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Européennes: à trois jours du Jour J, Macron débarque dans la campagne | TV5MONDE

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A J-3 du scrutin, Emmanuel Macron accordera jeudi un entretien aussi attendu que contesté par les oppositions aux JT de 20H à l’occasion du 80e anniversaire du Débarquement, alors que les candidats jettent leurs dernières forces dans la campagne des européennes.

Les heures les plus longues ? A la veille de la fin de campagne officielle, l’exécutif comme les aspirants eurodéputés tentent autant de mobiliser leurs troupes que de convaincre les abstentionnistes – environ la moitié des inscrits n’a pour l’instant pas l’intention de se rendre aux urnes – ou les nombreux indécis.

Offensive de taille, le chef de l’État doit s’exprimer sur TF1, France 2, mais aussi LCI et FranceInfo.

Certes, le 80e anniversaire du Débarquement de Normandie, dûment célébré dans la journée à Omaha Beach (Calvados) en présence d’une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement est mis en avant par l’Élysée pour justifier l’intervention. L’interview pourrait lui permettre d’annoncer des aides supplémentaires à l’Ukraine mais aussi d’aborder le scrutin européen, au grand dam des oppositions, qui ont saisi l’Arcom.

Le gendarme de l’audiovisuel a ainsi dû rappeler mardi que “tout ou partie des propos tenus lors de cette interview pourra être pris en compte” dans le temps de parole de la liste du camp présidentiel et les autres listes devront bénéficier en contrepartie d'”un accès équitable” aux antennes.

Le chef de l’Etat est “obsédé par une seule chose: c’est le score du Rassemblement national dimanche”, a ironisé jeudi la tête de liste RN Jordan Bardella sur Europe1-Cnews. “Si Emmanuel Macron n’arrive pas très largement derrière la liste du Rassemblement national, il va se sentir pousser des ailes et il va accélérer”, a-t-il ajouté, citant l’augmentation du prix du gaz, la réforme de l’assurance chômage ou la désindexation des pensions de retraite.

A l’inverse, le Premier ministre Gabriel Attal a dramatisé l’enjeu du scrutin sur France 2 face à la victoire attendue de l’extrême droite dimanche. “L’Europe est née grâce à la France, elle ne doit pas mourir à cause de la France”, a-t-il déclaré, répétant refuser que “le visage de la France en Europe passe de celui de Simone Veil (ancienne présidente du Parlement européen, ndlr) à celui de Marine Le Pen”.

“Faire croire qu’il faudrait dramatiser l’enjeu (…) c’est en vérité servir le RN”, a réagi, ulcéré, la tête de liste LR François-Xavier Bellamy depuis Cannes jeudi matin déplorant l’utilisation des “plages du débarquement pour organiser la mise en scène de ce combat aberrant qui ne correspond à rien en Europe.

Malgré une implication notable du chef du gouvernement depuis plusieurs jours dans la campagne, la liste de la majorité présidentielle patine dans les sondages: 15% d’intentions de vote, selon une étude Ifop parue mercredi, très loin derrière celle du RN, créditée de 33%.

Valérie Hayer doit assurer son dernier meeting jeudi, au côté d’Edouard Philippe, à Nice.

La Côte-d’Azur s’est d’ailleurs imposée comme le centre de la fin de campagne pour avoir accueilli la veille les réunions publiques de M. Bellamy (LR) et Marion Maréchal (Reconquête!), cette dernière frôlant le seuil des 5% d’intentions de vote qui permet d’envoyer des eurodéputés dans l’hémicycle de Strasbourg.

Eva Joly, Martine Aubry

La tête de liste d’Europe-Ecologie-Les Verts, Marie Toussaint, confrontée au même risque, tentera de renverser la tendance en s’affichant jeudi midi lors d’un tractage parisien avec Eva Joly, candidate malheureuse des écologistes à la présidentielle de 2012, toujours très populaire dans son parti.

Sa concurrente de La France insoumise, Manon Aubry (8% d’intentions de vote), est attendue dans la soirée à Lyon en présence de Jean-Luc Mélenchon.

Le mouvement de gauche radicale a accentué ces derniers jours son effort sur les quartiers populaires, qu’il perçoit comme les plus grands réservoirs de voix potentielles.

Plusieurs de ses lieutenants ont participé mercredi à un grand porte-à-porte dans un quartier d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), dans la banlieue sud de Paris, avant d’organiser un exercice similaire vendredi à Marseille.

Avec 13,5% d’intentions de vote, le PS, dont la liste est menée par Raphaël Glucksmann, entend reprendre l’avantage parmi les partis de l’ex-Nupes, a fortiori s’il réussissait l’exploit de se hisser à la seconde place du podium – ce qu’aucun sondage ne lui a pour l’heure jamais promis, mais l’écart qui le sépare des macronistes se trouve dans la marge d’erreur.

Dernier coup de pouce attendu par M. Glucksmann: celui de Martine Aubry, le temps d’un meeting dans sa ville de Lille, vendredi soir. Juste avant le silence imposé à l’ensemble des candidats jusqu’au dépouillement du scrutin.

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Législatives: ‘nous pouvons gagner’ grâce ‘au vote de conscience’, estime Le Maire | TV5MONDE

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La “victoire” du camp présidentiel aux législatives “est possible”, estime le ministre de l’Economie Bruno Le Maire qui croit à un “sursaut et à un vote de conscience”, tout en reconnaissant que la dissolution “a créé de l’incompréhension”.

L’annonce dimanche dernier par Emmanuel Macron de la dissolution de l’Assemblée nationale “est la décision d’un seul homme, le président de la République. C’est sa prérogative, il l’a exercée”, a tenu à mettre en avant le ministre dimanche dans l’émission “Questions politiques” de France Inter/franceinfo/Le Monde.

“Ce que je constate, c’est qu’elle a créé dans notre pays de l’inquiétude, de l’incompréhension, parfois de la colère” auprès des Français. “J’ai envie de leur dire: +il y a un espoir+. […] Nous pouvons gagner, la victoire est possible” au sortir des urnes les 30 juin et 7 juillet, juge Bruno Le Maire.

“Ce n’est pas un vote idéologique, ça n’est pas un vote partisan, ça doit être un vote de conscience, chacun doit sonder sa conscience pour savoir ce qui est bon pour la nation française. (…) J’ai confiance dans la capacité des Français à (…) avoir ce sursaut dans les derniers jours pour nous donner une majorité”, a résumé le ministre de l’Economie et des Finances.

Il a appelé à “ouvrir les yeux sur les programmes” du Rassemblement national et du Nouveau Front populaire, qui sont, selon lui, “l’un comme l’autre un désastre pour notre économie” et “conduisent directement à un appauvrissement de tous nos compatriotes”.

M. Le Maire a notamment appelé “tous les sociaux démocrates responsables, raisonnables, attachés à leur pays, attachés au peuple français, qui ne veulent pas le mal des ouvriers, de tous ceux qui travaillent dans les usines, de ceux qui ne veulent pas cautionner les discours antisémites de la France insoumise, à rejoindre le bloc central” de la majorité présidentielle.

Il a également dénoncé “le climato-scepticisme complet du programme du RN, qui tourne le dos à la lutte contre le changement climatique”.

Concernant les mesures en faveur du pouvoir d’achat annoncées samedi par le Premier ministre Gabriel Attal, Bruno Le Maire a estimé que “c’est un excellent point de départ” mais “qu’il faudra de toute évidence aller beaucoup plus loin”.

Estimant que “le travail ne paie pas suffisamment”, il a notamment suggéré de “revoir les allègements de charge” pour avoir “moins d’écart” entre les salaires “bruts et nets” et “faire péter ce plafond de verre pour recréer de la dynamique salariale”.

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Jospin soutient le Nouveau Front populaire et critique la dissolution | TV5MONDE

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L’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a apporté dimanche son soutien au Nouveau Front populaire et critiqué Emmanuel Macron qui, avec la dissolution, “offre au Rassemblement national l’occasion de briguer le pouvoir”.

“En convoquant maintenant les élections législatives, le président offre au Rassemblement national l’occasion de briguer le pouvoir en France. Ce n’est pas responsable”, estime M. Jospin dans un entretien au Monde.

L’ancien Premier ministre (1997-2002) s’en prend à “l’arrogance” et “la légèreté” d’Emmanuel Macron qui “entraîne les Français dans sa précipitation”.

Pour M. Jospin, le RN “est nationaliste, xénophobe, et nombre de ses propositions heurtent nos principes républicains”.

“Sur le plan international, ses dirigeants sont prêts à pactiser avec celui qui s’affirme notre ennemi : Vladimir Poutine. Sans parler des doutes que l’on peut avoir sur la capacité des deux principaux responsables du RN à maîtriser les problèmes économiques et sociaux du pays”, ajoute-t-il.

Face à cela, le Nouveau Front populaire est “une des digues contre lesquelles peut se briser la vague”.

“Il est sain que, malgré des divergences connues, la France insoumise, le Parti socialiste, le Parti communiste et les Ecologistes aient signé l’accord récent. Et je me réjouis que Raphaël Glucksmann, qui vient de faire une belle campagne européenne, ne soit pas resté à l’écart”, juge-t-il.

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Législatives: dernières heures pour candidater, fin de suspense dans les 577 circonscriptions | TV5MONDE

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Fin de partie sur les intentions des uns et des autres: les postulants aux législatives dans les 577 circonscriptions ont jusqu’à 18h dimanche pour déposer leur déclaration de candidature en préfecture en vue du premier tour du 30 juin.

Candidatures dissidentes à gauche, alliances locales entre la droite et la majorité, ralliement de LR au RN… tout devrait être connu dimanche soir, à défaut d’être forcément clair après plusieurs journées de confusion.

A gauche, l’offre est déjà connue depuis la formation du Nouveau Front populaire qui a réussi à se mettre d’accord en quelques jours sur un programme et des candidatures.

Mais, au lendemain de manifestations contre l’extrême droite qui ont réuni selon les autorités 250.000 personnes dans toute la France, dont 75.000 à Paris (Lyon manifeste pour sa part dimanche), cette alliance, qui rassemble de l’anticapitaliste Philippe Poutou à l’ancien président François Hollande, doit encore convaincre qu’elle est capable de résister à l’hétérogénéité de ses composantes.

Dans la première crise traversée par la nouvelle alliance, LFI a fermé la porte samedi à toute contestation de ses choix d’investiture après avoir écarté plusieurs députés critiques de la personnalité et de la ligne de Jean-Luc Mélenchon, comme Danielle Simonnet, Raquel Garrido et Alexis Corbière.

“La cohérence politique et la loyauté dans le premier groupe parlementaire de gauche sont aussi une exigence pour gouverner”, a justifié M. Mélenchon. “Donnons-nous un avis sur les candidatures des partenaires ?”, a-t-il lancé aux autres formations de gauche qui ont critiqué une “purge”.

Ces députés écartés devraient maintenir leur candidature, même sans l’étiquette insoumise.

Une autre candidature d’un proche de Jean-Luc Mélenchon, celle d’Adrien Quatennens, député sortant du Nord condamné en 2022 à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour violences conjugales, est contestée par les “partenaires” de LFI qui devraient soutenir une candidate dissidente.

– Pouvoir d’achat –

Au centre, après la déroute des européennes et “la sidération” de la dissolution, la majorité tente de se remobiliser peu à peu sous la houlette de Gabriel Attal.

Sur le pouvoir d’achat, premier thème mis en avant par les Français, le Premier ministre a promis samedi plusieurs mesures en cas de victoire du camp présidentiel comme une baisse des factures d’électricité de 15% “dès l’hiver prochain” ou une hausse du montant de la prime dite “Macron”, versée par les entreprises à leurs salariés.

Du côté de LR, après la rocambolesque semaine consécutive au choix solitaire de son président Eric Ciotti de s’allier avec le RN, on tente tant bien que mal de maintenir une ligne indépendante de l’exécutif comme de l’extrême droite.

Mais dans plusieurs départements – comme celui du Premier ministre, les Hauts-de-Seine – des “pactes de non agression” entre la majorité et la droite semblent de facto se mettre en place, et des députés LR sortants seront assurés de pouvoir candidater sans macroniste contre eux.

A l’extrême droite, la clôture des candidatures permettra de juger des ralliements entrainés par Eric Ciotti.

Si le patron du RN Jordan Bardella a annoncé qu’il y aurait “un candidat commun” “dans 70 circonscriptions”, le Niçois ne semble avoir réussi à n’emmener aucune figure nationale avec lui.

Autre incertitude: le nombre de candidats Reconquête depuis qu’Eric Zemmour en a exclu Marion Maréchal et ses proches, les accusant de l’avoir “trahi” pour le RN. Si l’ancien journaliste veut des candidats partout, certains responsables locaux de son mouvement ont annoncé soutenir des candidats RN.

Reste à savoir si cette clarification dans l’offre électorale aura un impact chez les électeurs. Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune dimanche, un Français sur trois souhaite une victoire du RN, un sur quatre de l’alliance de gauche et un sur cinq de Renaissance.

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