Actualités locales
Cyrille Atonfack dénonce les « mensonges » des séparatistes après l’opération militaire

Le Capitaine de Vaisseau Cyrille Serge Atonfack Guemo a dénoncé samedi les récits qu’il qualifie de « fallacieux » diffusés après une opération des forces de défense camerounaises contre un groupe armé dans la localité d’Akwaya, dans la région du Sud-Ouest, en proie à un conflit séparatiste depuis plusieurs années.
Dans un éditorial consacré à l’opération, le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense accuse les séparatistes et leurs soutiens de chercher à inverser la responsabilité des violences en présentant, selon lui, des combattants armés comme de simples civils.
« Nos ennemis seraient à court d’imagination », affirme-t-il, dénonçant une « offensive diffamatoire » qui consisterait à reprendre les mêmes accusations contre les militaires camerounais. Il assure que les récits faisant état d’exactions commises par les forces de défense ne correspondent pas à la réalité des opérations menées sur le terrain.
Lire l’éditorial de Cyrille Serge Atonfack Guemo :
« Sécessionnistes séparatistes : justes de cyniques et perfides sanguinaires
Après la terrible déculottée que viennent d’infliger nos vaillants soldats à un groupe d’hommes armés en infiltration du côté d’Akwaya dans la région administrative du Sud-Ouest, il fallait s’attendre à la réaction outrée des commanditaires de cette équipée séditieuse avortée. Et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les habituelles caisses de résonance de la meurtrière imposture inondaient la médiasphère de récits fallacieux, assortis de narratifs tout aussi fumeux, vraisemblablement préparés à l’avance.
Des individus lourdement armés et d’une agressivité bestiale y sont présentés comme étant de paisibles citoyens juste réunis en la circonstance pour faire la fête à nos soldats. Il s’en sera d’ailleurs fallu de peu ! Seul le professionnalisme de nos militaires leur aura permis d’inverser le cours des détonantes effusions servies par le groupe de terroristes. Il ne restait plus qu’à faire passer les exterminateurs pour des anges gardiens. Et inversement. La ritournelle est de coutume.
Lorsqu’ils ne sont pas accusés de faire un usage excessif de la force, pour s’être servis d’un bulldozer soit pour dégager des barricades, ou encore pour refermer des tranchées creusées par des groupes armés à certains endroits sur les routes, nos braves défenseurs militaires, gendarmes et policiers se voient imputer tantôt l’incendie d’édifices publics et privés, tantôt des enlèvements de personnes, sans parler de massacres à répétition. Et dans ce dernier registre, nos détracteurs avaient tôt fait d’insinuer une sorte d’inimitié entre les personnels de nos Forces de Défense et de Sécurité, et des personnes présentant des déficiences intellectuelles, physiques ou psychologiques. Excusez du peu !
La dernière offensive diffamatoire en date, qui n’est certainement pas la dernière de la série, semble pourtant démontrer que bien malgré eux, nos ennemis seraient à court d’imagination. Aussi en sont-ils venus à ressasser les mêmes mensonges, les mêmes fausses accusations, dans l’espoir qu’à force de répétition, ces malencontreuses affabulations soient enfin prises pour des vérités. Souhaitons-leur bien du courage !
Car il faut beaucoup plus qu’un tissu de mensonges somme toute lamentables, pour convaincre l’opinion que nos braves soldats, humanistes dans l’âme, ardents patriotes et grands bâtisseurs de nos infrastructures, soient capables des monstruosités dont on les accable. En tout cas, ces inférences intellectuelles, ces inversions accusatoires, ces travestissements de la vérité ne passent pas. Nos compatriotes ne sont pas dupes. Il y a belle lurette que les Camerounais savent distinguer le bon grain de l’ivraie.
Préserver l’intégrité du territoire national, garantir la sécurité des personnes et des biens, participer à l’œuvre de développement de notre pays, telles sont les tâches auxquelles sont attelés nos soldats, parfois au péril de leurs vies. Nos frontières sont ainsi rendues intangibles, le territoire national quadrillé, les populations protégées, soignées et secourues au besoin, des voies de communication ouvertes ou réhabilitées, des immeubles érigés, et la jeunesse éduquée. Le tout par nos filles et fils, intrépides soldats de la République, en qui la Nation tout entière se reconnaît. /-«
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Alice Nkom annonce faire appel de sa condamnation
Me Alice Nkom a annoncé qu’elle fera appel de la décision de justice la condamnant à un an de prison avec sursis pendant cinq ans dans l’affaire de bris de scellés au siège du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC).
Le lundi 21 septembre 2026, le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a rendu son verdict dans l’affaire dite bris de scellés au siège du REDHAC. La juridiction a condamné l’avocate Alice Nkom à un an d’emprisonnement avec sursis pendant cinq ans pour avoir brisé les scellés apposés par l’administration territoriale sur les bureaux du REDHAC à Douala, organisation de défense des droits humains dont elle est la présidente du conseil d’administration.
Par ailleurs, l’avocate écope aussi d’une amende de 500 000 FCFA et 62 100 FCFA de dépens. En raison de son âge, elle échappe à la contrainte par corps. Trois jours après ce verdict qui fait réagir, Me Alice Nkom ne compte pas en rester là. Sur sa page Facebook, la première femme avocate inscrite au barreau du Cameroun annonce son intention de faire appel du jugement.
« Nous allons faire appel », assure Alice Nkom !
«… On va plaider le droit, et la cour va dire le droit« , a-t-elle écrit. «Et après, si on estime que même la cour d’appel est maquée, on ira à la Cour suprême pour dire le droit« , a conclu l’avocate.
Figure majeure de la défense des droits humains au Cameroun, Alice Nkom a été nommée porte-parole d’Issa Tchiroma Bakary après la présidentielle du 12 octobre 2025. L’opposant exilé en Gambie revendique la victoire à ce scrutin, officiellement remporté par le président Paul Biya, au pouvoir depuis de quatre décennies au Cameroun.
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le FDC appelle à un nouveau report des élections

Denis Emilien Atangana demande pour ce fait le front commun de l’opposition.
En sa qualité de président du Front démocrate camerounais (FDC), Denis Emilien Atangana, écrivant à ses confrères politiques, demande un nouveau report des élections législatives et municipales.
« Les élections législatives et municipales sont certaines. En analysant les deux décrets portant prorogation des mandats des conseillers municipaux et des députés, l’expert des questions électorales que je suis peut aisément s’attendre à ce que le corps électoral soit convoqué par le président de la République le 8 novembre 2026 et que le scrutin proprement dit se tienne le 07 février 2027. Toutefois, sur le plan légal, le président de la République peut encore proroger les mandats des conseillers municipaux et des députés. C’est d’ailleurs ce que le FDC invite les partis politiques d’opposition exiger en ce moment afin de garantir une participation qualitative, quantitative et inclusive des Camerounais du triangle national », écrit-il.
Avant que ne se tiennent les élections législatives et municipales, le FDC représenté par son leader Denis Emilien Atangana pense qu’il faudrait régler des préalables avant la convocation du corps électoral.
« Pourquoi les partis politiques sérieux de l’opposition n’arrivent à se rendre compte des menaces qui pèsent sur les élections législatives et municipales si le corps électoral était convoqué en l’état ? Une mobilisation générale de l’opposition camerounaise s’impose par la mise en place d’un front commun. Il subsiste deux préalables majeurs qui rendent juridiquement et politiquement intenable la tenue du scrutin en l’état : 1-* Le découpage électoral actuel est obsolète. Il ne reflète plus la réalité démographique du pays. Il est illogique d’aller à des élections législatives sans attendre les résultats du recensement général de la population en cours. Un nouveau découpage électoral implique un nouveau décret fixant le nombre de députés et de conseillers municipaux par circonscription électorale. L’actualisation de la carte administrative relève aujourd’hui d’une urgence.
2- *L’exigence de l’attestation de conformité fiscale* Comme pièce du dossier de déclaration de candidature, l’ACF pose un grave problème de légalité et d’accès. Sur le plan de la légalité, elle ne figure nulle part dans le code électoral. C’est un document illégal exigé aux candidats. Nous avions d’ailleurs saisi le Conseil constitutionnel, le Conseil électoral, l’Assemblée nationale, le Sénat et les autres acteurs du processus électoral pour dénoncer ce document illégal », écrit-il.
Le FDC affirme que la possession de l’attestation en question est primordiale.
« Aussi, dans la pratique, l’obtention de cette attestation est extrêmement difficile, voire discriminatoire, ce qui constitue un verrouillage anticonstitutionnel de la candidature. Il y a un risque majeur de faire les élections sans candidats. Comment peut-on demander aux candidats de produire une pièce qui ne se génère que sur le site web de la Direction générale des Impôts, dans un pays où l’accès à l’électricité et à Internet constitue encore un luxe ? Un site web qui bégaye éternellement. C’est un préalable qu’il faut impérativement régler avant toute convocation du corps électoral. L’opposition doit s’approprier ce combat par un front commun. Tant que ces deux verrous ne sont pas levés, toute convocation du corps électoral précipitée exposerait le processus à une contestation massive et à une faible représentativité. La mise en place d’un front commun par les partis politiques de l’opposition relève désormais d’un devoir et d’une urgence signalée », écrit-il.
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le Cameroun et la Libye envisagent de réactiver leurs liaisons
Le Cameroun et la Libye souhaitent donner un nouvel élan à leur coopération dans le secteur des transports. La réactivation des liaisons aériennes entre les deux pays a notamment été au cœur des échanges entre le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibehè, et l’ambassadeur de Libye au Cameroun, Adel Shawi, le 23 septembre 2026 à Yaoundé.
Reçu en audience par le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibehè, le diplomate libyen a évoqué les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur le secteur aérien.
Adel Shawi a fait part de la volonté de la partie libyenne de réactiver les liaisons aériennes entre le Cameroun et la Libye, afin de faciliter la mobilité des personnes et de renforcer les échanges entre les deux pays. Il a également présenté les opportunités qu’offre la Libye aux investisseurs, opérateurs économiques et touristes, malgré les défis sécuritaires persistants.
De son côté, le ministre camerounais des Transports a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à accompagner les initiatives visant à consolider cette coopération. Il a proposé la mise en place de groupes de travail réunissant les responsables techniques compétents afin d’examiner les conditions de réactivation des liaisons aériennes, d’identifier les éventuels préalables et de dégager des pistes concrètes de mise en œuvre.
Cette démarche ouvre ainsi la voie à une relance de la coopération aérienne entre Yaoundé et Tripoli, dans le cadre du renforcement des échanges Sud-Sud.
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