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Pourquoi la médiation entre Kinshasa et Kigali est bloquée ?

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Les délégations ministérielles des deux pays se sont retrouvées à Luanda en vue de planifier une potentielle rencontre entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Mais tout ne semble pas aller comme sur des roulettes.

Le président angolais Joao Lourenço poursuit sa médiation entre Kinshasa et Kigali afin de tenter de régler la crise diplomatique qui secoue les deux pays.  Alors que plusieurs rencontres ont déjà eu lieu entre les délégations ministérielles des deux pays, Kinshasa a posé certaines conditions pour participer à cette rencontre. Felix Tshisekedi exige le retrait des troupes rwandaises de la RDC et le pré-cantonement du M23.

Des conditions qui pourraient être réfutées par Kigali et pousser les deux pays pays dans une escalade de violence. Répondant aux questions de Jeune Afrique pour savoir s’il était prêt à accepter les conditions posées par Kinshasa en vue d’un dialogue direct avec son homologue de la RDC, Paul Kagame a indiqué que « Ces points, parmi d’autres, devront être abordés par nos équipes respectives. Mais commencer des discussions en posant des conditions n’est pas la bonne manière de procéder. Parfois, certains souhaitent épater la galerie et prendre des positions dans les médias, ce qui ne fait que rendre le problème plus confus. J’espère que le médiateur tentera d’éliminer cette dimension au fil du processus. Si la partie congolaise pose des conditions, cela laisse penser que nous pourrions en faire de même. Nous n’aurions alors pas de points d’accord, et le problème ne serait pas abordé comme il le devrait. Je pourrais ainsi exiger que, pour des raisons sécuritaires, le président Tshisekedi revienne sur ses déclarations de guerre contre le Rwanda et la nécessité d’un ‘changement de régime’. Je pourrais aussi dire qu’à moins que les FDLR [Forces démocratiques de libération du Rwanda] se retirent de la RDC, je refuse de parler au président Tshisekedi, etc. Ces préconditions ne servent pas l’objectif de paix. J’espère que nous pourrons aller de l’avant ».

Selon Christophe Lutundula, le ministre des Affaires Étrangères et de la Francophonie de la RDC, interrogé lors d’un briefing presse tenu le lundi 26 mars 2024, en cas de refus de Paul Kagame de répondre aux exigences de Kinshasa ,  » nous n’allons pas le laisser faire, la guerre va continuer. Y a-t-il d’autres alternatives ? Nous continuerons la diplomatie, le président de la République l’a toujours dit, nous continuerons la diplomatie mais en même temps nous ne serons jamais naïfs pour croire qu’un beau matin on va venir nous dire allez c’est fini, Kagame est parti, non ! S’il ne sort pas, on va continuer la guerre. C’est clair », a-t-il répondu.  

« Nous n’avons pas de problème avec le peuple rwandais, ce sont les dirigeants rwandais qui ne comprennent pas que ce qu’ils font compromet même l’avenir des Rwandais eux-mêmes, on ne sait pas tirer les leçons de l’histoire. Regardez les pays qui étaient très puissants depuis l’antiquité romaine, comment ça s’est terminé ? Toutes les guerres que l’Occident a connues parce qu’en Afrique, ce qu’on a connu, ce n’était pas des guerres, il y avait des guerres entre les empires mais ce n’était pas comme ce qu’on a connu à l’occident. Ça va se terminer comme le président l’a dit, ceux qui dirigent le Rwanda aujourd’hui, ils ne seront pas éternels, ils ne le seront jamais. Ne perdons pas le discernement. Il faut se battre, défendre le pays, défendre notre indépendance, défendre nos richesses nationales mais ne perdons pas la lucidité », a poursuivi Christophe Lutundula, au sujet  de l’option de fermeture des frontières avec le Rwanda, le chef de la diplomatie congolaise estime qu’il n’y a pas de problèmes entre les deux peuples, le problème dans cette affaire est plutôt le régime de Paul Kagame.

Essama Aloubou

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Céline Dion signe son grand retour pour la couverture d’un magazine mondial

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Céline Dion s’est enfermée dans le silence pendant plusieurs années à cause de sa maladie, le syndrome de l’homme raide. Aujourd’hui, la diva canadienne est de retour ce lundi 22 avril, au devant de la scène, dans les pages du prestigieux magazine Vogue France.

Céline Dion : « Aujourd’hui, je suis une femme qui se sent très forte pour avancer. Un jour à la fois’’

La chanteuse canadienne, Céline Dion est vraiment déterminée à ne pas se laisser abattre par la maladie qui la ronge. Elle s’est donnée comme leitmotiv d’être forte et montrée à ses milliers fans à travers le monde qu’elle va s’en sortir et de la plus belle des manières. L’occasion ne manque pas de prouver que sa guérison n’est pas si loin. La star de 56 ans donne à nouveau des nouvelles rassurantes d’elle. La première, c’est son apparition surprise, mais fragile et heureuse au récent Grammy Awards. 

Cover Mai NB

Pour la version française du magazine international Vogue, Céline Dion a décidé de réaliser toute radieuse la couverture du mois de mai prochain. Sans manquer de parler dans une interview de sa maladie, le syndrome de la personne raide, et du travail colossal qu’elle effectue jour après jour pour pouvoir revenir au-devant de la scène. Par visioconférence depuis Las Vegas, la chanteuse a d’abord précisé : ‘’Ça va bien, mais c’est beaucoup de travail. « Aujourd’hui, je suis une femme qui se sent très forte pour avancer. Un jour à la fois’’. Avant d’ajouter : ‘’Pendant quatre ans, je me suis dit que je n’y retournerai pas, que je suis prête, que je ne suis pas prête… Aujourd’hui, je ne peux pas vous dire : “Oui, dans quatre mois.” Je ne sais pas… Mon corps me le dira. En revanche, je ne veux pas juste attendre. C’est dur moralement de vivre au jour le jour. C’est difficile, je travaille très fort et demain sera encore plus difficile’’

Cover Mai Manteau Rose

Par ailleurs, la diva canadienne et mère de trois garçons dont des jumeaux s’est dite honorée de poser en couverture de Vogue France qui sera disponible ce mercredi 24 avril dans les kiosques et en ligne tout en indiquant que lorsqu’elle était au mieux de son physique et de sa beauté, à 30 ans, on ne lui avait pourtant jamais demandé. ‘’Je suis très fière qu’à 55 ans, on me demande de révéler ma beauté. Mais c’est quoi la beauté ? La beauté, c’est vous, c’est moi, c’est l’intérieur, ce sont nos rêves, c’est aujourd’hui. […] Aujourd’hui, je suis une femme qui se sent très forte pour avancer. Un jour à la fois’’, dit-elle. 

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Togo : le mandat présidentiel passe de 5 à 4 ans, renouvelable une seule fois

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Au Togo, la nouvelle constitution a été confirmée après la seconde relecture demandée par le président Faure Gnassingbé. De nombreuses modifications ont été introduites après cette relecture.

Les modifications introduites après la relecture de la nouvelle constitution au Togo

Le Togo a tourné dos au régime semi-présidentiel pour le régime parlementaire. C’est le fruit de la nouvelle constitution adoptée par les députés à l’Assemblée nationale le 25 mars dernier. En effet, cette nouvelle disposition initiée par les autorités sous la gouvernance du président Faure Gnassingbé a été critiquée par l’opposition jusqu’à la protestation.

Malgré leur cri de cœur, la nouvelle constitution a été adoptée à nouveau le 19 avril 2024 après la demande d’une seconde lecture du président Faure Gnassingbé. Toutefois, plusieurs points stratégiques ont été touchés dans cette nouvelle constitution. Parmi les modifications introduites figure la réduction de la durée du mandat présidentiel à 4 ans, renouvelable une seule fois.

En plus, le président de la République prêtera dorénavant serment devant le Congrès. Cette réforme marque une évolution dans les pratiques institutionnelles du pays. Aussi, les conditions de candidature à la fonction présidentielle ont été revues.

Ainsi, les groupes parlementaires auront un rôle primordial à jouer dans le processus électoral. Pour rappel, la nouvelle loi fondamentale a été votée par une large majorité de 87 voix sur les 4/5 requises et ouvre la voie à une nouvelle ère politique au Togo.

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110 civils enlevés par des jihadistes

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Au Mali, des jihadistes présumés détiennent dans le centre du pays, plus de 110 civils enlevés il y a six jours, a indiqué lundi à l’AFP.

Selon la même source, trois bus transportant des civils ont été arrêtés le 16 avril par des « jihadistes », qui ont forcé les véhicules et les passagers à se diriger vers une forêt entre Bandiagara et Bankass, ont indiqué un groupement associatif local et un élu.

« Les trois bus et les passagers, soit plus de 120, sont toujours détenus par des jihadistes », a soutenu un élu de Bandiagara, qui a souhaité garder l’anonymat pour des raisons de sécurité.

Le Mali est ravagé depuis 2012 par différentes factions affiliées à Al-Qaïda et au groupe État islamique, ainsi que par des forces d’autodéfense autoproclamées et des bandits.

La détérioration de la situation sécuritaire a été aggravée par une crise humanitaire et politique.

La violence s’est propagée au Burkina Faso et au Niger voisins, ces trois pays ayant vu des régimes militaires prendre le pouvoir.

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