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Transidentité des mineurs: le Sénat se déchire sur un texte LR décrié | TV5MONDE

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“Offensive transphobe” ou “loi protectrice pour les mineurs” ? Le Sénat examine mardi un texte visant à encadrer les transitions de genre avant l’âge de 18 ans, une initiative des Républicains farouchement condamnée par la gauche et des associations.

Les débats s’annoncent très agités en début de soirée dans l’hémicycle, sur une proposition de loi particulièrement ciblée depuis plusieurs semaines par les associations de défense des droits des personnes transgenres.

Le texte de la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio prévoit notamment l’interdiction pour les mineurs des traitements hormonaux et le contrôle strict des prescriptions de “bloqueurs de puberté”, ces molécules qui permettent de suspendre le développement des caractères sexuels secondaires (poitrine, voix, pilosité) relevant du genre auquel l’enfant ne s’identifie pas.

“Un nombre croissant d’enfants et d’adolescents s’interrogent sur leur identité sexuelle. Il faut se poser les bonnes questions, pour ne pas accompagner trop tôt certains enfants vers des choses souvent irréversibles”, justifie l’auteure de la proposition de loi auprès de l’AFP.

Au Palais du Luxembourg, où la majorité penche à droite, cette initiative a suscité de vives réactions, tant sur le fond que sur la méthode. Ce texte, déposé en mars et très rapidement inscrit à l’ordre du jour, émane en effet des conclusions d’un rapport sénatorial rédigé en interne au sein du groupe Les Républicains et que beaucoup à gauche ont qualifié de “transphobe”.

“Ce texte part du principe que la transition est un problème, un danger, et que pour dissuader les gens de +transitionner+, il suffit de tout interdire”, s’alarme la socialiste Laurence Rossignol, ancienne ministre des Droits des femmes qui dénonce “l’instrumentalisation d’une question médicale à des fins réactionnaires”.

Texte “rééquilibré” ?

“C’est une aberration complète en termes de réalité scientifique et d’accompagnement médical”, renchérit l’écologiste Anne Souyris, dont le groupe défendra une motion de rejet préalable du texte en ouverture des débats.

Ces dernières semaines en France, plusieurs rassemblements contre la transphobie ont été organisés à l’initiative de collectifs et d’associations, avec cette proposition de loi comme cible principale. Un nouvel appel à manifester devant le Sénat a été lancé pour mardi à 13h00.

Nommé rapporteur sur la proposition de loi, le sénateur LR Alain Milon assure lui que le texte “n’est pas transphobe” et qu’il a été “rééquilibré” la semaine passée à son initiative en commission des Affaires sociales.

“Le Parlement se devait de remplir ce vide juridique avec une loi qui soit protectrice des mineurs et protectrice des professionnels de santé”, affirme ce médecin de profession, élu dans le Vaucluse.

La version du texte soumise au vote du Sénat prévoit ainsi d’encadrer la prescription des bloqueurs de puberté aux mineurs. Celle-ci serait désormais permise dans un cadre précis, au sein de “centres de référence pluridisciplinaires” et seulement après un suivi médical d’une durée d’au moins deux ans.

Gouvernement opposé

La prescription aux mineurs d’hormones croisées serait en revanche bien interdite, tout comme la réalisation de “chirurgies de réassignation”. Avec une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende pour les médecins qui contreviendraient à ces règles.

Des associations voient dans ce texte un retour des thérapies de conversion constitutives depuis 2022 d’un délit, ce que ses auteurs démentent.

Elles s’inquiètent notamment de l’intégration à ce texte d’un article dédié à la mise en place d’une stratégie nationale pour la pédopsychiatrie.

“L’incongruence de genre”, c’est-à-dire le sentiment d’une inadéquation entre le genre ressenti et celui de naissance, a pourtant été exclue de la catégorie des troubles mentaux par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2018.

Dans un avis, la défenseure des droits Claire Hédon s’était également inquiétée de dispositions de nature à “porter atteinte aux droits et à l’intérêt supérieur” des enfants. Elle craignait notamment des “risques d’atteinte majeure à leur santé”, évoquant également les risques de suicide.

“Cette loi ferait de la France le pire pays d’Europe en termes de législation sur le sujet, au niveau des états américains les plus restrictifs”, note Anaïs Perrin-Prevelle, coprésidente de l’association OUTrans, qui dénonce un “texte criminel”.

Le gouvernement a prévenu, par la voix de la ministre déléguée à la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, qu’il s’opposerait “avec force” au texte.

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Législatives: ‘nous pouvons gagner’ grâce ‘au vote de conscience’, estime Le Maire | TV5MONDE

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La “victoire” du camp présidentiel aux législatives “est possible”, estime le ministre de l’Economie Bruno Le Maire qui croit à un “sursaut et à un vote de conscience”, tout en reconnaissant que la dissolution “a créé de l’incompréhension”.

L’annonce dimanche dernier par Emmanuel Macron de la dissolution de l’Assemblée nationale “est la décision d’un seul homme, le président de la République. C’est sa prérogative, il l’a exercée”, a tenu à mettre en avant le ministre dimanche dans l’émission “Questions politiques” de France Inter/franceinfo/Le Monde.

“Ce que je constate, c’est qu’elle a créé dans notre pays de l’inquiétude, de l’incompréhension, parfois de la colère” auprès des Français. “J’ai envie de leur dire: +il y a un espoir+. […] Nous pouvons gagner, la victoire est possible” au sortir des urnes les 30 juin et 7 juillet, juge Bruno Le Maire.

“Ce n’est pas un vote idéologique, ça n’est pas un vote partisan, ça doit être un vote de conscience, chacun doit sonder sa conscience pour savoir ce qui est bon pour la nation française. (…) J’ai confiance dans la capacité des Français à (…) avoir ce sursaut dans les derniers jours pour nous donner une majorité”, a résumé le ministre de l’Economie et des Finances.

Il a appelé à “ouvrir les yeux sur les programmes” du Rassemblement national et du Nouveau Front populaire, qui sont, selon lui, “l’un comme l’autre un désastre pour notre économie” et “conduisent directement à un appauvrissement de tous nos compatriotes”.

M. Le Maire a notamment appelé “tous les sociaux démocrates responsables, raisonnables, attachés à leur pays, attachés au peuple français, qui ne veulent pas le mal des ouvriers, de tous ceux qui travaillent dans les usines, de ceux qui ne veulent pas cautionner les discours antisémites de la France insoumise, à rejoindre le bloc central” de la majorité présidentielle.

Il a également dénoncé “le climato-scepticisme complet du programme du RN, qui tourne le dos à la lutte contre le changement climatique”.

Concernant les mesures en faveur du pouvoir d’achat annoncées samedi par le Premier ministre Gabriel Attal, Bruno Le Maire a estimé que “c’est un excellent point de départ” mais “qu’il faudra de toute évidence aller beaucoup plus loin”.

Estimant que “le travail ne paie pas suffisamment”, il a notamment suggéré de “revoir les allègements de charge” pour avoir “moins d’écart” entre les salaires “bruts et nets” et “faire péter ce plafond de verre pour recréer de la dynamique salariale”.

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Jospin soutient le Nouveau Front populaire et critique la dissolution | TV5MONDE

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L’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a apporté dimanche son soutien au Nouveau Front populaire et critiqué Emmanuel Macron qui, avec la dissolution, “offre au Rassemblement national l’occasion de briguer le pouvoir”.

“En convoquant maintenant les élections législatives, le président offre au Rassemblement national l’occasion de briguer le pouvoir en France. Ce n’est pas responsable”, estime M. Jospin dans un entretien au Monde.

L’ancien Premier ministre (1997-2002) s’en prend à “l’arrogance” et “la légèreté” d’Emmanuel Macron qui “entraîne les Français dans sa précipitation”.

Pour M. Jospin, le RN “est nationaliste, xénophobe, et nombre de ses propositions heurtent nos principes républicains”.

“Sur le plan international, ses dirigeants sont prêts à pactiser avec celui qui s’affirme notre ennemi : Vladimir Poutine. Sans parler des doutes que l’on peut avoir sur la capacité des deux principaux responsables du RN à maîtriser les problèmes économiques et sociaux du pays”, ajoute-t-il.

Face à cela, le Nouveau Front populaire est “une des digues contre lesquelles peut se briser la vague”.

“Il est sain que, malgré des divergences connues, la France insoumise, le Parti socialiste, le Parti communiste et les Ecologistes aient signé l’accord récent. Et je me réjouis que Raphaël Glucksmann, qui vient de faire une belle campagne européenne, ne soit pas resté à l’écart”, juge-t-il.

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Législatives: dernières heures pour candidater, fin de suspense dans les 577 circonscriptions | TV5MONDE

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Fin de partie sur les intentions des uns et des autres: les postulants aux législatives dans les 577 circonscriptions ont jusqu’à 18h dimanche pour déposer leur déclaration de candidature en préfecture en vue du premier tour du 30 juin.

Candidatures dissidentes à gauche, alliances locales entre la droite et la majorité, ralliement de LR au RN… tout devrait être connu dimanche soir, à défaut d’être forcément clair après plusieurs journées de confusion.

A gauche, l’offre est déjà connue depuis la formation du Nouveau Front populaire qui a réussi à se mettre d’accord en quelques jours sur un programme et des candidatures.

Mais, au lendemain de manifestations contre l’extrême droite qui ont réuni selon les autorités 250.000 personnes dans toute la France, dont 75.000 à Paris (Lyon manifeste pour sa part dimanche), cette alliance, qui rassemble de l’anticapitaliste Philippe Poutou à l’ancien président François Hollande, doit encore convaincre qu’elle est capable de résister à l’hétérogénéité de ses composantes.

Dans la première crise traversée par la nouvelle alliance, LFI a fermé la porte samedi à toute contestation de ses choix d’investiture après avoir écarté plusieurs députés critiques de la personnalité et de la ligne de Jean-Luc Mélenchon, comme Danielle Simonnet, Raquel Garrido et Alexis Corbière.

“La cohérence politique et la loyauté dans le premier groupe parlementaire de gauche sont aussi une exigence pour gouverner”, a justifié M. Mélenchon. “Donnons-nous un avis sur les candidatures des partenaires ?”, a-t-il lancé aux autres formations de gauche qui ont critiqué une “purge”.

Ces députés écartés devraient maintenir leur candidature, même sans l’étiquette insoumise.

Une autre candidature d’un proche de Jean-Luc Mélenchon, celle d’Adrien Quatennens, député sortant du Nord condamné en 2022 à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour violences conjugales, est contestée par les “partenaires” de LFI qui devraient soutenir une candidate dissidente.

– Pouvoir d’achat –

Au centre, après la déroute des européennes et “la sidération” de la dissolution, la majorité tente de se remobiliser peu à peu sous la houlette de Gabriel Attal.

Sur le pouvoir d’achat, premier thème mis en avant par les Français, le Premier ministre a promis samedi plusieurs mesures en cas de victoire du camp présidentiel comme une baisse des factures d’électricité de 15% “dès l’hiver prochain” ou une hausse du montant de la prime dite “Macron”, versée par les entreprises à leurs salariés.

Du côté de LR, après la rocambolesque semaine consécutive au choix solitaire de son président Eric Ciotti de s’allier avec le RN, on tente tant bien que mal de maintenir une ligne indépendante de l’exécutif comme de l’extrême droite.

Mais dans plusieurs départements – comme celui du Premier ministre, les Hauts-de-Seine – des “pactes de non agression” entre la majorité et la droite semblent de facto se mettre en place, et des députés LR sortants seront assurés de pouvoir candidater sans macroniste contre eux.

A l’extrême droite, la clôture des candidatures permettra de juger des ralliements entrainés par Eric Ciotti.

Si le patron du RN Jordan Bardella a annoncé qu’il y aurait “un candidat commun” “dans 70 circonscriptions”, le Niçois ne semble avoir réussi à n’emmener aucune figure nationale avec lui.

Autre incertitude: le nombre de candidats Reconquête depuis qu’Eric Zemmour en a exclu Marion Maréchal et ses proches, les accusant de l’avoir “trahi” pour le RN. Si l’ancien journaliste veut des candidats partout, certains responsables locaux de son mouvement ont annoncé soutenir des candidats RN.

Reste à savoir si cette clarification dans l’offre électorale aura un impact chez les électeurs. Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune dimanche, un Français sur trois souhaite une victoire du RN, un sur quatre de l’alliance de gauche et un sur cinq de Renaissance.

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