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Liberté de la Presse : Le Cameroun parmi les pays les plus dangereux au monde, selon RSF

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En 2024, le Cameroun décroche la 130e place des 180 disponibles en matière de respect de la liberté de la presse, selon RSF. Comparativement à 2023 où il était classé 138/180, il faut reconnaitre que le pays a quelque peu évolué, avec ses 8 places gagnées dans le ranking RSF de cette année. Toutefois , le pays reste décrit par l’ONG comme l’un des pays les plus dangereux au monde pour le métier de journaliste.

Liberté de la presse : Le Cameroun classé 130e pays par Reporters sans frontières en 2023 - Capture d'écran By LBP
Liberté de la presse : Le Cameroun classé 130e pays par Reporters sans frontières en 2023 – Capture d’écran By LBP

Hostilité à la critique

Au Cameroun, parmi les titres les plus emblématiques il y a les quotidiens privés Le Messager, Le Jour et La Nouvelle Expression, l’hebdomadaire privé La Voix du Centre et le quotidien public Cameroon Tribune. Les radios et télévisions privées sont très nombreuses : Equinoxe (radio et TV), Balafon (radio et TV), Canal 2 International (TV), Radio Tiemeni Siantou et Royal FM figurent les plus connues. La radiotélévision publique CRTV demeure un média d’État au service de la communication du régime de Paul Biya. Cependant, malgré le nombre important de médias (plus de 600 journaux, environ 200 radios et plus de 60 chaînes de télévision), la production d’une information indépendante et critique selon RSF, reste un parcours du combattant au Cameroun.

Selon l’ONG dans son rapport parcouru par Lebleparle.com, « il est impossible d’adopter une ligne éditoriale critique et indépendante sans faire face à d’importantes menaces et pressions lorsque les intérêts du pouvoir et de ses représentants sont en jeu ». Alors le contexte politique est dominé par le chef d’État qui domine toutes les instances, RSF estime que c’est ce climat qui alimente l’autocensure et entraîne l’alignement de la plupart des médias sur les positions des autorités ou de certaines personnalités qui leur sont proches. Pire encore, note RSF, le président de la République est celui qui nomme, par décret, tous les responsables des médias gouvernementaux et tous les membres du Conseil national de la communication (CNC), l’organe de régulation des médias.

Des lois « contournées»

A encore RSF les différentes lois, dont celle régissant la liberté de la presse depuis 1990, sont largement contournées pour être mises au service de la répression du journalisme. La dépénalisation des délits de presse n’est pas encore à l’ordre du jour, et l’accès à l’information, de même que la protection des sources, ne sont pas garantis dans les faits. Il est fréquent souligne l’ONG, que des professionnels des médias soient traduits devant des tribunaux d’exception, à l’instar de l’ex-directeur général de la CRTV, condamné en décembre 2022 à 12 ans de prison ferme et à une lourde amende pour “détournement de fonds publics”, après presque sept ans de détention préventive – qualifiée d’arbitraire par l’ONU. Par ailleurs, Reporter Sans Frontières relève que la loi antiterroriste de 2014 et un tribunal militaire avaient été utilisés en 2015 pour maintenir en prison le correspondant de RFI pendant deux ans et demi.

Contexte précarisé et paupérisé

Dans son classement 2024, il n’a pas échappé à RSF que les journalistes camerounais, notamment ceux de médias privés, travaillent dans des conditions de précarité extrême, ce qui nuit considérablement à leur indépendance. L’aide à la presse existe, reconnait l’ONG, mais son montant est jugé insuffisant et sa distribution dépend de l’alignement des médias sur les positions défendues par le régime, regrette-t-elle. Des proches du pouvoir peuvent également créer des médias de toutes pièces pour affaiblir économiquement un autre titre critique devenu gênant, note RSF.

RSF: « Le journaliste Camerounais en danger permanent »

Exactions sur la presse au Cameroun : Pointage de Reporter Sans Frontières
Exactions sur la presse au Cameroun : Pointage de Reporter Sans Frontières

D’après Reporter Sans Frontières, au Cameroun le danger est permanent pour les journalistes, notamment pour ceux adoptant une ligne critique ou indépendante. Les journalistes sont régulièrement exposés aux attaques verbales et physiques, aux arrestations et détentions arbitraires, aux procédures-bâillons, aux enlèvements et aux risques d’assassinat. « L’assassinat en mai 2023 d’Anye Nde Nsoh à Bamenda révèle à quel point les journalistes travaillent dans l’insécurité dans les régions anglophones, qui s’opposent depuis plusieurs années au pouvoir central de Yaoundé », releve l’ONG.

Martinez Zogo

Il s’agit là d’une affaire qui a plombé le Cameroun dans le classement 2024 de RSF. Selon l’ONG, « le corps sans vie et gravement mutilé de Martinez Zogo a été retrouvé cinq jours après son enlèvement en janvier 2023. L’un des commanditaires présumés de son assassinat, l’ancien chef des opérations de la Direction générale des recherches extérieures, a été arrêté en même temps que plusieurs autres complices. Mais l’enquête est loin d’être terminée », regrette l’institution non gouvernementale qui n’oublie pas que « nombre de journalistes connus font l’objet d’une surveillance. Le degré d’impunité pour les auteurs d’actes de violence envers les journalistes reste fort dans le pays».

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Le Nigeria va aider le Bénin à contourner la frontière nigérienne

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Face à la fermeture prolongée de la frontière nigérienne à Malanville, le Bénin s’investir dans un plan B pour faciliter la circulation des biens et des personnels. Dans cette solution alternative qui va soulager les transporteurs, le Nigeria va servir de point d’appui.

Fermeture de la frontière nigérienne : le Nigeria au secours du Bénin

Une délégation béninoise s’est rendue au Nigeria ce mercredi 22 mai 2024 dans le cadre d’un accord pour faciliter la mobilité des transporteurs bloqués à Malanville à cause de la fermeture de la frontière nigérienne. Selon Nasir Idris, Gouverneur de l’Etat de Kebbi, la rencontre de ce jour est le fruit de longues discussions menées entre les autorités étatiques des deux pays pour favoriser la mise en place d’infrastructures frontaliers au nord du Bénin. « Cette initiative s’aligne sur la vision d’un espoir renouvelé du président Tinubu et vise à renforcer les interactions sociales et économiques, ainsi qu’à développer les échanges commerciaux au profit de nos citoyens », a-t-il précisé.

Selon les informations, le résultat concret des démarches menées est l’ouverture du corridor nord Bénin sur le Nigeria (Etat de Kebbi) via un poste frontalier à Ségbana. Ledit post permettra aux transporteurs de rallier la frontière Nigeria – Niger qui n’est pas fermée.

Le Gouverneur de l’Etat de Kebbi a salué l’engagement et la détermination des agents des douanes du Bénin et du Nigeria qui ont travaillé pour la concrétisation de l’idée. « Je réaffirme l’engagement de l’État de Kebbi à favoriser des interactions économiques et sociales bénéfiques avec la République du Bénin. Ensemble, nous continuerons de travailler à la prospérité et au bien-être de nos communautés et résidents frontaliers », a conclu Nasir Idris.

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Kemi Seba visé par une plainte au Bénin

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Au Bénin, un citoyen a porté plainte contre Kemi Seba devant le Tribunal de première instance de Cotonou.

Crise Bénin – Niger : un citoyen porte plainte contre Kemi Seba

Une plainte a été déposée au Tribunal de première instance de Cotonou contre le président de l’ONG Urgences Panafricanistes, Kemi Seba. Gratien Makoko, un citoyen présenté comme juriste constitutionnaliste a traîné le militant panafricaniste devant la justice.

Et pour cause, ce dernier accuse Kemi Seba d’avoir porté atteinte à l’honneur et à l’intégrité des jeunes béninois ainsi qu’à celle du gouvernement béninois après ses déclarations faites récemment à Niamey. Dans la capitale nigérienne, le Franco-béninois avait déclaré que de jeunes béninois ont été recrutés pour déstabiliser le Niger.

« Combien de jeunes ont été recrutés ? Qui les a recrutés et comment il a obtenu les informations ? C’est tout ce que nous voulons », a lancé Gratien Makoko cité par des médias locaux.

Depuis quelques jours, Kemi Seba est au cœur d’une vive polémique au Bénin. Le militant est accusé de sabotage envers sa patrie après ses déclarations à Niamey alors que les tensions se sont accrues entre le Bénin et le Niger. Les deux pays sont en froid depuis le coup d’Etat contre Mohamed Bazoum.

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Etats-Unis : 50 Cent vend son documentaire-série sur P. Diddy à Netflix

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50 Cent a produit un film-documentaire sur les agressions sexuelles de P. Diddy. Il veut faire payer coûte que coûte contre le rappeur et homme d’affaires américain, considéré comme son ennemi numéro un. Netflix vient d’avoir le droit d’achat de ce docu-série. 

50 Cent vend son film sur P. Diddy à Netflix

Le rappeur américain, 50 Cent est vraiment l’ennemi juré de son collègue et homme d’affaires, P. Diddy. Il veut aller jusqu’au bout avec son combat contre le patron de Bad Boy Records qui est plongé jusqu’au cou dans les nombreuses accusations d’agressions sexuelles. Alors qu’une nouvelle plainte de viol vient d’être déposée contre lui par une jeune mannequin dans une affaire qui remonte en 2003, le patron de G-Unit s’est remis en scelle. 

En effet, 50 Cent qui avait dévoilé au mois de mars dernier sur son compte Instagram son projet cinématographique sur les nombreuses affaires d’agressions sexuelles de P. Diddy intitulé ‘’Diddy do it?’’, est dans une phase décisive. Étant également un producteur, Fifty vient de conclure un marché avec la célèbre plateforme de streaming de film en ligne. 

Il s’agit de Netflix à qui 50 Cent a vendu son docu-série. Le média américain TMZ a même rapporté qu’aucun détail officiel, comme un titre ou une date de sortie n’ont été annoncés. Le rappeur américain l’a même confirmé la nouvelle sur son compte Instagram. « Netflix gagne la guerre des enchères, mais si de plus en plus de victimes continuent de se manifester. J’aurai besoin de plus d’épisodes », écrit-il. 

En outre, il s’était aussi prononcé sur la diffusion de la vidéo de l’agression physique de P. Diddy sur son ex-femme Cassie. « Voilà pourquoi ils ont diffusé cette cassette. Ils savent qu’ils ne peuvent pas l’accuser de ce que nous avons vu, mais ils savent que nous ne pouvons pas ignorer ce que nous avons vu’’, avait-il écrit. 

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