars. Ils indiquent seulement le montant global du risque transféré à la BID et à la BAsD.

Le portefeuille camerounais progresse de 13,8 %

Cette couverture intervient alors que le volume des prêts recensés par la BAD au Cameroun augmente. Au 30 juin 2026, il atteignait 2,386 milliards d’unités de compte (UA), contre 2,097 milliards un an plus tôt, soit une progression de 13,8 %. Le nombre de prêts est passé de 22 à 24.

Au taux comptable utilisé par la BAD à cette date, ce portefeuille représente environ 1 863 milliards de FCFA.

Le montant des prêts déjà décaissés et restant à rembourser est passé de 935,6 millions d’UA en juin 2025 à 1,023 milliard d’UA en juin 2026, soit une hausse de 9,4 %. À l’inverse, les financements signés mais pas encore versés ont reculé de 1,162 milliard à 1,102 milliard d’UA, soit une baisse de 5,1 %. Les comptes font également apparaître 260,4 millions d’UA de prêts encore non signés.

Il n’est cependant pas possible de rapporter directement les 509 millions de dollars de couverture aux 2,386 milliards d’UA du portefeuille total. Le premier montant concerne certaines expositions souveraines, tandis que le second couvre un périmètre plus large de prêts au Cameroun.

Pour la BAD, l’opération permet donc principalement de réduire la part du risque camerounais qu’elle porte seule. Les comptes publiés ne permettent en revanche pas d’établir combien de nouveaux financements cette protection a éventuellement permis de dégager au profit du Cameroun.

Amina Malloum

Lire aussi :

19-07-2026 – Cameroun-BAD : 833,8 milliards de FCFA approuvés depuis 2023, mais un taux de décaissement de 26 %

16-07-2026 – La BAD approuve un prêt 53,3 milliards de FCFA pour irriguer 618 hectares à Demsa, Bibémi et Poli au Cameroun

15-07-2026 – Financements/BAD : le Cameroun risque de perdre 292 milliards de FCFA, dont 207 milliards pour la route Ngoura– Yokadouma

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une mission américaine au Cameroun pour renforcer la Marine nationale

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une mission américaine au Cameroun pour renforcer la Marine nationale
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Du 14 au 18 septembre 2026, une mission d’expertise technique américaine a effectué une visite de travail au Cameroun, dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale en matière de sécurité et de sûreté maritimes.

Ouverte à la Base Navale de Douala, cette mission a permis d’examiner plusieurs sites appelés à accompagner la montée en puissance de la Marine Nationale, notamment à travers le renforcement de son soutien infrastructurel et de ses capacités de conduite des opérations maritimes.

Les travaux se sont poursuivis dans la région du Sud-Ouest, notamment à la Base Navale de Limbé, autour des perspectives d’amélioration des capacités d’accueil, de mise à l’eau et de déploiement des unités navales, ainsi que du développement d’infrastructures adaptées aux exigences opérationnelles.

Au-delà des échanges techniques, cette mission marque une étape dans la maturation de projets structurants, destinés à consolider l’outil infrastructurel, la coordination opérationnelle, la surveillance et la connaissance de l’environnement maritime.

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Ciment : avec sa marque Nono Cement, le Chinois CAC vient durcir la concurrence au Cameroun

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Ciment : avec sa marque Nono Cement, le Chinois CAC vient durcir la concurrence au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Central Africa Cement (CAC), entreprise portée par des investisseurs chinois, étend la distribution de sa marque Nono Cement à Yaoundé. Dans plusieurs quincailleries visitées mi-septembre 2026 parInvestir au Cameroun, le sac de 50 kg est proposé à 5 000 FCFA, contre 5 100 à 5 300 FCFA pour certaines références concurrentes présentées dans les mêmes points de vente.

L’écart atteint ainsi 100 à 300 FCFA par sac, soit environ 2 % à 5,7 % par rapport aux prix concurrents observés. Ces relevés restent cependant limités à un échantillon de quincailleries de Yaoundé et ne permettent pas d’établir un prix moyen national.

«C’est le ciment Nono, un nouveau produit fabriqué par des Chinois à Edéa. Il se vend beaucoup en ce moment, certainement parce que les gens veulent le tester», confie un tenancier de quincaillerie à Nkozoa, dans la périphérie de la capitale. CAC n’a publié ni volumes de ventes ni données sur l’étendue de son réseau de distribution. L’intérêt signalé par les commerçants ne peut donc pas encore être assimilé à une progression mesurée de ses parts de marché.

L’emballage identifie Central Africa Cement comme producteur. Son usine d’Edéa a été inaugurée le 19 septembre 2025 par le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry. Le Rapport sur la dynamique de l’investissement privé en 2025, publié le 31 août 2026 par le ministère de l’Économie, chiffre le projet à 12 milliards de FCFA et l’attribue à des investisseurs chinois.

La présence de Nono Cement à Yaoundé, près d’un an après cette inauguration, ne signifie toutefois pas que le produit vient seulement d’être commercialisé au Cameroun. Il a pu être distribué auparavant à Edéa, Douala ou dans d’autres localités. Aucune date officielle de lancement commercial n’a été rendue publique.

Une capacité comprise entre 1 et 1,5 million de tonnes selon les sources

Le Minepat attribue à CAC une capacité installée de 1,5 million de tonnes par an. Ce chiffre est contredit par les informations communiquées lors de l’inauguration.Cameroon Tribuneindiquait le 22 septembre 2025 une capacité annuelle d’un million de tonnes.

Le Guardian Postdu 23 septembre 2025 rapportait également un million de tonnes, réparties entre 300 000 tonnes d’une première gamme et 700 000 tonnes d’une seconde, selon le directeur général de CAC, Willy Valère Foamouwe Nono. L’écart de 500 000 tonnes entre ces données n’est expliqué dans aucun des documents consultés.

L’usine mélange de la pouzzolane et du calcaire extraits localement avec du clinker importé. L’utilisation de ces matières locales peut réduire la quantité de clinker nécessaire par tonne de ciment, mais CAC demeure tributaire de cet intrant semi-fini, obtenu par cuisson du calcaire et indispensable à la fabrication du ciment.

La facture du clinker atteint 97,1 milliards de FCFA

Cette dépendance reste importante à l’échelle nationale. Selon les données de la douane reprises dans le Rapport sur l’économie camerounaise en 2025, le pays a importé 3,107 millions de tonnes de clinker pour 97,1 milliards de FCFA en 2025, contre 2,577 millions de tonnes pour 84,9 milliards en 2024.

Les importations ont donc progressé de 20,5 % en volume et de 14,4 % en valeur. Rapportée aux tonnages, la valeur moyenne déclarée est passée d’environ 32 929 à 31 255 FCFA la tonne, soit une baisse de 5,1 %, selon les calculs d’Investir au Cameroun. La diminution du coût moyen n’a pas empêché la facture totale d’augmenter de 12,2 milliards de FCFA en un an.

Ces données ne permettent pas d’attribuer la hausse des importations à une entreprise précise. Elles montrent cependant que l’augmentation des capacités locales de broyage ne s’est pas encore traduite par une réduction des achats extérieurs de clinker.

Huit producteurs, mais pas autant de données sur la production réelle

Avec CAC, le marché compte au moins huit producteurs dont les produits sont signalés comme commercialisés : Cimencam, Cimaf, Dangote Cement, Medcem, Mira Company, Cimpor, Sinafcim — qui commercialise la marque Cimaco — et Central Africa Cement. Il s’agit d’un décompte des entreprises, et non des usines, certains opérateurs disposant de plusieurs sites.

La fin du monopole de Cimencam remonte à février 2014, lorsque Cimaf a commencé à vendre le ciment produit dans son unité de Bonabéri, après 48 ans de domination du producteur historique, selonWorld Cement, le 18 février 2014. Dangote Cement a ensuite commencé à expédier sa production de Douala en mars 2015, d’après son rapport annuel 2015.

Yousheng Cement ne doit pas encore être ajouté aux producteurs opérationnels. Le Minepat indique que les travaux de son usine de Dibamba, d’un coût annoncé de 30 milliards de FCFA et d’une capacité projetée de 1,8 million de tonnes, devaient s’achever en 2026. Aucun démarrage effectif de sa production n’a pu être vérifié.

Le gouvernement considère désormais les capacités installées comme supérieures à la demande nationale. Mais une capacité nominale mesure le maximum théorique d’une usine, pas sa production effective. Les données publiques disponibles ne précisent ni les taux d’utilisation des nouvelles unités ni leurs ventes.

Le prix de 5 000 FCFA observé pour Nono Cement doit également être comparé à des produits de même classe de résistance. Depuis le 9 décembre 2024, les prix maximaux de Cimencam à Yaoundé sont, par exemple, de 4 600 FCFA pour le ciment 32.5R et de 5 200 FCFA pour le 42.5R, selon le communiqué du ministère du Commerce rapporté le 6 décembre 2024.

En l’absence d’une grille publique propre à Nono Cement et d’une identification certaine de la classe comparée dans chaque quincaillerie, les 5 000 FCFA constituent un prix ponctuellement observé à Yaoundé. Ils ne suffisent pas encore à démontrer une baisse générale ou durable des prix du ciment.

Brice R. Mbodiam

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