À quelques mois de l’élection présidentielle française de 2027, Vincent Lindon refuse de dévoiler son choix politique. En pleine promotion du film Les Misérables, dans lequel il incarne Jean Valjean, l’acteur revendique toutefois un cinéma engagé et apporte son soutien à la mobilisation des lycéens.
Vincent Lindon ne compte pas séparer le cinéma des questions de société. À 67 ans, le comédien revient sur le devant de la scène avec Les Misérables, le film de Fred Cavayé attendu dans les salles françaises le mercredi 14 octobre 2026.
Dans un entretien accordé au Parisien le dimanche 11 octobre, l’acteur a évoqué les liens entre le roman de Victor Hugo, publié en 1862, et les tensions sociales actuelles. L’occasion pour lui de parler de politique, alors que la présidentielle de 2027 se rapproche.
Interrogé sur le candidat qu’il pourrait soutenir, Vincent Lindon n’a cependant donné aucun nom. Il préfère renvoyer le public à ses choix artistiques et aux sujets qu’il défend à travers ses films.
Vincent Lindon refuse de dévoiler son candidat pour la présidentielle 2027
La question de ses préférences politiques n’a pas laissé l’acteur sans réponse, mais celui-ci a refusé de livrer un choix à la hâte.
« Je ne peux pas répondre en deux minutes à cette question ou alors ce serait juste une punchline », a-t-il expliqué au Parisien.
Vincent Lindon estime que ses engagements se lisent déjà dans les œuvres auxquelles il participe. « Vous ne demanderiez pas à une personnalité politique ce qu’elle pense d’Autant en emporte le vent. Je fais des films engagés, je porte mon lot », a-t-il déclaré.
Une manière de défendre son implication dans le débat public sans annoncer de soutien à un candidat précis pour 2027.
L’acteur a également réagi avec amusement à un sondage publié par L’Opinion en 2025, qui lui aurait attribué un potentiel électoral de 13 %. Une donnée qui ne signifie pas nécessairement que 13 % des électeurs auraient l’intention de voter pour lui, mais plutôt qu’il aurait pu disposer d’un certain potentiel dans le cadre étudié.
« Mais je n’ai rien demandé », a-t-il répondu avec le sourire, selon le récit de son entretien.
Les Misérables : pourquoi Vincent Lindon fait le lien avec la société actuelle
Dans le film de Fred Cavayé, Vincent Lindon prête ses traits à Jean Valjean, personnage central du roman de Victor Hugo. Pour le comédien, cette œuvre du XIXe siècle conserve une résonance particulière face aux inégalités et aux tensions sociales contemporaines.
Dans les colonnes du Parisien, il explique que le livre continue de faire écho aux mouvements populaires et aux débats sur la justice sociale.
« Chaque fois que le peuple manifeste, on peut faire référence aux Misérables », souligne-t-il, en opposant les personnages qui incarnent la solidarité à ceux qui représentent la répression ou l’exploitation.
L’acteur estime également que le cinéma doit pouvoir traiter ces questions. Selon lui, les films engagés ont leur place dans une société traversée par des revendications sociales et des désaccords politiques.
Le roman de Victor Hugo, paru en 1862, suit notamment le parcours de Jean Valjean, ancien forçat confronté aux injustices de son époque. Son histoire met en scène la pauvreté, la rédemption, les inégalités et le rapport entre la loi et la justice, des thèmes que Vincent Lindon rapproche des préoccupations actuelles.
Vincent Lindon soutient les lycéens et défend leurs revendications
Le 8 octobre 2026, sur France Inter, Vincent Lindon s’est également exprimé sur la mobilisation des lycéens. Invité de l’émission L’Invité de 8h20 : le grand entretien, l’acteur a défendu les revendications des jeunes, notamment sur les conditions d’accueil dans les établissements scolaires et le partage des moyens.
Dans cet entretien animé par Benjamin Duhamel et Florence Paracuellos, il a comparé la situation actuelle aux mouvements de Mai 1968.
« En mai 68, c’était le rejet de la société de consommation. Aujourd’hui, c’est une crise contre la pénurie », a-t-il expliqué, en évoquant les besoins matériels des élèves, les sanitaires et l’égalité des chances.
Le comédien a aussi insisté sur le fait que les jeunes réclament, selon lui, des droits légitimes. Père d’enfants ayant fréquenté le collège et le lycée, il a souligné que leurs revendications lui semblaient particulièrement significatives.
Pour illustrer son propos, Vincent Lindon a repris une formule associée à Jean Valjean : « À trop vouloir l’ordre, on finit par trouver le chaos. » Une citation qui fait directement écho au personnage qu’il incarne dans le film de Fred Cavayé, dont la sortie en salles est annoncée pour le 14 octobre 2026.