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Politique

Des Camerounais admiratifs de l’élection du jeune Bassirou Diomaye Faye au Sénégal

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Les tendances font du candidat Bassirou Diomaye Faye, président élu à l’issue de l’élection du 24 mars 2024. Ces résultats non-officiels suscitent des commentaires au Cameroun.

Pour la première fois, selon les tendances que le Conseil constitutionnel doit confirmer, un jeune de 44 ans est élu président de la République au Sénégal. Pour la première fois aussi, un candidat de l’opposition remporte l’élection dès le premier tour. Cette situation inédite ne laisse pas indifférents les Camerounais. Nombreux, sur la toile, dessinent des scénarios pour l’élection prévue en 2025 au Cameron. Leur vœu est de voir un jeune arriver à la tête de la République.

Ce scénario suscite le débat autour du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Plusieurs observateurs souhaiteraient que le président du Parti Maurice Kamto investisse Mamadou Mota, vice-président n°1 comme candidat à la présidentielle de 2025. L’écrivain et universitaire Patrice Nganang en fait partie. « Kamto ne peut pas aussi faire comme Sonko et laisser la place à Mota en 2025 ? », a-t-il demandé. Jean Crépin Nyamsi, autre écrivain et universitaire a fait un commentaire à ce sujet. « Le président Maurice Kamto n’a pas compris que le peuple a besoin d’un sang neuf ? Il insiste à être candidat pour quelle raison ? », s’interroge celui qui est connu dans la sphère du football comme soutien de Samuel Eto’o.

Dans un tout autre scénario, l’opinion tend à faire la comparaison entre l’opposition Sénégal et l’opposition au Cameroun. Au Sénégal, soutiennent certains, l’opposition a une base solide et travaille à la consolider au travers des coalitions objectives. Au Cameroun, en dehors de la tentative historique de 1992, l’opposition ne parvient pas à faire bloc face au camp du pouvoir. La victoire de l’opposition au Sénégal, saluée par le camp du pouvoir, sonne pour d’autres comme une leçon pour l’opposition camerounaise qui peine à former une alliance sérieuse pour 2025.

Par ailleurs, l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la tête de l’Etat au Sénégal contraste avec les ambitions au Cameroun. Certains ne comprennent pas comment leurs compatriotes continuent de lancer des appels à candidature au président camerounais à 91 ans pour se représenter en 2025. Le contraste s’étend au Sénat et à l’Assemblée nationale où les présidents de Chambres viennent d’être réélus, l’un à 89 ans et l’autre à 84 ans. Pourtant, des jeunes s’investissent aussi en politique. A titre illustratif, Cabral Libii a fini 3è à la présidentielle de 2018.

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Cameroun : des partis politiques d’opposition se fragmentent à l’approche de la présidentielle

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Tandis que d’aucuns voient la main des autorités aux ordres du parti proche du pouvoir, d’autres accusent l’égo des acteurs politiques qui alimente les batailles internes à leurs partis.

Le Social Democratic Front (SDF) de Joshua Osih est sur le point de rejoindre le Parti Camerounais pour la réconciliation nationale de Cabral Libii dans la division. Le Pcrn quant à lui, est presque sur la voie de l’Union des populations du Cameroun, divisée en plusieurs factions depuis des décennies. L’actualité remet sur le tapis la série de crises qui secoue les formations politiques. D’abord, une correspondance du ministre de l’Administration territoriale vient de révéler à l’opinion que les démarches sont en cours pour la création du Social Democratic Face Front.

Le nouveau-né porterait les gènes de David SHEWA, militant du SDF et challenger du chairman Osih à la dernière élection à la tête du parti. Le nouveau SDFF se fait présenter comme l’idéologie originelle du SDF que les leaders au fil du temps auraient atténuée en se rapprochant du système gouvernant. Le parti en cours de légalisation opposera une concurrence au SDF qui travaille à se donner un nouveau souffle pour mieux aborder les rendez-vous électoraux de 2025.

Ensuite, la situation du SDF est un peu différente de celle du PCRN. Là-bas, l’un des trois fondateurs, le nommé Robert Kona, tente de reprendre le contrôle du parti. Il avait pourtant, en 2019 et 2020, avec tambours et trompettes, annoncé avoir confié la présidence du parti à Cabral Libii. Depuis novembre 2023, les deux personnalités sont à couteaux tirés. L’affaire est devant le tribunal de première instance de Kaélé. Robert Kona tente d’organiser le congrès du parti en mai 2024. Dans la mouvance des préparatifs de ce congrès non validé par l’administration pour défaut de qualité, Robert Kona a rendu visite à un homme d’affaires, cadre du Rdpc à Garoua le week-end dernier. Un rapprochement que le camp de Cabral Libii a présenté comme preuve de l’action du système gouvernant dans la crise au sein du PCRN.

Cabral Libii quant à lui, après l’annulation du dernier congrès, annonce aussi la tenue d’un prochain congrès du même parti sans donner de précisions. Il s’emploie aussi à démontrer que le ministre de l’Administration territoriale serait derrière les actions et sorties de Robert Kona. Selon lui, le membre du gouvernement vise à l’empêcher d’être candidat à la présidentielle de 2025.

Enfin, le cas de l’Union des populations du Cameroun est historique. Suivant ses derniers développements, tandis que Henriette Ekwe et d’autres leaders militent pour un dialogue entre factions pour prendre une position concertée à l’approche des scrutins, Robert Bapooh Lipod à qui la justice a retiré la présidence du parti, donnant raison à Pierre Baleguel Nkot, a annoncé le 10 avril dernier, son soutien au Rdpc de Paul Biya comme en 2018. Il rejette l’idée d’un rassemblement des factions et d’une opposition au système.

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Politique

Cameroun : une faction du SDF en cours de légalisation au Minat

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La procédure de légalisation du Social Democratic Face Front introduite auprès de l’administration publique suit son cours au niveau du ministère de l’Administration territoriale.

Une nouvelle confusion se profile sur la scène politique camerounaise. Bientôt, au cas où la procédure aboutit, le Social Democratic Front fondé le 26 mai 1990 par feu Ni John Fru Ndi, aura une faction concurrente. Le Social Democratic Face Front est en gestation. L’information apparait dans une correspondance du ministre de l’Administration territoriale adressée à Shewa David Daniel. Cette lettre vient en réponse à la demande de ce dernier de légaliser le parti politique Social Democratic Face Front.

Dans sa réponse, Paul Atanga Nji fait connaître à son correspondant que son « dossier est en cours de traitement dans les services compétents du département ministériel dont » il a la charge. Il promet de communiquer « la suite y réservée » au demandeur « dans les meilleurs délais ». Cette correspondance du ministre en date du 15 avril dont copie circule depuis le 23 avril, répond à la demande du requérant transmise le 27 novembre 2023, sous le couvert du gouverneur de la région du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique.

L’information parvient au grand public un mois avant la célébration des 34 ans de création du Social Democratic Front, parti originel. Le nouveau chairman de la formation politique mise en place en 1990, le député Joshua Osih, effectue une tournée nationale dans le but de redynamiser le parti. Lequel, au regard de ses performances dans les années 1990, est connu comme le principal parti d’opposition au Cameroun, jusqu’en 2018. Les performances qui ont diminué au fil du temps, avec la fatigue de l’ancien chairman, et la guerre de succession.

Au moment où le parti décide de se redéployer à l’approche des élections de 2025, voilà que le virus de la division l’attaque. Au stade où se trouve la gangrène, seul le ministre de l’Administration peut éviter à ce parti la multiplication des factions, phénomène qui fragilise déjà de nombreux autres partis d’opposition comme l’UPC et le PCRN.

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Cameroun-20 mai : le préfet du Mfoundi déroule les consignes du défilé aux neuf partis politiques retenus

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Emmanuel Mariel Djikdent a présidé la première réunion préparatoire à la fête nationale, le 22 avril 2024 à Yaoundé, en présence des représentants des partis politiques.

Seuls les partis représentés à l’Assemblée nationale ou au Sénat prendront part au défilé du 20 mai à Yaoundé. Ces partis politiques sont le Rdpc, le Sdf, le Pcrn, le Mdr, le Fsnc, l’Udc, l’Andp, l’Ums et l’Undp. C’est l’une des résolutions de la réunion que le préfet Emmanuel Mariel Djikdent a présidée lundi dernier. L’autorité administrative a insisté sur le bon déroulement du défilé des partis politiques, passage dont il est responsable lors de la parade au Boulevard du 20 mai. Dans cette optique, en dehors de la participation au défilé réservée aux formations politiques citées, ces dernières doivent respecter certaines mesures.

Pour le passage des partis politiques qui doit durer 15 minutes, le préfet prévient qu’aucun écart ne sera toléré. Il interdit d’afficher les slogans, les pancartes, ou les textes que le Cabinet civil de la présidence n’aura pas approuvés. Dans ce sens, les défilants ne pourront présenter que les effigies du chef de l’Etat et le drapeau du Cameroun pendant le défilé. L’autorité administrative exclut aussi de faire usage du téléphone portable dans le train du défilé.

Au plan vestimentaire et de la marche, les défilants issus des partis politiques sont astreints au port de chaussures appropriées. Ils ont aussi l’obligation de participer à la répétition générale du défilé le 17 mai prochain au Boulevard du 20 mai. Ils doivent par ailleurs respecter le nombre de carrés qu’il leur a été accordé. Les partis politiques retenus auront avant tout adressé une déclaration écrite au préfet pour manifester leur volonté de prendre part au défilé. Cette déclaration doit porter la signature d’un cadre ayant un certain niveau au sein du parti. Ce qui permettra de régler les questions de bicéphalisme observées.

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