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Dr. Christopher Ndi receives Cameroon’s best scientist award for biogas research

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A Cameroonian veterinary virologist, Dr. Christopher Ndi, has been honoured with Cameroon’s most esteemed scientist award for his pioneering research in various fields of agriculture, notably in the production of biogas using animal dung.

Madeleine Tchuinte, the Minister of Scientific Research and Innovation, presented him with the honour at a recent ceremony in Yaounde.

Dr. Ndi, who has dedicated over three decades to scientific inquiry in agriculture, expressed gratitude for the recognition.

He emphasised that the award was the result of years of dedication and commitment to advancing scientific knowledge.

“The award I’ve received today, for me, is part of the Ministry’s appreciation of work that cannot be summarised in one day or a few sentences,” he told journalists.

“This is work that has spanned over three decades. So today’s recognition is just a summary and appreciation of the work I’ve been doing. And it’s very difficult to tell people that I’m being rewarded today because of this or that piece of research. It’s a sum total of all that I’ve been doing.”

He received a certificate of appreciation from Minister Tchuinte and a standing ovation from the dozens of researchers who attended the event.

RESEARCH ON BIOGAS

At the award reception ceremony attended by hundreds of scientists from across the nation, Dr. Ndi presented his latest research endeavor focused on harnessing animal dung as a renewable energy source.

His innovative approach aims to convert methane emissions from animal waste into biogas, thereby mitigating climate change and promoting sustainable agricultural practices.

Explaining the rationale behind his research, Dr. Ndi highlighted the dual benefits of reducing greenhouse gas emissions and utilizing biogas as a clean cooking fuel.

“I’ve been doing research on animal production and fisheries. In fact my interest today is that I’m looking into how we can create resilience, livestock farmers resilience against climate change, which is a very big problem,” he said.

“And that is why, in one of the consultations which I’ve read in the hall, you realise that we’re trying to produce biogas from livestock waste in order to mitigate climate change.”

According to the World Health Organisation, animal dung emits methane, a potent greenhouse gas that contributes to environmental degradation and poses health risks.

By transforming this waste into biogas, Dr. Christopher Ndi will not only mitigate climate change but also provide a renewable energy source for domestic use.

In addition to this groundbreaking work in biogas production, Dr. Ndi outlined other research initiatives aimed at addressing pressing agricultural challenges in Cameroon.

These include strategies to promote harmony between crop and livestock farmers and innovative approaches to enhance soil fertility and crop yield through integrated farming systems.

“Secondly, we’re trying to look at one of the most prevalent problems between farmers and grazers, for example, we have about three or four of our national regions – Adamawa, North, Far North, North West, and West – where the farmer-grazer conflicts are very, very violent. So we’re trying to look at how we can collaborate, encourage crop farmers to live in peace with livestock farmers. So that is where crop-livestock integration comes in. There have been some models which have been tried and presently in the North West we’ve introduced what we call the life paddock manuring system, where cattle graze on crop farmers’ plots after the crops have been harvested for about two to three months. When the cattle leaves, the area in which they were grazed is fenced. In such a manner, the crop farmers benefit from the manure of the animals and when they produce their crops, the livestock farmers purchase the crops. In this case, we’ll hardly find crop farmers looking at livestock farmers as enemies,” he explained.

Dr. Christopher Ndi holds a Ph.D. in Veterinary Virology from the Ukraine Academy of Agriculture in Kiev, conferred in 1985.

Throughout his illustrious career, he has authored numerous publications and participated in international research collaborations spanning Africa, Europe, Asia, and beyond.

Dr Ndi’s pioneering contributions to the field of agricultural science have earned him acclaim and recognition as the 2024 Imminent Researcher of the 11th edition of the Scientific Convocation in Cameroon.

©Mimi Mefo Info

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Douala : Un corps retrouvé 6 mois après la disparition du défunt

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Une découverte tragique a eu lieu au quartier PK14 de Douala, plus précisément au lieu-dit “Antenne Orange Kwalong”. Joseph Bem Djong Issouk, âgé de 61 ans, porté disparu depuis le 27 novembre 2023, a été retrouvé sans vie ce mercredi 24 avril 2024, soit six mois après sa disparition.

Les circonstances entourant ce décès restent pour le moment inconnues, laissant la communauté dans l’attente de plus d’informations. Les autorités ont entamé des enquêtes pour élucider les circonstances de cette triste découverte et déterminer les causes du décès de Joseph Bem Djong Issouk.

Cette nouvelle a profondément ému les habitants de ce quartier, qui depuis plusieurs mois étaient sans nouvelles de ce dernier. Tous espèrent que la lumière sera faite sur ce drame. En attendant les résultats des enquêtes, la communauté reste en deuil et attend des réponses sur cette perte tragique.

Gilles Noubissie

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Afrique

Marafa Hamidou Yaya sort de son silence

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Après plusieurs années de mutisme, l’ancien secrétaire général à la présidence de la République prend en fin la parole. Dans une interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique, Marafa Hamidou Yaya se donne à cœur ouvert. Ses conditions d’incarcération, sa situation sanitaire, sa vision actuelle du Cameroun, la justice, ses regrets etc tout y passe. MMF vous propose un extrait de cette interview.

Pourquoi accepter de prendre la parole aujourd’hui ?

La situation de mon pays, le Cameroun, est trop grave pour que je reste silencieux. Il est de mon devoir de m’exprimer, quitte à ce que mon régime d’incarcération, déjà extrêmement strict, soit durci après la publication de cette interview. Il est probable que ce durcissement affectera mes codétenus. J’espère qu’ils me le pardonneront.

Quelles sont vos conditions de détention ?

Je perds la vue. Tous les spécialistes recommandent une « opération de la dernière chance » pour m’éviter de devenir totalement aveugle. Comme cette opération n’est possible qu’à l’étranger, j’ai adressé au président de la République plusieurs demandes d’autorisation d’évacuation médicale. Elles sont restées sans réponse. Il en va de même des appels humanitaires qui lui ont été adressés par des personnalités nationales et étrangères de premier rang, auxquelles je veux dire ici toute ma gratitude. Le silence du président Biya a fait dire à une ancienne ambassadrice des États-Unis au Cameroun : « Je suppose que Paul Biya attend que Marafa devienne aveugle ! C’est franchement une punition digne du Moyen Âge. Pas de l’Afrique moderne. »

Si cette évacuation n’a pas lieu rapidement, le seul remède sera inévitablement à terme de me retirer les globes oculaires. En effet, je souffre de violents maux de tête de plus en plus fréquents à cause de la pression oculaire. Ce handicap rend mes conditions d’incarcération au secrétariat d’État à la Défense [SED] encore plus difficiles qu’auparavant. Je ne bénéficie ni d’assistance ni d’aménagements. Dans mes demandes d’évacuation sanitaire, j’ai sollicité un placement en résidence surveillée, ce qui me permettrait de recevoir une aide pour les gestes du quotidien. Comme je l’ai indiqué, tout cela est resté sans réponse.

Avez-vous le sentiment d’être retenu en prison parce que vous représentez une force politique que certains souhaitent neutraliser ?

Sur les six condamnés dans ce dossier, combien sont aujourd’hui encore en prison ? Un seul, moi. Le dernier à avoir été libéré l’a été il y a quatre ans. Ceci alors que, contrairement à d’autres, j’ai été condamné pour une prétendue « complicité intellectuelle », sans le moindre signe de détournement ou d’enrichissement personnel. Mon maintien en détention et la torture que je subis, en particulier à travers le refus de soins, car il s’agit bien de torture en termes juridiques, ne peuvent donc avoir qu’un caractère politique. C’est pour cela que l’ONU demande ma libération immédiate depuis 2016, et que les États-Unis, avec d’autres pays, me placent sur leur liste de prisonniers politiques depuis de nombreuses années.

Mon cas n’est pas isolé. L’opération Épervier a donné lieu à des condamnations extrêmement lourdes, qui apparaissent aujourd’hui comme aléatoires, arbitraires, politiquement biaisées ou infondées. Sous ce régime, le recours à la torture est devenu systémique. Il en a fait une pratique d’État, dont a été victime en janvier 2014 Christiane Soppo, mon ancienne collaboratrice, assassinée à coups de machette. Dans une lettre ouverte de mars 2014, j’écrivais que « le martyre de Madame Soppo représent[ait] […] l’émergence d’une justice parallèle, extrajudiciaire, aux mains de groupes d’individus qui, en fonction de leurs intérêts, prononcent des sentences de mort secrètes exécutées par des hommes de sac et de corde ».

Si le pouvoir vous perçoit comme une menace, vous le paierez de votre liberté ou de votre vie ?

C’est une pratique d’État dont a été victime en janvier 2023 votre confrère, le courageux journaliste Martinez Zogo, mort sous les sévices atroces de membres des services de renseignement. Ces déchaînements de violence ne sont pas des épisodes isolés mais s’inscrivent dans un système stable et institutionnalisé. Cette violence extrême n’est pas que délibérée. Elle est mise en scène, transformée en spectacle. Il était très facile pour ses tortionnaires de faire disparaître le corps de Martinez Zogo. Ils ont fait en sorte qu’il soit retrouvé. C’est la même logique, bien sûr poussée beaucoup moins loin, qui explique le caractère public de l’acharnement que je subis. Le message à nos compatriotes est clair. Si le pouvoir vous perçoit comme une menace, vous le paierez de votre liberté ou de votre vie.

Lorsque j’étais enfant, notre hymne national, changé depuis, célébrait la sortie du Cameroun de la « barbarie » et de la « sauvagerie » passées. Bien sûr, dans le contexte colonial, c’était une référence à la prétendue arriération de notre peuple. Mais aujourd’hui, pour de bon, le régime nous plonge dans une barbarie et une sauvagerie véritables, maniées avec calcul comme des vecteurs d’oppression.

S’il vous était donné de revenir en arrière, auriez-vous accordé votre confiance en la justice camerounaise ?

Je m’attendais à mon arrestation. De hauts responsables du régime m’avaient suggéré

de m’exiler. Mais j’ai suivi mon cœur. J’ai choisi de me présenter devant la justice de mon pays. Mes compatriotes n’auraient pas compris que je ne le fasse pas. On ne peut pas exercer des responsabilités publiques, en tout cas avec la conviction sincère et le sens du devoir qui m’ont toujours animés, et choisir la fuite. Ai-je eu tort ? Si les sacrifices ont été nombreux et pénibles, ma plus grande douleur est de n’avoir pas pu assister Jeannette, ma femme, dans les derniers temps de sa maladie, dont elle est morte en 2017 en France. J’en avais demandé l’autorisation. Elle m’a été refusée.

Avez-vous le sentiment d’avoir été trahi par le président Paul Biya ?

Non, pas personnellement, car nous n’avions aucun pacte. Il ne m’avait jamais assuré de son appui ou de son amitié, et je ne lui avais jamais demandé de le faire. Je reste honoré des importantes responsabilités qu’il m’a confiées, car elles m’ont permis d’œuvrer au bien du pays, à ma mesure et malgré les nombreuses résistances auxquelles j’ai fait face. Si trahison il y a, ce n’est pas vis-à-vis de moi, mais envers notre Constitution, qui fait du président de la République le garant de l’indépendance de la justice. Or, ainsi que l’illustrent mon cas personnel et de multiples scandales récents, la justice est instrumentalisée au vu et au su de tous. Le peuple camerounais est le témoin désabusé et inquiet de cette dérive. Je pense au philosophe Pascal : ne pouvant fortifier la justice, le président a justifié la force.

Paul Biya a-t-il encore les moyens de retourner cette situation ?

Oui et non. Non, parce que le marasme est trop général et que le système que le président a mis en place, et dont héritera son successeur, rend tout changement de fond impossible. Oui, car c’est toujours lui qui dirige notre pays et qui est responsable de ses destinées. Oui, encore une fois, car il est en capacité de prendre la seule mesure qui, dans les circonstances actuelles, serait salvatrice : redonner la parole au peuple ! Les prochaines élections, qu’il s’agisse des législatives ou de la présidentielle, ne suffiront pas à remettre le pays sur la bonne voie, et ce quels qu’en soient les vainqueurs.

Ce qu’il faut au pays, et ce à quoi j’appelle, c’est l’organisation d’une sorte de Commission Vérité, Réconciliation et Refondation. La dimension « Vérité et Réconciliation » évoque bien sûr ce qu’a fait l’Afrique du Sud pour exposer au grand jour les crimes du régime d’apartheid. La même démarche est nécessaire au Cameroun, où le caractère systémique des crimes et scandales d’État que j’évoquais plus haut est tel que certains n’ont même pas conscience de leur responsabilité. Je pense en particulier à certains juges et à certains policiers, instrumentalisés par le régime.

Les coups d’États se multiplient et se banalisent en Afrique. Pensez-vous qu’il faille en craindre un au Cameroun ?

Il y a eu sept coups d’État ces trois dernières années en Afrique. L’adhésion au modèle démocratique recule de manière radicale. Aujourd’hui, selon une étude, 53 % des Africains pourraient soutenir un coup d’État dès lors qu’ils estiment leurs dirigeants incapables ou corrompus. Les raisons ? Une pauvreté et une insécurité persistantes ou grandissantes, la perception d’une corruption omniprésente, mais aussi le déferlement d’une vague mondiale de populisme à laquelle l’Afrique n’échappe pas. Ce populisme, en

Europe ou aux États-Unis, se traduit par la stigmatisation de l’immigré comme profiteur, parasite et délinquant.

En Afrique, ce que l’on commence à appeler « l’afro-populisme » conduit au rejet massif de tout ce qui a une coloration occidentale, y compris le modèle démocratique. Même si je comprends et partage le désarroi, voire le désespoir, de nombre de mes compatriotes et de nombre d’Africains, je reste persuadé que cette voie du populisme est stérile. La seule solution offerte par les populistes, c’est le rejet de l’autre. On ne bâtit pas l’avenir sur ces sables mouvants. Le populisme est aussi irréaliste. On peut rejeter l’histoire commune de la France et de l’Afrique, rejeter son héritage inégalitaire, voire prédateur. On ne peut pas rejeter la géographie : l’Europe et l’Afrique seront pour toujours voisins.

Qu’en est-il de votre avenir à vous ?

Je crois pouvoir encore aider mon pays. J’ai pour cela la volonté, les idées et l’expérience. Toutefois, ma santé et ma survie sont entièrement soumises à l’arbitraire du président de la République, Paul Biya. Mais pour ce qui est de mon engagement futur au service de mon pays, il reste aux mains de la Providence. Ma génération semble avoir échoué dans son rêve de construire un Cameroun nouveau. Une mission plus impérieuse nous appelle. Elle consiste à empêcher que le Cameroun ne s’autodétruise irréversiblement.

Avec Jeune Afrique

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Volleyball: Cash flow tension at MINSEP threatens Cameroon’s participation in competitions

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By Gilles Noubissie

The Cameroon national volleyball team finds itself entangled in a financial dispute that threatens its participation in future competitions.

Ivan Kody, a member of the team, has raised concerns about the unpaid participation bonuses from the African Nations Cup 2023, which have been pending for over nine months.

The delay in addressing the players’ grievances has had serious repercussions, leading many to boycott the upcoming 2024 African Games.

This decision reflects the frustration and discontent among the athletes who feel neglected and undervalued.

Christian Tchapmi, the director of communications at Fecavolley, responded to the allegations when the editorial team of Mimi Mefo Info contacted him.

He emphasized that there has been no repression against the players for demanding their rightful bonuses.

He acknowledged that the players received partial payments upon their return from the competition, where they achieved a commendable fourth place overall.

However, Tchapmi clarified that the responsibility for the payment of bonuses lies with the Ministry of Sports (MIMSEP).

Due to cash flow issues raised by the government, Fecavolley pre-financed several competitions, including the U19 World Championships and the African Senior Women’s Nations Championships.

Despite their efforts, the federation has been met with bureaucratic delays in obtaining the remaining funds from the Ministry of Sports.

Tchapmi assured that Fecavolley has taken official steps and provided all necessary documentation to expedite the resolution of the issue.

“This is not blackmail,” Tchapmi emphasized, seeking to allay fears among the players.

“Arrangements have been made to ensure that the remaining bonuses are paid to the players.”

The financial tension within MINSEP (Ministry of Sports and Physical Education) is a cause for concern, as it not only affects the morale and well-being of the athletes but also jeopardizes the country’s representation in international competitions.

Without timely resolution, the future of Cameroon’s volleyball team hangs in the balance, casting a shadow over their aspirations for success on the global stage.

©Mimi Mefo Info

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