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un conseiller municipal tué malgré le paiement d’une rançon

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un conseiller municipal tué malgré le paiement d’une rançon
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Un conseiller municipal de Ndu, dans la région du Nord-Ouest, a été brutalement tué par des combattants séparatistes après plusieurs semaines de captivité, tandis qu’un employé municipal lutte pour sa survie après avoir traversé ce que le maire, Abdou Kafon Borno, décrit comme la même chambre de torture.

Dans un communiqué daté du 21 septembre, le maire indique que M. Issa Ntarike, conseiller pour Ntisaw et président du syndicat des chauffeurs de l’arrondissement de Ndu, a été enlevé le mardi 25 août et soumis à des tortures incessantes jusqu’à ce qu’il soit finalement tué le 15 septembre.

Sa famille aurait versé une somme considérable en guise de rançon, mais les combattants ont tout de même fini par l’exécuter. Son corps n’a pas encore été retrouvé. Il laisse dans le deuil une veuve et six enfants.

Le maire affirme que les ravisseurs étaient des combattants séparatistes (« Amba boys ») de la zone de Ngarbuh/Mbam.

Une autre victime, un employé de la mairie, lutte pour sa survie à l’annexe de l’hôpital régional de Nkambe après avoir subi le même calvaire. Sa famille a également été contrainte de verser des sommes importantes sous la menace.

La localité de Ndu vit depuis des mois sous ce que la mairie qualifie de « règne de la terreur », marqué par des enlèvements, des demandes de rançon et des actes de torture aggravée perpétrés par des combattants séparatistes. Le maire souligne que la communauté est en proie à une profonde angoisse, nul ne sachant qui sera la prochaine victime.

« Une poignée d’individus armés, se réclamant de la sécession, ont confisqué le destin de notre peuple et en disposent de manière irresponsable à des fins personnelles », peut-on lire dans le communiqué.

La mairie a appelé au dialogue communautaire, exhortant les autorités traditionnelles et religieuses, les organisations de la société civile et les leaders d’opinion à poursuivre les efforts de paix et de réconciliation précédemment engagés.

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Numérique : le CITS26 veut faire du Cameroun une base d’externalisation des services numériques

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Numérique : le CITS26 veut faire du Cameroun une base d’externalisation des services numériques
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(Investir au Cameroun) – Faire travailler depuis le Cameroun des développeurs, spécialistes de la donnée ou professionnels du support informatique pour des entreprises étrangères : c’est l’un des paris de la deuxième édition du Cameroon International Tech Summit (CITS26), prévue du 15 au 17 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé. Organisé par Mountain Hub sous le thème « The Bold Agenda », le sommet fait de l’externalisation des services numériques l’une de ses quatre priorités, avec l’emploi des jeunes, le financement des start-up et les technologies liées au développement durable.

Le modèle cité par Ayuk Etta, président du CITS et PDG de Mountain Hub, est celui de l’Inde, qui a développé une industrie de services informatiques réalisés à distance pour des entreprises étrangères.

« Les jeunes travaillent à partir de l’Inde pour développer les services pour les Américains. Nous, en tant que Camerounais, on peut faire ça ici au Cameroun. Nous sommes sur la même time zone qu’en Europe. Nous sommes bilingues », explique-t-il.

L’externalisation peut couvrir le développement de logiciels, la maintenance informatique, le traitement de données, le support technique ou la relation client. La prestation est réalisée au Cameroun mais facturée à un client étranger. Ayuk Etta estime toutefois que cette activité suppose une connexion internet fiable et une alimentation électrique stable.

120 000 diplômés, un chiffre non confirmé officiellement

Le promoteur du CITS rattache cette stratégie à l’insertion des jeunes diplômés. Il affirme que 120 000 diplômés universitaires arrivent chaque année sur le marché du travail camerounais et que seulement 5 % accèdent à des emplois qu’il qualifie de « traditionnels », soit environ 6 000 personnes.

Ces chiffres doivent rester attribués à Ayuk Etta. Aucune statistique officielle récente retrouvée ne permet de confirmer simultanément les 120 000 nouveaux diplômés par an et ce taux de 5 %.

Mountain Hub propose donc de chercher une partie de la demande de travail hors du marché national : une entreprise étrangère pourrait acheter au Cameroun des prestations numériques sans que les personnes qui les exécutent aient à émigrer. Ayuk Etta estime aussi que le pays doit mieux numériser, structurer et protéger ses données pour développer des outils d’intelligence artificielle adaptés aux réalités locales.

Un financement africain très concentré

Le CITS26 veut également rapprocher les start-up camerounaises des investisseurs. Ayuk Etta estime que l’écosystème compte encore trop peu d’entreprises capables d’absorber des financements de plusieurs millions d’euros.

« On doit avoir un écosystème qui peut produire cinq start-up qui peuvent absorber 5 millions d’euros. Et c’est ce travail que nous […] on souhaite faire avec le CITS », affirme-t-il.

Les données de Partech montrent l’écart avec les principaux pôles africains. En 2025, les entreprises technologiques du continent ont mobilisé 4,1 milliards de dollars en fonds propres et en dette, en hausse de 25 % sur un an. Le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria ont capté 72 % de ces financements.

Le Kenya arrive en tête avec 1,04 milliard de dollars, devant l’Afrique du Sud avec 715 millions, l’Égypte avec 604 millions et le Nigeria avec 572 millions. Derrière, le Sénégal a mobilisé 223 millions de dollars, le Ghana 90 millions et le Maroc 80 millions. Le Cameroun ne figure pas parmi les principaux marchés recensés.

10 000 participants visés à Yaoundé

Pour l’édition 2026, les organisateurs visent 10 000 participants physiques sur trois jours. Ils déclarent avoir accueilli plus de 8 000 personnes sur place et 50 000 en ligne lors de la première édition en 2024. Ces chiffres restent déclaratifs.

Le programme annonce 140 sessions sur sept thématiques, avec notamment un bootcamp d’innovation, un village des start-up, un salon de l’emploi, des démonstrations d’intelligence artificielle et des rencontres d’affaires.

La compétition Lion’s Den devient aussi la finale régionale camerounaise de la Startup World Cup. Dix start-up doivent pitcher le 17 octobre. Le gagnant intégrera le parcours vers la finale mondiale à San Francisco et recevra un billet d’avion aller-retour pour un représentant. Le million de dollars associé à la compétition n’est pas attribué à Yaoundé : il concerne le gagnant mondial, sous la forme d’un investissement pouvant aller jusqu’à ce montant.

Le CITS rattache enfin « The Bold Agenda » à la SND30, à l’Agenda 2063 de l’Union africaine et aux Objectifs de développement durable. La SND30 prévoit le développement des PME, de l’entrepreneuriat des jeunes et une meilleure adéquation entre formation et emploi.

Au-delà de l’audience du sommet, le pari sur l’externalisation se mesurera surtout aux contrats obtenus auprès de clients étrangers, aux emplois créés et aux financements mobilisés par les start-up camerounaises.

Ludovic Amara

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plusieurs quartiers seront privés d’eau potable le mardi 22 septembre

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La Camwater a annoncé ce lundi 21 septembre, d’importantes perturbations dans la desserte en eau potable dans plusieurs quartiers de Maroua. Cette interruption est liée à des travaux de raccordement de nouvelles canalisations au réseau de transport existant interviendra le mardi 22 septembre 2026.

La desserte en eau potable sera temporairement perturbée dans plusieurs quartiers de la ville de Maroua, dans la région de l’Extrême-Nord. Selon un communiqué de la délégation régionale de l’Extrême-Nord de la Camwater, ces perturbations interviennent dans le cadre des travaux de raccordement de canalisations posées au titre du Projet 09 Villes – Phase 2 au réseau de transport existant DN400.

En effet, ces travaux nécessiteront l’arrêt temporaire de la production au champ captant de Kongola, entraînant une interruption de la distribution dans les quartiers Djarengol Kodeck, Dougoy, Doursoungo, Louggéo, Sararé, Ouro-Bikordi, Lopéré, Founangue, Kakatéré, Diguïrwo, Djoudandou, Doualaré, Pont Vert, Hardé, Domayo et Zokok.

Face à ces perturbations, l’entreprise dirigée par Dr Moussa Blaise invite les populations concernées à constituer des réserves d’eau avant le démarrage des travaux afin de limiter les désagréments. La remise en service des installations et le rétablissement progressif de la desserte sont prévus dès l’achèvement des travaux.

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mort mystérieuse d’une élève de 12 ans au Collège De La Salle

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mort mystérieuse d’une élève de 12 ans au Collège De La Salle
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Une élève de 12 ans est décédée vendredi 18 septembre au Collège De La Salle, à Akwa, dans la ville de Douala, dans des circonstances qui suscitent l’indignation du Syndicat national autonome de l’enseignement secondaire (SNAES).

La victime, identifiée comme Essoe Moukoko Ozanne, était scolarisée en classe de 5ᵉ A. Dans un communiqué relayé par le syndicat, le SNAES affirme que l’élève est décédée après avoir été retrouvée dans un état préoccupant au sein de l’établissement.

Le syndicat évoque des examens réalisés à l’Hôpital Laquintinie de Douala et fait état de traces qui, selon lui, pourraient indiquer une consommation forcée de substances ainsi que des violences sexuelles. Ces éléments n’ont toutefois pas, à ce stade, été corroborés publiquement par une source judiciaire indépendante.

Le SNAES demande l’ouverture d’une enquête criminelle afin de déterminer les circonstances exactes du décès et d’identifier d’éventuels responsables.

Lire le communiqué du SNAES :

ALERTE ROUGE : L’ÉCOLE CAMEROUNAISE EN DEUIL – JUSTICE POUR LA PETITE ESSOE MOUKOKO OZANNE (12 ANS)
(Au collège de la salle à Douala)

Le Syndicat national autonome de l’enseignement secondaire (SNAES) pleure de rage et d’indignation. L’école n’est plus un sanctuaire, c’est devenu une zone de danger de mort pour nos enfants.

Le vendredi 18 septembre 2026, l’innocence a été fauchée au sein du Collège De La Salle à Douala (Akwa). La petite Essoe Moukoko Ozanne, 12 ans, élève en 5ᵉ A, a perdu la vie dans des conditions atroces, au sein d’un établissement qui, comme tant d’autres, est laissé démuni face au grand banditisme.

Les analyses des médecins légistes de l’hôpital Laquintinie ont découvert l’insoutenable : notre jeune fille a été lourdement droguée de force (une substance verdâtre retrouvée sur sa langue). Des prédateurs l’ont violée et sodomisée, laissant leurs saletés biologiques (traces de sperme). Elle a succombé à la forte dose de dr*gue qu’elle a reçue. Comment lutter à mains nues contre des criminels qui infiltrent nos murs avec du poison ?

Jusqu’à quand allons-nous tolérer cela ?

Après l’élève Blériot Tsanou poignardé à Deïdo, après le meurtre du professeur Boris Njomi Tchakounté à Nkolbisson… Voici Ozanne. L’infiltration des stupéfiants, notamment le Tramadol et le cannabis qui touchent 21 % des jeunes, détruit nos écoles.

Il est temps que l’État assume son rôle régalien ! Le financement de l’éducation et de la sécurité incombe à l’État ! L’État doit donner aux établissements publics les moyens d’assurer leur sécurité, et exiger que les établissements privés soient systématiquement à la hauteur. On ne badine pas avec la vie de nos enfants !

Le SNAES exige des actes forts et financés par le gouvernement :

  • Une enquête criminelle d’envergure pour arrêter ces monstres !
  • Un financement massif de l’État pour la sécurité de toutes nos écoles publiques !
  • L’obligation pour les écoles privées d’être à la hauteur des mêmes standards de sécurité !
  • Le déploiement d’une vraie police scolaire pour éradiquer les dealers de nos établissements !
  • La prison à vie pour les prédateurs en milieu scolaire selon l’article 350 du Code pénal !

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