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Pas d’attentat déjoué: cafouillage de communication au gouvernement | TV5MONDE

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La porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot a semé mercredi la confusion sur la menace d’attentats en annonçant qu’une “tentative de passage à l’acte” avait été déjouée durant le week-end de Pâques, avant de devoir corriger ses propres déclarations moins d’une heure plus tard.

“Aucun attentat n’a été déjoué ce week-end”, a ainsi affirmé son entourage à l’AFP, alors que Prisca Thevenot n’avait pas encore achevé son compte-rendu du conseil des ministres.

Pourtant, en entamant sa conférence de presse, la ministre avait salué dans son propos liminaire l’efficacité de la mobilisation des forces de l’ordre pendant le week-end pascal.

“Le ministre de l’Intérieur (Gérald Darmanin) avait annoncé que les 4.530 établissements de culte, lieux de culte, allaient avoir une vigilance particulière avec 13.500 forces de l’ordre déployées partout sur le territoire” pour protéger les offices religieux pendant les fêtes de Pâques, avait ainsi déclaré Prisca Thevenot en rendant compte du Conseil des ministres.

“Grâce à cette mobilisation, nous avons pu mettre un arrêt à une tentative de passage à l’acte. Car oui, il y a des tentatives de passages à l’acte et grâce à la mobilisation de ces hommes et de ces femmes au quotidien, nous pouvons éviter des drames. Ce passage à l’acte a été évité le week-end dernier”, avait-elle ajouté.

Elle avait associé cet événement au renforcement du dispositif Vigipirate, qui a été relevé le 24 mars à son niveau maximal, “urgence-attentat”, deux jours après l’attaque qui a fait au moins 144 morts dans une salle de concert près de Moscou, revendiquée par le groupe État islamique.

Mise au point

Mais à mesure que des questions lui étaient posées, les rédactions demandaient en parallèle des détails au ministère de l’Intérieur et au parquet antiterroriste, que ces derniers étaient incapables de leur fournir. La porte-parole a donc dû rétropédaler en direct, alors que son compte-rendu n’était pas terminé.

“Je n’ai pas dit que c’était une tentative d’attaque terroriste”, a-t-elle d’abord rectifié.

“Je n’ai sûrement pas été claire et je m’en suis rendue compte en entendant vos différentes questions”, a-t-elle fini par lâcher, sans se départir de son sourire, qu’elle a conservé également pour échanger informellement avec les journalistes à l’issue de sa prise de parole publique.

Entretemps, son entourage avait corrigé le tir, en adressant une mise au point à l’AFP: “lors de son point presse, la porte-parole du gouvernement faisait référence aux propos du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer de ce week-end qui a annoncé l’arrestation d’un individu début mars qui voulait s’en prendre à des lieux de culte”.

De source gouvernementale, les ministres n’ont évoqué aucune tentative d’attentat lors de leur réunion hebdomadaire.

Une source proche du dossier a précisé à l’AFP que Prisca Thevenot avait probablement opéré une confusion avec l’arrestation d’un Égyptien de 62 ans début mars, en lien avec l’État islamique et qui envisageait une action violente contre des lieux de culte, notamment Notre-Dame à Paris.

La porte-parole du gouvernement a rappelé au cours de son point de presse que “45 attentats” avaient été “déjoués depuis 2017”, selon le bilan du gouvernement. Le Premier ministre Gabriel Attal avait déjà affirmé la semaine dernière, avant le week-end de Pâques, que deux projets d’attentat avaient été “déjoués” en France depuis le début de l’année.

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Transports: le Sénat limite le droit de grève sur certaines périodes | TV5MONDE

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Vacances scolaires, jours fériés… Contre l’avis du gouvernement, le Sénat a adopté mardi une proposition de loi pour limiter les grèves dans les transports pendant certaines périodes, suscitant un débat très abrasif à quelques mois des Jeux olympiques.

Mesures nécessaires pour “assurer la continuité du service”, ou “attaques délibérées contre le droit de grève”? Les clivages ont été ravivés entre la gauche, farouchement opposée au texte, et la majorité sénatoriale de la droite et du centre, parvenue sans surprise à le faire adopter à 211 voix contre 112.

“Trop, c’est trop. Nos concitoyens n’en peuvent plus”, a lancé le chef des sénateurs centristes Hervé Marseille, auteur de cette proposition de loi déposée en février, alors qu’au moins 150.000 voyageurs avaient vu leur départ en vacances perturbé par une mobilisation des contrôleurs de la SNCF.

“Face aux excès”, il faut “rétablir un équilibre entre droit de grève et continuité du service”, a-t-il ajouté.

Le texte du patron de l’UDI octroie au gouvernement un quota de 30 jours par an durant lesquels les “personnels des services publics de transports” – excepté le secteur aérien – seraient privés de leur droit de grève, avec une limite de 7 jours d’affilée par période d’interdiction.

Ces jours sanctuarisés ne concerneraient que certaines périodes: vacances scolaires, jours fériés, élections et référendums ainsi que des événements “d’importance majeure”, comme les JO. Et l’interdiction de faire la grève serait limitée aux seules heures de pointe et aux personnels indispensables au fonctionnement du service.

“Non au blocage absolu”

“Nous disons oui au droit de grève mais non au blocage absolu de tout un pays”, a affirmé le rapporteur Philippe Tabarot (Les Républicains).

“Ce n’est pas possible, pendant les Jeux olympiques, de prendre en otage des milliers de Français qui se sont sacrifiés pour acheter des billets pour assister aux compétitions”, s’est justifié son collègue Michel Savin, alors que plusieurs syndicats menacent de se mobiliser pendant cette période.

Le texte prévoit aussi d’allonger le délai de déclaration des grévistes de 48 à 72 heures, de rehausser le “niveau minimal de service” aux heures de pointe avec un processus de réquisitions sous conditions strictes, ainsi qu’un dispositif de caducité de certains préavis non suivis d’effet, pour lutter contre les “préavis dormants” qui courent parfois pendant plusieurs mois.

Autre mesure votée: celle qui impose aux salariés souhaitant faire la grève de rejoindre le mouvement dès le début de leur service et non en cours de journée. Une manière de lutter contre les “grèves de 59 minutes”, moins coûteuses pour le salarié mais sources selon la droite d’une grande désorganisation.

Ce débat avait été rouvert lors des vacances scolaires de février, notamment par la déclaration très commentée du Premier ministre Gabriel Attal qui avait déploré une “forme d’habitude” à la grève pendant certaines périodes et affirmé que si “la grève est un droit”, “travailler est un devoir”.

“Provocation”

Mais le ministre des Transports Patrice Vergriete s’est finalement opposé au texte, questionnant sa conformité avec la Constitution et refusant de “monter les Français les uns contre les autres, ceux qui ont les moyens de partir en vacances contre ceux qui se lèvent tous les matins pour aller au travail”.

Cette position risque de compliquer les chances d’une inscription du texte à l’Assemblée nationale à court terme.

Certains membres de la majorité présidentielle ont néanmoins voté pour, comme les sénateurs Horizons qui siègent pour la plupart au groupe des Indépendants, ou leurs collègues du MoDem, affiliés au groupe centriste. Le groupe macroniste (RDPI) s’est abstenu.

L’ensemble de la gauche s’est opposée en bloc à ce texte, sans succès. “A trois mois des JO, c’est une provocation qui risque de mettre le feu aux poudres dans un contexte de grave crise sociale”, s’est inquiétée la communiste Marie-Claude Varaillas.

“La majorité sénatoriale tente de se réapproprier le droit aux vacances au nom de l’intérêt général”, a renchéri le socialiste Olivier Jacquin, son collègue écologiste Guillaume Gontard dénonçant pour sa part “un texte qui s’asseoit clairement sur notre Constitution et notre histoire”.

Ces derniers jours, la CGT transports avait aussi fustigé “l’élan de populisme” de la majorité sénatoriale, l’accusant de vouloir “mieux servir les intérêts du capital”.

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Européennes: l’écologiste Toussaint patine et traîne le boulet de l’affaire Bayou | TV5MONDE

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A moins de deux mois de l’élection européenne, la campagne patine pour la tête de liste écologiste Marie Toussaint, qui peine à décoller dans les intentions de vote, alors que son parti se déchire sur l’affaire Julien Bayou.

Même si l’Europe est un des fondamentaux du projet écologiste, l’eurodéputée de 36 ans, qui prône la douceur dans sa campagne, est créditée autour de 6% des intentions de vote, loin du score de 13,4% de Yannick Jadot en 2019.

“On est plutôt sur une pente descendante qu’ascendante, loin des objectifs qu’on s’était fixés”, soupire un écologiste.

Marie Toussaint, peu connue du grand public malgré une campagne lancée dès décembre, pâtit de la concurrence à gauche de Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique, sur une ligne pro-européenne, comme elle, et de l’insoumise Manon Aubry, pourtant rentrée plus tard en campagne.

“On est pris en étau entre LFI, qui a une image affirmée de radicalité, et Glucksmann, qui est en train de siphonner une partie de notre électorat”, remarque le même écologiste, regrettant une campagne “sans une identité qui permettrait de nous singulariser”.

Pour expliquer cette mauvaise passe, Marie Toussaint préfère mettre en avant “un contexte d’attaque permanente de l’écologie” par le gouvernement, la droite ou l’extrême droite et les lobbys, loin de la situation favorable de 2019 marquée par de nombreuses “marches climat”.

La patronne des Ecologistes Marine Tondelier répète à l’envi que “les sondages ne font pas l’élection et que “Jadot, le matin de l’élection, les sondeurs le donnaient à 6,5”.

A l’époque, “on était ruinés. C’était l’énergie du désespoir”, rappelle-t-elle.

Cinq ans plus tard, le parti, sorti laminé en 2022 par l’échec de Yannick Jadot à la présidentielle, a réussi à remettre ses comptes à l’équilibre. Mais les intentions de vote, qui flirtent avec la barre des 5%, seuil nécessaire pour être remboursé, font craindre le pire.

Pas question pour autant pour Marine Tondelier de rejeter la faute sur sa tête de liste.

“Quoi qu’elle fasse, Marie on dira que ça va pas (…). C’est la plus fun des candidates pourtant…”, assure-t-elle.

Ligne claire

En interne, certains s’inquiètent de cette campagne décalée, comme avec ce happening dansant devant le siège de TotalEnergies à La Défense.

“On cherche à faire des coups médiatiques mais ce dont on a besoin, c’est d’une ligne plus claire”, analyse l’écologiste cité plus haut.

Marie Toussaint a désormais le renfort d’ex-candidats Verts à la présidentielle sur sa liste, comme Yannick Jadot venu avec elle vendredi à Wattrelos (Nord) pour présenter son “plan européen de sortie des toxiques”. Mais peu de médias étaient présents.

“Les écologistes n’ont pas compris que la conscience écolo avait évolué et qu’il y avait un candidat écologiste qui a fait 22%” à la présidentielle, remarque un député LFI en référence à Jean-Luc Mélenchon. “Ils sont toujours dans un positionnement minoritaire de lanceurs d’alerte”.

Un socialiste estime de son côté que “c’est une question d’incarnation. Elle n’a pas dépassé le mur du son et en même temps ils continuent à se foutre sur la gueule”.

La campagne est en effet parasitée en interne par l’affaire Julien Bayou, l’ancien secrétaire national accusé de violences psychologiques sur son ex-compagne. Il a claqué la porte du parti début avril après l’ouverture d’une enquête confiée à un cabinet spécialisé.

Les militants sont partagés entre ceux qui réclamaient son exclusion et menaçaient d’une grève pour la campagne des européennes, et ceux qui s’offusquent des investigations internes, alors que la justice est déjà saisie.

Interrogée par l’AFP vendredi, Marie Toussaint a assuré qu’il n’y avait “pas urgence à relancer la campagne”, esquivant tout lien entre les difficultés de sa campagne et les “enjeux internes” du parti.

Samedi soir, le conseil fédéral a validé la liste définitive qui compte trois ex-candidats à la présidentielle, Yannick Jadot, Eva Joly et Noël Mamère – en position non éligible -, ainsi que des candidats d’ouverture comme Flora Ghebali (11e place), chroniqueuse des “Grandes Gueules”, pourtant critiquée en interne.

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Européennes: Manon Aubry (LFI) dénonce le ‘racket social’ du gouvernement | TV5MONDE

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En meeting dimanche à Montpellier, la tête de liste des Insoumis aux européennes, Manon Aubry, a ciblé le “racket social” du gouvernement, appelant à faire de l’élection du 9 juin un “référendum contre ces nouvelles règles d’austérité”.

“C’est un peu un calendrier de l’Avent, chaque jour on a une nouvelle horreur offerte par la nouvelle cure d’austérité imposée par Bruxelles et servilement mise en œuvre par Macron et Le Maire”, a déclaré l’eurodéputée insoumise.

“Ces règles ne viennent pas de nulle part. Cela vient des nouvelles règles budgétaires européennes, coécrites bien sûr par les socialistes, la droite et les macronistes”, a ajouté Manon Aubry.

“L’alliance des macronistes, de la droite et des socialistes a voté l’infâme pacte asile-immigration qui va légitimer toutes les violences”, a-t-elle également déclaré.

La co-présidente du groupe de la gauche au Parlement européen a par ailleurs qualifié de “vide sidéral” le programme du RN aux européennes, reprochant à leur tête de liste Jordan Bardella de n’avoir déposé que 21 amendements lors de son mandat au Parlement européen.

Le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, avait un peu plus tôt accusé Raphaël Glucksmann, le candidat des socialistes en tête des intentions de vote à gauche, de vouloir “une élection sans le peuple pour préparer le retour de François Hollande”.

“Peut-il prétendre être le candidat de l’écologie quand il a dans ses soutiens Carole Delga qui défend l’autoroute Toulouse-Castres?”, a-t-il interrogé la salle, en référence au projet de l’A69.

Egalement présente sur scène, Rima Hassan, militante franco-palestinienne controversée qui occupe la 7e place de la liste insoumise, a pour sa part appelé à “mettre fin à l’accord d’association UE-Israël qui est conditionnée au respect des droits humains”.

“La Palestine est un sujet européen car Israël est un bout d’Occident en Orient. La lutte et la cohabitation qui se jouent ici entre descendants de colonisateurs et de colonisés, elle se joue aussi là-bas en ces termes”, a-t-elle déclaré.

A Montpellier, ville où Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête au premier tour de la présidentielle de 2022 avec 40,73% des voix, la France insoumise tenait son deuxième gros meeting pour ces européennes.

Selon les organisateurs, 1.000 personnes étaient présentes.

Depuis leur premier meeting de campagne à Villepinte (Seine-Saint-Denis) le mois dernier, les Insoumis ont annoncé 60 réunions publiques à travers la France.

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