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Européennes: Philippe s’affiche au Havre avec Hayer… en attendant la suite | TV5MONDE

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Édouard Philippe a reçu Valérie Hayer, la tête de liste de la majorité, lundi au Havre pour entamer l’ultime semaine de la campagne des élections européennes, alors que l’après-9 juin est déjà dans toutes les têtes au sein de la macronie.

L’ancien Premier ministre n’était pas à Aubervilliers samedi pour le dernier “meeting national” de la campagne. Édouard Philippe était, comme l’a relevé le journal Marianne, à Madrid pour la réunion annuelle du groupe Bilderberg, le très discret club des dirigeants mondiaux. Le maire du Havre y avait déjà participé en 2023, comme l’actuel Premier ministre, Gabriel Attal.

Une absence diversement appréciée dans le camp Macron. “Édouard Philippe a décidé qu’il ne faisait pas campagne et qu’il faisait campagne pour lui”, jugeait récemment un cadre de la majorité. Voire. L’ancien Premier ministre a donné plusieurs réunions publiques, invitant Valérie Hayer à Besançon dans un séminaire de cadres Horizons, ou encore à Bayonne, à Vitré (Ille-et-Vilaine) et à Bernay (Eure) avec le ministre des Armées Sébastien Lecornu.

Sa présence en position non-éligible sur la liste de Mme Hayer, “c’est une forme de conviction. Nos destins sont liés, on est sur la même ligne. Ce score, par définition, sera celui de toute la majorité”, assure le ministre et secrétaire général d’Horizons, Christophe Béchu.

La visite au Havre a duré quelques heures: un banquet rassemblant une petite centaine de personnes, puis une rapide déambulation dans un centre-ville relativement désert. Les deux dirigeants ont ensuite visité l’usine Renault de Sandouville.

“Valérie Hayer n’a aucun conseil à me demander. Elle est cheffe de file, elle connaît ses dossiers, elle a beaucoup d’énergie, beaucoup d’enthousiasme. (…) Je suis très heureux de voir qu’elle continue à y croire”, a déclaré le maire du Havre, alors que la campagne de la candidate patine dans les sondages.

Avant d’ajouter: “qu’est-ce que ça veut dire, continuer à y croire ? Qu’elle croit en l’Europe, qu’elle croit, et moi avec elle, que la France est plus forte si l’Europe fonctionne bien. Et je dirais même que la France sera plus forte si l’Europe est encore plus ambitieuse”.

Les deux dirigeants n’ont pas coupé aux questions sur l’arrivée impromptue de Gabriel Attal à un échange auquel participait Mme Hayer à la maison de la Radio, critiquée par les oppositions. “Vous commentez des éléments de forme”, a balayé la tête de liste, qui a évoqué la “chance d’avoir le Premier ministre à [s]es côtés”.

Agacement plus perceptible chez Édouard Philippe évoquant “des discussions accessoires” face aux enjeux de ces européennes.

“Injustement traité”

Les deux dirigeants tiendront ensemble le dernier meeting de la campagne jeudi à Nice, ville de Christian Estrosi, vice-président du parti Horizons.

Quid de l’après-9 juin ? Alors que les sondages sont en berne, que le camp présidentiel s’interroge sur la suite du quinquennat, Édouard Philippe est particulièrement scruté. Son interview du 26 mai sur LCI n’est pas passée inaperçue, notamment ses critiques feutrées sur la gestion du dossier néo-calédonien. “Édouard a dit le dixième de ce qu’il pensait”, glisse un de ses soutiens.

M. Philippe a également répété qu’il n’avait “pas changé d’avis” sur la nécessité d’une coalition avec Les Républicains (LR), prônée dès les législatives de 2022.

“Cette interview n’était pas habile, alors qu’on est dans une campagne électorale très, très difficile. Plus vous donnez l’impression que vous avez un agenda personnel, plus ça vous est reproché”, juge une ministre.

Depuis 2022, les petits accrochages sont nombreux entre Renaissance et son allié “loyal mais libre”. Une députée Horizons juge le parti “injustement traité” en dépit de sa “loyauté”. “Il va falloir réaffirmer un certain nombre de choses, mais il y a un temps pour tout”, prévient-elle.

Cap sur 2027 dès l’été 2024 ? Horizons tiendra son Congrès début décembre. Et commencera à déployer sa stratégie, qui passera par les élections municipales de 2026. “On a une grande ambition pour ces municipales. On a commencé à les préparer”, glisse un cadre du parti.

Jusqu’à la rupture avec Emmanuel Macron ? “Ce qui est sûr, c’est la colère que suscite le président dans une partie de l’opinion. Tout candidat en 2027 aura besoin de se distinguer de lui”, juge un député Renaissance.

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Législatives: ‘nous pouvons gagner’ grâce ‘au vote de conscience’, estime Le Maire | TV5MONDE

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La “victoire” du camp présidentiel aux législatives “est possible”, estime le ministre de l’Economie Bruno Le Maire qui croit à un “sursaut et à un vote de conscience”, tout en reconnaissant que la dissolution “a créé de l’incompréhension”.

L’annonce dimanche dernier par Emmanuel Macron de la dissolution de l’Assemblée nationale “est la décision d’un seul homme, le président de la République. C’est sa prérogative, il l’a exercée”, a tenu à mettre en avant le ministre dimanche dans l’émission “Questions politiques” de France Inter/franceinfo/Le Monde.

“Ce que je constate, c’est qu’elle a créé dans notre pays de l’inquiétude, de l’incompréhension, parfois de la colère” auprès des Français. “J’ai envie de leur dire: +il y a un espoir+. […] Nous pouvons gagner, la victoire est possible” au sortir des urnes les 30 juin et 7 juillet, juge Bruno Le Maire.

“Ce n’est pas un vote idéologique, ça n’est pas un vote partisan, ça doit être un vote de conscience, chacun doit sonder sa conscience pour savoir ce qui est bon pour la nation française. (…) J’ai confiance dans la capacité des Français à (…) avoir ce sursaut dans les derniers jours pour nous donner une majorité”, a résumé le ministre de l’Economie et des Finances.

Il a appelé à “ouvrir les yeux sur les programmes” du Rassemblement national et du Nouveau Front populaire, qui sont, selon lui, “l’un comme l’autre un désastre pour notre économie” et “conduisent directement à un appauvrissement de tous nos compatriotes”.

M. Le Maire a notamment appelé “tous les sociaux démocrates responsables, raisonnables, attachés à leur pays, attachés au peuple français, qui ne veulent pas le mal des ouvriers, de tous ceux qui travaillent dans les usines, de ceux qui ne veulent pas cautionner les discours antisémites de la France insoumise, à rejoindre le bloc central” de la majorité présidentielle.

Il a également dénoncé “le climato-scepticisme complet du programme du RN, qui tourne le dos à la lutte contre le changement climatique”.

Concernant les mesures en faveur du pouvoir d’achat annoncées samedi par le Premier ministre Gabriel Attal, Bruno Le Maire a estimé que “c’est un excellent point de départ” mais “qu’il faudra de toute évidence aller beaucoup plus loin”.

Estimant que “le travail ne paie pas suffisamment”, il a notamment suggéré de “revoir les allègements de charge” pour avoir “moins d’écart” entre les salaires “bruts et nets” et “faire péter ce plafond de verre pour recréer de la dynamique salariale”.

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Jospin soutient le Nouveau Front populaire et critique la dissolution | TV5MONDE

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L’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a apporté dimanche son soutien au Nouveau Front populaire et critiqué Emmanuel Macron qui, avec la dissolution, “offre au Rassemblement national l’occasion de briguer le pouvoir”.

“En convoquant maintenant les élections législatives, le président offre au Rassemblement national l’occasion de briguer le pouvoir en France. Ce n’est pas responsable”, estime M. Jospin dans un entretien au Monde.

L’ancien Premier ministre (1997-2002) s’en prend à “l’arrogance” et “la légèreté” d’Emmanuel Macron qui “entraîne les Français dans sa précipitation”.

Pour M. Jospin, le RN “est nationaliste, xénophobe, et nombre de ses propositions heurtent nos principes républicains”.

“Sur le plan international, ses dirigeants sont prêts à pactiser avec celui qui s’affirme notre ennemi : Vladimir Poutine. Sans parler des doutes que l’on peut avoir sur la capacité des deux principaux responsables du RN à maîtriser les problèmes économiques et sociaux du pays”, ajoute-t-il.

Face à cela, le Nouveau Front populaire est “une des digues contre lesquelles peut se briser la vague”.

“Il est sain que, malgré des divergences connues, la France insoumise, le Parti socialiste, le Parti communiste et les Ecologistes aient signé l’accord récent. Et je me réjouis que Raphaël Glucksmann, qui vient de faire une belle campagne européenne, ne soit pas resté à l’écart”, juge-t-il.

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Législatives: dernières heures pour candidater, fin de suspense dans les 577 circonscriptions | TV5MONDE

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Fin de partie sur les intentions des uns et des autres: les postulants aux législatives dans les 577 circonscriptions ont jusqu’à 18h dimanche pour déposer leur déclaration de candidature en préfecture en vue du premier tour du 30 juin.

Candidatures dissidentes à gauche, alliances locales entre la droite et la majorité, ralliement de LR au RN… tout devrait être connu dimanche soir, à défaut d’être forcément clair après plusieurs journées de confusion.

A gauche, l’offre est déjà connue depuis la formation du Nouveau Front populaire qui a réussi à se mettre d’accord en quelques jours sur un programme et des candidatures.

Mais, au lendemain de manifestations contre l’extrême droite qui ont réuni selon les autorités 250.000 personnes dans toute la France, dont 75.000 à Paris (Lyon manifeste pour sa part dimanche), cette alliance, qui rassemble de l’anticapitaliste Philippe Poutou à l’ancien président François Hollande, doit encore convaincre qu’elle est capable de résister à l’hétérogénéité de ses composantes.

Dans la première crise traversée par la nouvelle alliance, LFI a fermé la porte samedi à toute contestation de ses choix d’investiture après avoir écarté plusieurs députés critiques de la personnalité et de la ligne de Jean-Luc Mélenchon, comme Danielle Simonnet, Raquel Garrido et Alexis Corbière.

“La cohérence politique et la loyauté dans le premier groupe parlementaire de gauche sont aussi une exigence pour gouverner”, a justifié M. Mélenchon. “Donnons-nous un avis sur les candidatures des partenaires ?”, a-t-il lancé aux autres formations de gauche qui ont critiqué une “purge”.

Ces députés écartés devraient maintenir leur candidature, même sans l’étiquette insoumise.

Une autre candidature d’un proche de Jean-Luc Mélenchon, celle d’Adrien Quatennens, député sortant du Nord condamné en 2022 à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour violences conjugales, est contestée par les “partenaires” de LFI qui devraient soutenir une candidate dissidente.

– Pouvoir d’achat –

Au centre, après la déroute des européennes et “la sidération” de la dissolution, la majorité tente de se remobiliser peu à peu sous la houlette de Gabriel Attal.

Sur le pouvoir d’achat, premier thème mis en avant par les Français, le Premier ministre a promis samedi plusieurs mesures en cas de victoire du camp présidentiel comme une baisse des factures d’électricité de 15% “dès l’hiver prochain” ou une hausse du montant de la prime dite “Macron”, versée par les entreprises à leurs salariés.

Du côté de LR, après la rocambolesque semaine consécutive au choix solitaire de son président Eric Ciotti de s’allier avec le RN, on tente tant bien que mal de maintenir une ligne indépendante de l’exécutif comme de l’extrême droite.

Mais dans plusieurs départements – comme celui du Premier ministre, les Hauts-de-Seine – des “pactes de non agression” entre la majorité et la droite semblent de facto se mettre en place, et des députés LR sortants seront assurés de pouvoir candidater sans macroniste contre eux.

A l’extrême droite, la clôture des candidatures permettra de juger des ralliements entrainés par Eric Ciotti.

Si le patron du RN Jordan Bardella a annoncé qu’il y aurait “un candidat commun” “dans 70 circonscriptions”, le Niçois ne semble avoir réussi à n’emmener aucune figure nationale avec lui.

Autre incertitude: le nombre de candidats Reconquête depuis qu’Eric Zemmour en a exclu Marion Maréchal et ses proches, les accusant de l’avoir “trahi” pour le RN. Si l’ancien journaliste veut des candidats partout, certains responsables locaux de son mouvement ont annoncé soutenir des candidats RN.

Reste à savoir si cette clarification dans l’offre électorale aura un impact chez les électeurs. Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune dimanche, un Français sur trois souhaite une victoire du RN, un sur quatre de l’alliance de gauche et un sur cinq de Renaissance.

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