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Israël-Hamas : Macron hausse le ton sur ‘l’objectif’ de guerre israélien | TV5MONDE

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Emmanuel Macron a haussé le ton samedi avec une vigueur inédite à l’égard de la stratégie israélienne, interrogeant, de Dubaï, “l’objectif” de “destruction totale du Hamas” et appelant à “redoubler d’efforts pour parvenir à un cessez-le feu-durable”.

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Alors que le président français espérait s’appuyer sur la “dynamique” de la trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien pour promouvoir ses positions et esquisser “le jour d’après” la guerre, son déplacement dans le Golfe a coïncidé avec la reprise des hostilités, dont les deux camps s’imputent mutuellement la responsabilité.

L’armée israélienne a affirmé avoir procédé à plus de 400 frappes contre la bande de Gaza depuis vendredi, tandis que le Hamas a annoncé avoir tiré des “déluges de roquettes” vers Israël.

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Après deux jours d’entretiens à la COP28 sur le climat dans ce contexte lourd, Emmanuel Macron a dîné samedi soir au Qatar avec cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, l’émir de ce pays au coeur des négociations pour la trêve et la libération des otages encore détenus par le Hamas, au nombre desquels figurent potentiellement quatre Français.

Mais son escale de cinq heures à Doha a suivi de peu le départ des négociateurs israéliens, Israël invoquant “l’impasse” dans les discussions.

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Une nouvelle difficulté dans ce déplacement qui illustre une fois de plus la complexité, pour le chef de l’Etat français, à trouver comment peser dans cette crise internationale majeure.

“Ressentiment”

Dans son allocution après l’attaque d’une violence inédite menée le 7 octobre par le Hamas sur le sol israélien, qui a fait 1.200 morts selon Israël, il avait lui-même défendu le droit de ce pays à “éliminer” le mouvement islamiste palestinien mais à condition de préserver les civils.

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A présent, tandis que les représailles israéliennes à Gaza ont fait selon le gouvernement du Hamas plus de 15.000 morts, il met ouvertement en doute “l’objectif” de guerre actuel d’Israël.

“La destruction totale du Hamas”, voulue par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, “est-ce que quelqu’un pense que c’est possible?”, a lancé Emmanuel Macron devant la presse à Dubaï. “Si c’est ça”, l’objectif, “la guerre durera dix ans”, a-t-il prévenu, appelant les autorités d’Israël à le “préciser”.

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“La bonne réponse contre un groupe terroriste n’est pas de supprimer l’intégralité d’un territoire ou de bombarder l’intégralité des capacités civiles”, a-t-il insisté, estimant que la “sécurité durable” d’Israël ne pourra être garantie si elle “se fait au prix des vies palestiniennes, et donc du ressentiment de toutes les opinions publiques dans la région”.

Est-ce la teneur de ses entretiens en marge du sommet de l’ONU sur le climat, avec le président israélien Isaac Herzog et plusieurs dirigeants arabes, qui l’a poussé à durcir le ton comme jamais depuis le 7 octobre ?

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Une tournée plus vaste au Moyen-Orient avait un temps été envisagée. Au final, la présence de nombreux acteurs de la scène internationale à la COP a convaincu l’Elysée d’en faire un rendez-vous climatico-diplomatique d’envergure.

Mais l’ambition initiale a été en partie contrariée.

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L’influent prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, qui y avait donné rendez-vous à Emmanuel Macron, n’est pas allé aux Emirats. Et une rencontre espérée de plusieurs dirigeants arabes réunis simultanément autour du président français, qui aurait pu décupler son message, n’a pas pu avoir lieu.

Quant à Benjamin Netanyahu et au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ils n’étaient pas à Dubaï et aucune étape en Israël ou à Ramallah n’est au programme.

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Stratégie brouillée

“La France, Macron, n’arrivent pas à véritablement trouver leur place dans cette crise”, estime Agnès Levallois, de l’Institut de recherche et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient.

Selon elle, le président a perdu un peu de son crédit en lançant fin octobre à Jérusalem, sans avoir préparé le terrain, l’idée d’enrôler les pays arabes dans une coalition internationale contre le Hamas. Puis, après avoir été critiqué pour une prise de position trop nette en faveur d’Israël, son appel à “arrêter” de bombarder des civils a pu tendre ses relations avec le chef du gouvernement israélien.

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Une recherche d’équilibre “au gré des réactions” qui brouille sa stratégie, déplore la chercheuse.

Outre les mises en garde sur les opérations israéliennes, la France recherche aussi la formule pour renforcer une Autorité palestinienne vacillante afin qu’elle puisse, le moment venu, assumer le contrôle de Gaza.

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Mais, dans les deux cas, les moyens de pression font défaut. Quant à la solution à deux Etats défendue avec ténacité par Paris, nul ne connaît vraiment la voie pour y parvenir.

“Tout seul, Emmanuel Macron ne peut pas y arriver”, note Agnès Levallois. “En revanche, l’Europe dispose de leviers. On a une vraie carte européenne à jouer”, ajoute-t-elle, regrettant qu’elle soit pour le moment inexistante.

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Le Sénat se penche sur ‘l’habitat dégradé’, faute d’une ‘grande loi logement’ | TV5MONDE

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Le Sénat a lancé mardi l’examen du projet de loi sur l’”habitat dégradé”, pour épauler les copropriétés fragiles et combattre les marchands de sommeil, un texte consensuel mais loin de répondre aux attentes pressantes face à la “bombe sociale” du logement.

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Malgré des mesures jugées utiles, le texte du gouvernement “n’est pas celui que les Français attendent pour apporter des remèdes à la crise du logement qui prend chaque jour des proportions plus inquiétantes”, a lancé la sénatrice LR Dominique Estrosi-Sassone, à l’unisson de nombreux collègues.

La présidente de la fee des Affaires économiques s’est tournée vers le nouveau ministre délégué au Logement, le macroniste Guillaume Kasbarian: “Puissiez-vous dans vos nouvelles responsabilités, avoir les mains peut être un peu plus libres que vos prédécesseurs” pour relever ce défi.

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Le texte sur “l’habitat dégradé” n’est que la “première étape d’une longue série de travaux partagés pour répondre” aux défis du secteur, a assuré le ministre, qui a fait l’article du “choc d’offre” que compte créer l’exécutif pour produire davantage de logements.

“Près de 1,5 million de logements sont dégradés”, représentant “autant de foyers et de familles qui connaissent des conditions de vie inacceptables”, a-t-il souligné pour défendre le projet de loi, déjà adopté sans difficulté en première lecture par l’Assemblée nationale.

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“Phénomène massif”

A défaut d’être “la grande loi logement” attendue, la rapporteure centriste du texte, Amel Gacquerre (UDI), a estimé que ce texte avait le mérite de s’attaquer à “un phénomène massif”, qui n’est “pas seulement l’affaire de villes au taux de pauvreté élevé ou des quartiers prioritaires”.

L’un des grands objectifs est de faciliter le lancement de travaux en amont dans des copropriétés dégradées, avant qu’une dégradation définitive ne nécessite une démolition. Le texte crée pour cela un prêt world collectif pour améliorer l’accès au crédit de ces copropriétés.

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Favorables à ce nouveau prêt, des sénateurs ont toutefois déploré l’absence de financement de la “garantie publique” que le gouvernement avait ajoutée through un amendement à l’Assemblée.

Après l’avoir supprimée en fee, le Sénat a accepté mardi de rétablir cette garantie, même si la rapporteure Gacquerre a jugé “peu concrète” la promesse du ministre de préciser son financement “en loi de funds”.

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Le Sénat a aussi validé l’une des autres mesures phares du texte: une nouvelle procédure d’expropriation des logements frappés par un arrêté de péril ou d’insalubrité. Avec l’objectif d’anticiper une intervention des pouvoirs publics, sans attendre une dégradation irréversible.

Le projet de loi durcit par ailleurs les sanctions pénales contre les marchands de sommeil, qui exploitent des personnes vulnérables en leur louant des logements indignes.

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Les sénateurs ont renforcé les prérogatives des maires dans l’attribution de “permis de louer” dans des zones d’habitat dégradé, en adoptant mardi un article qu’ils avaient introduit en fee.

“Texte puissant”

En fee, ils avaient aussi remodelé l’un des principaux ajouts des députés, jugé trop flou: la création de “syndics d’intérêt collectif” ayant une compétence reconnue pour reprendre les rênes de copropriétés fragiles.

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Ils veulent notamment que la query de leur rémunération soit précisée. Et que les opérateurs du logement social ne soient plus “réputés” remplir d’workplace les critères pour remplir ces fonctions.

Pour mieux prendre en compte les petites copropriétés de centre villes, les sénateurs veulent, par ailleurs, donner la possibilité aux maires de faire procéder d’workplace à un diagnostic structurel des immeubles en zone d’habitat dégradé.

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Face à une crise souvent qualifiée de “bombe sociale” par les acteurs du secteur, le Premier ministre Gabriel Attal a assuré après sa nomination vouloir “chercher tous les logements possibles avec les dents” en créant un “choc d’offre”.

Il a annoncé une modification de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain), fixant des quotas de logements sociaux dans certaines communes, qui doit être présentée avant l’été.

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“Je souhaite que ce soit un texte puissant qui réponde aux attentes des Français et des élus locaux”, a dit mardi M. Kasbarian au sujet de cette initiative qui suscite de fortes appréhensions de la gauche, inquiète d’un recul des obligations de manufacturing de logements sociaux.

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Ukraine : Macron remonte en première ligne, non sans risques | TV5MONDE

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En 2022, il ne voulait pas “humilier” la Russie, deux ans plus tard il veut l’empêcher de “gagner” la guerre : en changeant radicalement de posture jusqu’à agiter le spectre d’un envoi de troupes au sol, Emmanuel Macron tente de reprendre l’initiative dans le conflit ukrainien, au risque de se retrouver bien seul.

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“En dynamique, rien ne doit être exclu”, a-t-il lancé lundi soir, interrogé sur la possibilité d’un tel envoi, à l’issue d’une réunion avec ses homologues européens à l’Elysée, tout en reconnaissant l’absence de “consensus” sur le sujet et en assumant une certaine “ambiguïté stratégique”.

Une façon pour le président français de se poser de nouveau en leader, en mettant les pieds dans le plat comme il l’avait fait en évoquant la “mort cérébrale” de l’Otan.

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Ou comme lorsqu’il avait continué à dialoguer avec le maître du Kremlin Vladimir Poutine après le déclenchement de l’offensive russe en février 2022 en Ukraine, malgré une incompréhension croissante dans le camp occidental.

La réponse ne s’est en tout pas fait attendre du côté de Berlin, principal partenaire de la France. “Aucun soldat ne sera envoyé” ni par les Etats européens, ni par ceux de l’Otan, a martelé mardi le chancelier Olaf Scholz. Plusieurs alliés européens ont émis les mêmes réserves.

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Emmanuel Macron veut “faire monter les enjeux et le rôle de la France pour avoir un siège à la table de la redéfinition des équilibres de la sécurité européenne”, estime un diplomate d’un autre pays allié devant ce nouveau cavalier seul français.

Double message

Au final, avec cette annonce intempestive à l’issue d’une réunion rapidement organisée, le chef de l’Etat risque de nouveau d’arriver à l’effet inverse de celui qui était recherché, quel que soit le bien-fondé de sa démarche.

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“C’était un message adressé à la Russie, une manière de signaler qu’il n’y a pas de fatigue et que les Européens ne baisseront pas les bras” dans leur soutien à l’Ukraine alors que la guerre entre dans sa troisième année, décrypte Marie Dumoulin, experte à l’ECFR (Conseil européen pour les relations extérieures).

Russes comme Européens, tous ont en tête le gel de l’aide américaine, bloquée par les Républicains au Congrès, qui hypothèque lourdement les Ukrainiens, déjà en difficulté sur le terrain, et la possible réélection de Donald Trump qui pourrait être lourde de conséquences sur l’issue du conflit.

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Le président Macron a aussi voulu dire aux opinions publiques européennes : “si on ne veut pas en arriver à l’envoi de troupes, il faut renforcer le soutien (en armes) maintenant”, poursuit la chercheuse de l’ECFR. Mais le débat risque d’être “contreproductif”, dit-elle.

Pour Cyrille Bret, de l’Institut de recherche européen Jacques Delors, il “laisse planer l’ambiguïté stratégique, le doute” sur la possibilité d’un tel envoi afin de “dissuader par avance toute progression russe trop prononcée en Ukraine” à l’approche de la double présidentielle russe en mars et américaine en novembre.

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“Faux débat”

Du point de vue russe, “il faut qu’au printemps ils aient pu récupérer un peu de terrain pour commencer à négocier au moment des élections américaines”, anticipe une source diplomatique française.

Avec ce “changement de doctrine radical”, “le président français brise un tabou” mais risque aussi de déclencher un débat qui lui échappe en Europe quand il s’agira de savoir “qui est prêt à mourir pour l’Ukraine”, poursuit Cyrille Bret.

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“Il y a un vrai virage stratégique dont la réalisation, la matérialisation, le sérieux dans la durée restent à démontrer”, avertit le chercheur.

Pour Michael Roth, chef de la commission des Affaires étrangères au Bundestag (chambre basse du Parlement allemand), l’envoi de soldats est un “faux débat”. “Je ne connais personne qui le veuille sérieusement, même pas en Ukraine. Ils ont surtout besoin de munitions, de défense aérienne, de drones, d’armes à longue portée”, dit-il.

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“Napoléon disait on s’engage et puis on voit”, renchérit François Heisbourg, conseiller à l’International Institute for Strategic Studies (IISS), à Londres.

“L’ambiguïté c’est jouer pour dissuader un adversaire. Mais là, Emmanuel Macron a surtout semé la confusion chez nos partenaires”, poursuit-il. Et tout ce qui donne “l’impression de désordre est bon à prendre pour les propagandistes russes et prorusses”, met-il en garde.

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Attal arrive à son tour, dans le calme, au Salon de l’agriculture | TV5MONDE

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Un verre de lait à la main, Gabriel Attal est arrivé mardi à son tour au Salon de l’agriculture, dans un calme qui contrastait avec le tumulte qui avait accompagné son inauguration samedi par Emmanuel Macron.

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“C’est très important de se parler”, a redit le Premier ministre, peu après son arrivée vers 07H00, à un éleveur qui lui confiait “attendre beaucoup” de l’exécutif pour sa profession.

Après avoir levé un verre de lait devant la salle de traite des vaches, Gabriel Attal a d’emblée accusé sur la radio RTL les responsables du Rassemblement national d’être les “passagers clandestins” de la crise agricole, pointant leur “incohérence absolue”.

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Il a souhaité distinguer le “malaise” et la “détresse” des agriculteurs des actions menées samedi par certains d’entre eux, “instrumentalisées” selon lui par le RN.

Le chef du gouvernement devait ensuite rencontrer hors presse les syndicats agricoles et petit-déjeuner avec les filières professionnelles, avant d’admirer comme de coutume la vache égérie Oreillette et déambuler toute la journée à travers les stands des différents halls.

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Tout à son marathon agricole, il ne devrait pas participer finalement à la séance des questions au gouvernement l’après-midi à l’Assemblée nationale, qui reprend ses travaux après une semaine de congés.

“Butiner”

Le chef du gouvernement s’était déjà rendu dimanche soir après sa fermeture sur le site du Salon qui n’est, avait-il affirmé, “ni un cirque médiatique, ni un cirque politique, ni un cirque militant”.

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L’exécutif est soucieux d’occuper le terrain et d’effacer les images inédites d’une ouverture chaotique du Salon, sur fond d’une crise agricole qui perdure depuis plus d’un mois.

Marine Le Pen et Jordan Bardella “viennent butiner sur cette crise, expliquer qu’ils auraient toutes les solutions”, a-t-il estimé sur RTL. Mais “en 40 ans” de Parlement européen, le RN n’a “absolument rien fait, rien proposé, parce qu’il y a une incohérence absolue du Rassemblement national qui vote pour la PAC (Politique agricole commune, NDLR) une fois, contre la PAC la fois suivante”.

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“Notre ennemi, ce n’est pas l’étranger, c’est la loi du marché débridée”, avait insisté dimanche Gabriel Attal. “Car renoncer à commercer, c’est condamner notre agriculture à sombrer.”

Le Premier ministre a reçu ces dernières semaines pendant de longues heures les syndicats agricoles et formulé trois salves de réponses, sans tout à fait convaincre la profession malgré la levée des blocages.

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Heurts

La colère des agriculteurs a été en outre attisée par l’idée du chef de l’Etat d’organiser au Salon un grand débat, pour lequel a été évoquée une invitation du collectif écologiste Soulèvements de la Terre.

Accueilli samedi par des huées et des heurts, Emmanuel Macron a pu finalement passer près de 13 heures dans le Salon à déambuler et échanger, mais sans beaucoup de public et au prix d’une importante présence sécuritaire.

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Pour tenter de rebondir, le président a choisi d’évoquer les élections européennes et de pilonner le RN qui fait la course largement en tête dans les sondages face à une Macronie à la peine.

Le président a rappelé aussi avoir pris 62 engagements et en a formulé d’autres, dont un recensement des exploitations nécessitant des aides de trésorerie d’urgence. Il a également redit que la France n’interdirait plus de pesticides plus vite que ses voisins européens.

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Plusieurs opposants ont sillonné le Salon lundi.

La future tête de liste de La France insoumise aux élections européennes Manon Aubry a accusé Emmanuel Macron et Jordan Bardella, de “défendre le même modèle agricole”, celui d’une “agriculture agro-industrielle” et “dépendante aux pesticides”.

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Propulsée numéro deux de la liste LR aux européennes, la céréalière Céline Imart a passé son baptême du feu au Salon où elle a fustigé à la fois la volonté affichée du RN de “sortir des accords de libre-échange”, et accusé Emmanuel Macron d’avoir “pourri” l’événement samedi.

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure s’est, lui, défendu de diriger un parti uniquement tourné vers les villes: “Le sauciflard, l’apéro, c’est aussi notre culture”, a-t-il dit. Le chef de file de la liste socialiste aux européennes, Raphaël Glucksmann, a de son côté étrillé la PAC actuelle, “fondamentalement injuste”.

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Rejoint le groupe WhatsApp

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