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Politique

L’armée camerounaise libère 300 otages nigérians

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Les éléments du Bataillon d’intervention rapide ont libéré ces prisonniers de Boko Haram à l’issue d’une opération le long de la frontière Nigeria-Cameroun.

L’opération Alpha du BIR déployée depuis le département du Logone et Chari sur le territoire camerounais jusqu’à Dabanga en terre nigériane, a permis de sauver des centaines de personnes de la captivité.  191 enfants, 99 femmes et 10 hommes de nationalité nigériane sont libres. Après leur enlèvement par des groupes djihadistes de Boko Haram, ces derniers les ont détenus en captivité dans leurs camps. Le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari a procédé à la présentation de ces ex-otages ainsi qu’aux matériels militaires récupérés au cours de l’opération.

A quelques jours de la célébration de la 52è édition de la fête nationale du Cameroun, l’autorité administrative a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des Forces de défense. Ces dernières multiplient des opérations et efforts dans la lutte contre Boko Haram depuis près d’une décennie. Le groupe armé djihadiste a déjà fait environ 80 000 réfugiés qui vivent dans le camp de réfugiés de Minawao, région de l’Extrême-Nord Cameroun. Les autorités camerounaises et nigérianes ont engagé des procédures en vue de rapatrier au Nigeria les 300 personnes libérées.

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Politique

Le PCRN manifeste devant l’ambassade du Cameroun en France

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Des personnes se réclamant militants du Parti camerounais pour la réconciliation nationale ont levé des pancartes en signe de dénonciation des manœuvres du régime de Yaoundé.

La coordination pays du Parti camerounais pour la réconciliation nationale de France a manifesté devant l’ambassade du Cameroun en France le 20 mai 2024. A l’occasion de la célébration de la 52è édition de la fête de l’unité nationale, quelques militants du PCRN ont convergé vers la représentation diplomatique. Sur des pancartes brandies lors de la manifestation, ils ont fait passer plusieurs messages. « Non à la persécution du PCRN et de son président national », « Non au harcèlement du président national Hon. Cabral Libii », « Stop au musèlement de la jeunesse camerounaise », etc.

Cette manifestation se fait dans un contexte où certaines autorités administratives ont à la dernière minute, exclu le PCRN du train du défilé du 20 mai, alors que le parti était initialement admis. La raison de ce revirement est que le parti connait des « dissensions ». Un peu avant cette exclusion, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, en s’adressant au directeur général des élections, Erik Essousse, a déclaré que Robert Kona, l’un des pères fondateurs, est le « président-fondateur » et mandataire du PCRN auprès d’Elections Cameroon. Cabral Libii et ses soutiens ne reconnaissent pas le poste de président-fondateur dans les textes du parti. Ils parlent de président national, poste qu’occupe selon eux, le député Cabral Libii.

Malgré l’interdiction de défiler dans certaines circonscriptions, les militants du parti ont assisté aux cérémonies suivant l’appel qu’a lancé Cabral Libii. Mais, la force et la mobilisation de la formation politique observées ces dernières années prennent un coup, menacées par l’esprit de division qui a pris le contrôle du parti.

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Politique

Cameroun : le maire de Belo et ses deux adjoints tués le 20 mai dans le Nord-Ouest

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Le chef de l’exécutif municipal de cette commune et deux autres conseillers municipaux ont perdu la vie dans une attaque revendiquée par les séparatistes.

Les séparatistes anglophones ont ensanglanté la célébration de la 52è édition de la fête de l’Unité nationale dans la commune de Belo, département du Boyo région du Nord-Ouest. Le maire de la localité, Ngong Innocent et ses deux adjoints ont été abattus dans une attaque que les séparatistes ont revendiquée via les réseaux sociaux. Sur X, Chuo Ayaba Lucas, leader séparatiste, a annoncé le décès du maire le lundi 20 mai 2024.

Les séparatistes imposent les villes mortes dans la région du Nord-Ouest chaque lundi. Et à l’approche des grandes célébrations concernant la vie de l’Etat du Cameroun, ils brandissent l’interdiction de célébrer dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. De plus, ils s’opposent à l’unité de l’Etat dont l’avènement est célébré chaque 20 mai.

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Politique

Cameroun : Paul Biya attendu au tribunal

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Le chef de l’Etat et l’un de ses plus proches collaborateurs sont appelés à comparaitre dans le cadre d’une affaire les opposant au député Jean-Michel Nintcheu.

Le président de la République Paul Biya et le ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République vont se défendre face aux accusations du député d’opposition Jean-Michel Nintcheu. Dans deux plaintes déposées contre les deux hautes personnalités de la République, le membre du Parlement accuse le chef de l’Etat de « cumul de fonctions » et son collaborateur « d’usurpation de titre ».

Selon le demandeur, Paul Biya cumule, de manière illégale, les fonctions de chef de l’Etat et son rôle de président du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, son parti politique. Quant au ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, le député l’accuse d’usurpation du titre de président de la République par l’utilisation de la formule « les hautes instructions ». Bien qu’il soit ministre d’Etat et délégataire de la signature du chef de l’Etat, le député président du Front pour le changement du Cameroun fait observer qu’il tend à confondre délégation de signature et délégation de pouvoir. Il traite, comme leur supérieur, les membres du gouvernement.

Le tribunal de grande instance du Mfoundi qui a reçu les deux plaintes convoque le président Paul Biya et son plus proche collaborateur à la première audience. Celle-ci se tiendra le 23 mai 2024. En saisissant la justice, l’allié de Maurice Kamto, président du MRC veut interpeller la conscience républicaine des juges sur les dysfonctionnements graves de l’Etat du Cameroun. La démarche que les responsables du Rdpc considèrent comme la « distraction » s’inscrit dans la stratégie du président du FCC de trouver un moyen de déstabiliser le système gouvernant à la veille de la présidentielle de 2025.

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