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Une enquête de la BBC révèle comment les Kenyans accusent les personnes âgées de sorcellerie mais les tuent pour des terres

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Une enquête de la BBC révèle comment les Kenyans accusent les personnes âgées de sorcellerie mais les tuent pour des terres
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Par Kate Bih

Sur la côte de Kilifi au Kenya, au moins une personne âgée perd la vie chaque semaine sous le couvert d’accusations de sorcellerie. une enquête de BBC Africa Eye Un rapport publié lundi révèle un motif bien plus sinistre derrière ces meurtres brutaux : la cupidité foncière.

Partout en Afrique et ailleurs, la peur de la sorcellerie conduit souvent à des attaques violentes contre les personnes âgées. À Kilifi, on estime que 70 décès surviennent chaque année, mais ces actes de violence sont davantage liés à des conflits fonciers qu’à des phénomènes surnaturels.

L’enquête de la BBC Africa Eye révèle que de nombreuses victimes âgées ne sont pas ciblées par des inconnus, mais par leur propre famille, les personnes mêmes qui devraient les protéger.

Un tueur avoué a reconnu avoir assassiné une vingtaine de personnes, souvent embauché par les proches des victimes, qui payent 50 000 shillings kenyans (environ 237 433 francs CFA) pour ses services.

L’une de ces victimes est David, 69 ans, qui craint désormais son fils Chris.

« Il veut me tuer pour pouvoir hériter de la terre », a déclaré David, expliquant pourquoi il dort chez son frère pour éviter d’être assassiné.

Tambala, 74 ans, a survécu à deux attaques brutales. La première lui a laissé un œil et la seconde a entraîné l’amputation de ses parties génitales. « J’ai recousu cet homme, mais ça ne marchera pas », se lamente sa femme.

Tambala estime que les attaques ont été motivées par un désir de récupérer ses terres.

Dans un autre cas tragique, Catana, 63 ans, a eu les deux membres sectionnés après avoir été accusé de sorcellerie.

Catana possède six hectares de terrain en bord de mer mais l’a depuis abandonné, trouvant refuge dans une maison de retraite pour personnes âgées agressées.

« Si quelqu’un est accusé d’être un sorcier, ses chances de survie sont très minimes. Ils utilisent la sorcellerie comme justification pour attirer la sympathie du public, et les gens vont simplement supposer et dire que si vous êtes un sorcier, c’est que c’est une bonne chose que vous ayez été tué », explique Julius, qui dirige une organisation qui lutte pour les droits des personnes âgées étiquetées comme sorcières.

« C’est une catastrophe nationale à laquelle il faut remédier de toute urgence. »

Les personnes âgées se teignent désormais les cheveux en noir. Cette teinture est devenue un moyen d’échapper aux accusations de sorcellerie.

Sifa Changwawa, une villageoise locale, explique : « Nous sommes âgées, c’est pourquoi nous utilisons cette teinture pour éviter d’être tuées. Nous utilisons cette teinture en raison du comportement choquant des jeunes. Lorsqu’ils voient les cheveux gris de leur grand-mère, ils prétendent qu’elle est une sorcière et ils l’exécutent. »

L’enquête de la BBC Africa Eye souligne la nécessité d’une intervention urgente pour protéger les personnes âgées de ces meurtres brutaux et injustes, car même les jeunes qui tuent aujourd’hui vieilliront aussi un jour.

©Mimi Mefo Info

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Cameroun – Banque mondiale : de nouveaux investissements annoncés dans l’énergie et l’emploi des jeunes

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Cameroun – Banque mondiale : de nouveaux investissements annoncés dans l’énergie et l’emploi des jeunes
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La Banque mondiale prépare de nouveaux investissements destinés à renforcer l’accès à l’électricité et à soutenir l’emploi des jeunes au Cameroun. L’annonce a été faite à l’issue d’une audience récemment accordée à Yaoundé par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, au directeur des opérations de l’institution pour le Cameroun, Cheick Kanté. Les échanges ont principalement porté sur le renforcement des programmes de développement en cours ainsi que sur l’accélération de la mise en œuvre de projets jugés prioritaires par le gouvernement camerounais.

La rencontre a également permis de passer en revue le cadre global de coopération entre le Cameroun et l’institution de Bretton Woods, qui finance déjà plusieurs programmes dans des secteurs clés tels que le développement numérique, l’urbanisme, l’éducation, l’énergie, la décentralisation et les infrastructures de transport. Au cours de l’audience, les deux responsables ont évalué l’état d’avancement de ces initiatives et examiné les moyens de consolider le partenariat afin d’obtenir des résultats plus significatifs.

Les discussions ont également porté sur l’appui de la Banque mondiale aux réformes de politiques publiques engagées par le gouvernement. S’exprimant à la presse à l’issue de la rencontre, Cheick Kanté a indiqué que les échanges ont notamment porté sur l’accompagnement de l’institution financière internationale aux priorités de développement du Cameroun. Il a souligné que le secteur de l’énergie figure parmi les axes majeurs de coopération, compte tenu de son importance stratégique pour la transformation économique du pays.

Selon lui, le développement énergétique constitue un levier essentiel pour soutenir la croissance et accompagner l’ambition du Cameroun de devenir un pays émergent à l’horizon 2035. La Banque mondiale intervient déjà dans ce domaine à travers plusieurs instruments de financement, notamment des garanties et des financements directs destinés à accélérer la réalisation de projets. Les deux parties ont également évoqué la participation du Cameroun au programme énergétique visant à élargir l’accès à l’électricité à grande échelle.

 L’objectif est de permettre à environ huit millions de Camerounais supplémentaires d’être connectés au réseau électrique d’ici 2030, avec l’appui déterminant de la Banque mondiale. La question de l’emploi des jeunes et du développement des compétences a également occupé une place importante dans les discussions.

Dans un contexte marqué par la nécessité d’accroître les opportunités professionnelles pour la jeunesse, l’institution financière internationale étudie les moyens de soutenir des programmes favorisant la création d’emplois, notamment à travers la transformation économique et le renforcement des formations adaptées aux besoins du marché. Pour sa part, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a salué la qualité de la coopération entre le Cameroun et la Banque mondiale. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre et à renforcer ce partenariat stratégique afin d’assurer la réussite des projets de développement engagés au bénéfice des populations.

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Forages SNH/Tower Resources : une rallonge des délais en négociation

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Forages SNH/Tower Resources : une rallonge des délais en négociation
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C ’est un sursis qui pourrait débloquer une situation qui s’éternisait. Dix ans après la signature du contrat de partage de production avec l’État camerounais, l’opérateur britannique Tower Resources n’a toujours pas foré le puits promis sur le bloc Thali, situé dans le bassin sédimentaire du Rio Del Rey. Alors que les délais fixés par l’administration se rapprochent inexorablement, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) va recommander au ministère des Mines de repousser l’échéance. « Au Cameroun, la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) indique qu’elle recommandera au ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique d’accorder une extension d’un an de la première période d’exploration de la licence Thali, ce qui porterait son échéance à mars 2027″ indique Tower Resources dans son communiqué.

UN DÉLAI CONDITIONNÉ À UNE RECOMPOSITION DU TOUR DE TABLE

Ce répit accordé à la firme cotée à Londres n’est pas un blanc-seing. Il est lié à une opération financière majeure que la SNH valide dans le même mouvement. L’instance publique recommande en effet d’approuver le projet de farmout de Tower Resources, qui prévoit la cession de 42,5 % de ses parts dans la licence Thali à la société Prime Global Energies Ltd. Cet accord d’amodiation, récemment signé par les deux parties, doit permettre à Tower Resources d’injecter des liquidités fraîches, environ 15 millions de dollars (près de 10 milliards de FCFA), indispensables pour lancer enfin les opérations de terrain. Tower Resources indique toutefois qu’elle reste dans l’attente d’une confirmation écrite officielle de cette recommandation de la part du département ministériel compétent. Pour comprendre les origines de ce feuilleton, il faut revenir à la genèse du projet.

En septembre 2015, la SNH officialisait à Yaoundé la signature d’un contrat de partage de production avec Tower Resources pour le compte du bloc Thali, une zone offshore située dans le bassin du Rio Del Rey, une extension naturelle des riches gisements du Delta du Niger nigérian. À l’époque, l’enthousiasme était palpable. L’opérateur britannique, également intéressé par le bloc voisin Dissoni, présentait un programme ambitieux. La planification initiale prévoyait l’acquisition de données sismiques en trois dimensions dès 2016, avec un lancement effectif des forages programmé sur la période 2017-2018.

 Dix ans plus tard, le constat est celui d’une exploration au point mort. La licence Thali, qui recèle pourtant des prospects identifiés comme la structure NJOM-3, n’a pas vu le moindre forage aboutir. Ce bloc est considéré comme stratégique pour le Cameroun en raison de sa localisation en eaux peu profondes, à proximité de champs pétroliers déjà en activité, ce qui promet des coûts de développement maîtrisés et des possibilités de raccordement rapides en cas de découverte. Mais le développement de l’actif butait depuis des années sur les difficultés de financement de Tower Resources, un petit opérateur londonien contraint de céder des parts pour réunir le capital nécessaire.

Le contexte pétrolier mondial, longtemps défavorable aux petits explorateurs, a également joué un rôle dans cette inertie. Avec cette extension de délai et l’entrée imminente de Prime Global Energies à son capital, l’ultimatum est désormais connu de tous : il faudra forer avant mars 2027.

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CAMWATER : le directeur général dénonce la fraude autour des kits de branchement

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CAMWATER : le directeur général dénonce la fraude autour des kits de branchement
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Le Directeur général de la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER), Dr Blaise Moussa, a vivement dénoncé des pratiques frauduleuses qui, selon lui, entravent l’accès normal des populations aux services d’eau potable. Dans une déclaration rendue publique récemment, le patron de l’entreprise publique s’est insurgé contre les plaintes persistantes d’usagers affirmant ne pas trouver de matériel pour se raccorder au réseau.

 Selon lui, ces accusations ne reflètent pas la réalité des stocks disponibles au sein de l’entreprise. « Je suis fatigué d’entendre dire que les kits de branchement sont introuvables alors que chacune des douze délégations régionales dispose de milliers de kits qui ne sont pas transformés en branchements effectifs et en abonnements », a déclaré Blaise Moussa.

PLUS DE 80 000 KITS DISPONIBLES

 Le directeur général a révélé que CAMWATER dispose actuellement de plus de 80 000 kits complets de branchement répartis dans ses magasins à travers le pays. Malgré cette disponibilité, de nombreux ménages continuent pourtant de signaler des retards dans la réalisation de leurs raccordements. Pour la direction de l’entreprise, cette situation serait en grande partie liée à des comportements frauduleux de certains agents indélicats. Ces derniers informeraient faussement les usagers d’une rupture de stock, tout en proposant les équipements de manière officieuse contre des paiements illégaux. « Ces brebis galeuses mentent aux potentiels abonnés et tentent de leur extorquer de l’argent en prétendant que le matériel est indisponible », a dénoncé le directeur général, promettant des sanctions exemplaires contre les agents impliqués. Selon lui, la direction de CAMWATER n’hésitera pas à engager des procédures disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement pour tout personnel reconnu coupable de corruption ou de création artificielle de pénuries.

 UNE PRIORITÉ : AMÉLIORER L’ACCÈS À L’EAU POTABLE

Cette sortie du directeur général intervient dans un contexte où l’entreprise fait face à des critiques récurrentes liées aux délais de raccordement et à la qualité de la communication avec les usagers. Dans plusieurs villes, des ménages affirment attendre pendant des mois leur connexion au réseau d’eau potable. Pourtant, la direction assure avoir engagé plusieurs initiatives visant à accélérer les branchements. Une campagne de raccordements massifs a notamment été lancée afin de répondre à la forte demande des populations, avec la mobilisation d’équipes techniques et la mise à disposition de matériel en quantité suffisante dans les agences commerciales. Dans cette dynamique, CAMWATER a également annoncé un programme visant la réalisation de près de 200 000 nouveaux branchements sur l’ensemble du territoire national afin d’améliorer l’accès des ménages à l’eau potable.

Parallèlement, l’entreprise intensifie sa lutte contre les pratiques illégales qui affectent le réseau de distribution, notamment les branchements clandestins et les fraudes. Ces dernières années, plusieurs opérations de contrôle ont permis de démanteler des réseaux illégaux alimentant des centaines de ménages, causant d’importantes pertes financières et des perturbations dans la distribution de l’eau. Afin d’encourager la transparence, la direction de CAMWATER invite les usagers à signaler toute tentative de corruption ou toute irrégularité rencontrée lors des procédures de branchement.

Des canaux de dénonciation, notamment via des numéros dédiés, ont été mis en place pour recueillir les plaintes et protéger l’identité des dénonciateurs. Pour Blaise Moussa, la restauration de l’intégrité et de l’efficacité du service public de l’eau constitue désormais une priorité. L’objectif affiché par la direction est de garantir un accès plus rapide et plus équitable à l’eau potable pour les populations sur l’ensemble du territoire.

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