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Crise agricole: la FNSEA s’impatiente, les ONG quittent une réunion sur les pesticides | TV5MONDE

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A moins de quinze jours du Salon de l’agriculture, le syndicat majoritaire FNSEA veut voir le gouvernement “accélérer le tempo” avec des annonces “concrètes” et les associations environnementales claquent la porte d’une réunion sur l’évaluation des pesticides.

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Parmi les sujets urticants, tant pour les agriculteurs que les défenseurs de l’environnement, figure le suivi des usages de pesticides.

Huit ONG environnementales ont annoncé avoir quitté une réunion du Comité d’orientation stratégique et de suivi (Cos) du plan Ecophyto, qui se tient dans l’après-midi au ministère de l’Agriculture, avec le gouvernement, des élus et des représentants des agriculteurs et de l’industrie.

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Ce plan, qui vise une réduction de moitié de l’utilisation des pesticides d’ici 2030 (par rapport à 2015-2017), a été suspendu par le Premier ministre Gabriel Attal “le temps de mettre en place un nouvel indicateur” qui remplacerait le Nodu, principal outil de mesure français.

Une décision qui a satisfait les syndicats agricoles majoritaires et consterné les associations environnementales, qui ont dénoncé un recul majeur du gouvernement.

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L’invitation à ce Cos “ne contenait ni ordre du jour ni documents de travail transmis en préparation de cette réunion”, ont reproché les ONG dont Générations Futures, le WWF France, la Fondation pour la Nature et l’Homme et la LPO.

“Les conditions de travail n’étaient pas réunies pour entamer le dialogue” sur l’avenir du plan Ecophyto, a déclaré à l’AFP Sandrine Bélier, directrice d’Humanité et Biodiversité.

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“Il n’est pas acceptable, alors qu’aucune décision n’a été prise, de quitter une réunion d’échange et de concertation”, a réagi le ministère de l’Agriculture, soulignant que les ONG avaient été reçues avant la réunion et souhaitaient lire une déclaration sans y participer.

“Pas sur un coin de table”

Le gouvernement assure par ailleurs avancer sur les grands dossiers agricoles, alors que la FNSEA s’impatiente.

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Des annonces, mais quelles “actions concrètes”? Le président de la puissante Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) Arnaud Rousseau hausse le ton depuis dimanche dans la presse: “Personne n’a intérêt à nous balader”, a-t-il dit, prévenant que sans “avancée concrète”, les agriculteurs n’hésiteraient pas à redescendre dans la rue.

“On n’est pas dans le bon tempo (…), il faut accélérer le tempo”, a-t-il relevé sur BFM-TV, mais aussi sur franceinfo, exhortant le gouvernement à des actes avant la tenue du Salon de l’agriculture à Paris (24 février-3 mars) et prévenant que la qualité de l’accueil du président de la République Emmanuel Macron en dépendrait.

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Après deux semaines de blocages de routes et d’actions parfois tumultueuses, les manifestants ont levé le camp début février à la suite de trois salves d’annonces de Gabriel Attal sur des sujets aussi divers que les pesticides, les retraites des exploitants, la simplification des normes et des aides à l’élevage ou à l’agriculture bio.

Mais depuis, il n’y a “pas eu de rencontre ministérielle” ni avec le ministre de l’Agriculture ni avec le Premier ministre, et “pas de point de suivi”, a déploré M. Rousseau.

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Lundi matin, Matignon a annoncé que Gabriel Attal recevrait mardi à 16H30 les syndicats majoritaires FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, en présence du ministre de l’Agriculture Marc Fesneau et de sa ministre déléguée Agnès Pannier-Runacher.

Les deux ministres chargés de l’Agriculture “verront dans la semaine chacune des organisations syndicales”, notamment pour évoquer le projet de loi sur le renouvellement des générations, a-t-on précisé au cabinet de Marc Fesneau.

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Ce texte, reporté pour être enrichi selon le gouvernement, devrait être présenté en Conseil des ministres “à la fin du mois de février” pour un vote “d’ici le mois de juin”, a-t-on précisé de même source.

“Je mets au défi quiconque de me trouver un moment politique où on aura fait autant de choses en aussi peu de temps”, a réagi Marc Fesneau, interrogé lundi au salon Wine Paris et Vinexpo.

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“Sur la simplification, on est parfois sur des normes qui datent de 20 ou 25 ou 30 ans”, a-t-il rappelé, expliquant que les changements seraient parfois législatifs, parfois réglementaires: Un décret, a-t-il dit, “ça ne se fait pas sur un coin de table”.

Rue de Varenne, on précise que le gouvernement travaille “tous les dossiers”. Les annonces de Gabriel Attal — avec des mesures d’urgence chiffrées à 400 millions d’euros par Bercy — ont commencé à être déclinées concrètement, affirme-t-on au ministère, évoquant par exemple l’ouverture depuis le 5 février des dispositifs d’indemnisation pour les éleveurs.

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Européennes: l’écologiste Marie Toussaint refuse un débat sur CNews | TV5MONDE

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L’eurodéputée écologiste Marie Toussaint, tête de liste pour les européennes, a annoncé dimanche qu’elle déclinait l’invitation de CNews pour un débat avant les élections, refusant de “participer à l’effort de trumpisation de l’espace médiatique” mené selon elle par la chaîne.

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“Je répondrai à tous les médias respectueux de la déontologie de leur occupation. Votre antenne n’entre malheureusement plus dans cette catégorie”, écrit la candidate dans un courrier à Serge Nedjar, directeur général de CNews, et au milliardaire Vincent Bolloré, qui contrôle Vivendi, propriétaire du groupe Canal+.

Elle explique avoir été invitée pour un “grand débat” des élections européennes le 30 mai prochain, mais refuser de mettre sa “parole au service d’un équilibrage acrobatique des temps de paroles des médias du groupe Bolloré”.

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L’eurodéputée indique avoir pris sa décision après avoir observé la chaîne considérer, dans une infographie, l’avortement comme une des principales causes de mortalité dans le monde. CNews avait présenté ses excuses après cette séquence diffusée dimanche.

“Votre chaîne n’est désormais qu’une easy officine de propagande au service d’un fight civilisationnel”, ajoute Marie Toussaint, regrettant que l’antenne du canal 16 de la TNT, classée deuxième chaîne d’information de France, invite “80% d’intervenants politiques teintés à droite ou à l’extrême droite”.

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Les vedettes de CNews, Pascal Praud, Laurence Ferrari et Sonia Mabrouk, étaient auditionnées cette semaine à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une fee d’enquête sur les fréquences TNT.

La chaîne est déjà régulièrement boycottée par de nombreux élus de gauche, notamment issus de la France insoumise (LFI) et des écologistes.

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CNews, ainsi que l’autre chaîne du groupe Canal+, C8, ont souvent été mises en demeure et sanctionnées d’amendes pour non-respect de leurs obligations en matière de pluralisme et d’indépendance de l’data par l’Arcom, le régulateur des médias.

L’appel à candidatures pour 15 fréquences de la télévision numérique terrestre a été lancé mercredi, avec pour enjeu pour ces deux chaînes de conserver leur place sur la TNT, quelques jours après une décision très commentée du Conseil d’Etat sommant l’Arcom de muscler son contrôle de CNews.

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Européennes de juin : l’extrême droite française, en tête des sondages, lance sa campagne | TV5MONDE

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A cent jour des élections européennes, le parti d’extrême droite Rassemblement nationwide (RN) est donné largement favori en France, emmené par sa jeune tête de liste, Jordan Bardella.

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A 28 ans, il va donner dimanche le coup d’envoi de sa campagne, par un premier assembly géant à Marseille (sud), pour tenter d’asseoir une dynamique que rien ne semble pour l’instantaneous pouvoir enrayer.

Jusqu’ici, le RN s’impose inlassablement en tête de tous les sondages sur les intentions de vote – 30% selon une étude BVA Xsight pour la radio RTL paru mercredi.

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En moins de cinq ans, Jordan Bardella, président du RN depuis 2021 alors que Marine Le Pen se tient en réserve pour une candidature à la prochaine élection présidentielle, s’est imposé dans un paysage politique en plein renouvellement.

Dimanche à Marseille, dans une salle où plus de six mille personnes sont attendues, il aura droit à un honneur inédit: une prise de parole en dernier, après Marine Le Pen.

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Tout un symbole, cinq ans après une première candidature en tant que tête de liste du RN pour les Européennes, où il était apparu davantage comme un prête-nom, voire une warning jeune pour la patronne de l’extrême droite française.

Arrivé en tête (23,34%), il a ensuite méthodiquement investi le paysage politique et médiatique, porté par un expertise de débatteur et une télégénie certaine. En 2022, lors de la troisième candidature à l’Elysée de Marine Le Pen, il était l’un de ses porte-parole les plus dévoués.

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Le scrutin européen du 9 juin doit parachever cette ascension fulgurante, avec une double situation: “arriver en tête et avec un rating supérieur à celui de 2019” (23,34%), résume l’un de ses proches.

Une ambition que les sondeurs et les specialists jugent tous raisonnable.

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Mais les stratèges du parti de Marine Le Pen s’autorisent en privé à viser la barre des 30% et espèrent surclasser d’au moins dix factors le parti du président Macron, avec lequel ils avaient fait jeu quasi-égal en 2019.

En assumant de “nationaliser” le scrutin pour en faire des “élections de mi-mandat” contre l’exécutif et la majorité, ces européennes doivent être le marche-pied à une quatrième candidature de Marine Le Pen à l’élection présidentielle dans trois ans.

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Selon l’institut de sondages BVA, un tiers des Français entend utiliser son bulletin de vote aux Européennes pour “exprimer (son) opposition à la politique actuelle”.

Mais certains s’inquiètent d’un statut de favori qui pourrait démobiliser l’électorat – un talon d’Achille historique du RN, qui l’avait notamment empêché de remporter la moindre région aux élections régionales de 2021, au mépris des pronostics.

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pab/sde/dch/mm/cls/roc

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L’édition 2024 du Salon de l’agriculture sous le sceau de la colère | TV5MONDE

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Le Salon de l’agriculture ferme ses portes dimanche au terme d’une 60e édition marquée par la colère des agriculteurs, qui restent circonspects face aux multiples annonces gouvernementales et fiers d’avoir présenté leur travail aux centaines de milliers de visiteurs.

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Le syndicat agricole majoritaire FNSEA avait donné le ton dès la veille de l’ouverture, le 23 février, en organisant une marche, achevée en veillée d’armes devant l’entrée du Parc des expositions à Paris.

Au petit matin, des dizaines de manifestants forcent une grille et entrent, décidés à se faire entendre du chef de l’Etat.

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Au milieu des allées du Corridor 1, l’incontournable pavillon des vaches, cochons et ovins, des empoignades ont lieu entre la sécurité – visiblement dépassée – et des militants arborant des signes distinctifs de trois syndicats, FNSEA, Jeunes agriculteurs et Coordination rurale.

Le programme de la visite d’Emmanuel Macron est chamboulé. Après une rencontre avec les représentants officiels des syndicats et filières, il débattra finalement avec quelques agriculteurs choisis dans les rangs des syndicats.

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Le Salon ouvre au public avec une heure de retard, et le Corridor 1, plus de six heures plus tard. “Du jamais vu” pour ses organisateurs.

L’habituelle déambulation du président est maintenue, mais dans des stands vidés de leurs visiteurs, bloqués par des cordons de CRS, et parfois sous des huées.

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“On montre les muscle groups une fois de plus contre un peuple qui souffre et qui en a marre”, tempête Moïse Blin, éleveur en Bretagne.

Moins d’excès

Après cette première journée tumultueuse, la vie du Salon reprend dans une ambiance bon enfant mais ponctuée jusqu’au bout de sifflets ou “coups de gueule”.

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Les visiteurs s’empressent autour de son égérie, la vache Oreillette, s’attendrissent devant l’éclosion de poussins ou s’étonnent devant les attributs d’un taureau Aubrac. Ils se régalent des spécialités régionales, grimpent dans la moissonneuse-batteuse, assistent aux concours d’animaux.

La fête donne, comme toujours, lieu à certains débordements mais loin des excès constatés l’an dernier. Si bars à vin, stands de brasseries et de cocktails commencent les dégustations à 11h, mini gobelets aux bords des comptoirs, la vente d’alcool est interdite à 18H45 et les pintes de bières, bannies le week-end.

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Un premier bilan chiffré sera donné dimanche soir, mais les organisateurs sont d’ores et déjà “très satisfaits du nombre de visiteurs”.

Après des semaines de mobilisation dans la rue et d’engagements gouvernementaux, allant de centaines de tens of millions d’aides d’urgence à la promesse d’un choc de simplification, le Salon a été l’event de présenter de nouveaux gages.

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Jet d’oeufs

Accédant à une demande forte de la FNSEA, Emmannuel Macron s’est engagé à reconnaître l’agriculture “comme un intérêt général majeur de la nation française”, répondant à la Coordination rurale, il a évoqué “un plan de trésorerie d’urgence”, et à la Confédération paysanne, a ouvert un débat sur des “prix planchers”.

Cette dernière annonce a fait bondir la FNSEA, qui y voit le risque d’aboutir à des “prix plafonds” et une contrainte de plus dans certaines filières où cela n’a pas de sens, comme les céréales destinées à l’export.

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Attendu de pied ferme au salon, le gouvernement a multiplié les annonces: plans pour l’élevage et le blé dur, 40 tens of millions d’euros supplémentaires pour l’agriculture bio, 100 tens of millions de plus pour la filière fruits et légumes. Ont aussi été publiés des décrets sur la dénomination des viandes ou les métiers en stress.

Ministres, élus ou candidats, le défilé des politiques a été everlasting, sur fond de campagne pour les élections européennes.

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Les ministres Christophe Béchu (Transition écologique) et Marc Fesneau (Agriculture) ont été la cible d’oeufs, tandis que Gabriel Attal a déambulé tranquillement; à l’extrême droite, Marion Maréchal s’est vue aspergée de bière quand le président du RN Jordan Bardella a multiplié les selfies.

Le président de la République s’est placé dès le début en opposition à l’extrême droite, dénonçant un lien entre la Coordination rurale et le RN.

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Le deuxième syndicat agricole, qui défend son apolitisme, s’est en tout cas rappelé au memento de l’exécutif vendredi matin en débarquant par shock avec tracteurs et ballots de paille au pied de l’Arc de Triomphe.

Signes que les agriculteurs restent sur la brèche.

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Rejoint le groupe WhatsApp

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