Connect with us

Actualité

“Coup d’Etat” de Macky Sall au Sénégal, docilité coupable de la CEDEAO

Published

on

Spread the love

Le président sénégalais Macky Sall a déclenché une tempête politique en annonçant le report des élections présidentielles à trois semaines de l’échéance. Un coup d’État civil que ne condamne pas la CEDEAO, donnant ainsi raison aux dirigeants du Mali, du Niger et du Burkina Faso qui viennent de claquer la porte de l’organisation… Analyse.

Advertisement

Macky Sall force le passage, et que fait la CEDEAO ?

Le Président Macky Sall a pris tout le monde de court en annonçant le report de la présidentielle au Sénégal, dit-il, pour organiser des consultations soi-disant inclusives pour apaiser le climat politique national. Le chef de l’État sénégalais s’est bien gardé d’annoncer son départ du pouvoir, réalisant ainsi un coup d’État civil ni plus ni moins que la CEDEAO, déjà pointée du doigt pour ses deux poids deux mesures, ne condamne pas.

Cette décision controversée de Macky Sall, samedi 3 février, reportant l’élection présidentielle qui devait se tenir le 25 février, a immédiatement suscité des critiques acerbes de l’opposition sénégalaise et de certains membres du gouvernement, qui ont bien compris le jeu de Macky Sall.

Advertisement

Étant donné que son régime avait plus de cinq ans pour se préparer à ce moment crucial de la démocratie sénégalaise, personne ne peut comprendre cette attitude d’un homme à la gouvernance marquée par des tensions savamment entretenues avec son opposition.

Sall justifie cette action en affirmant que le pays n’est pas prêt pour les élections. Le Sénégal, qui est depuis longtemps, la vitrine de la démocratie en Afrique francophone, perd de sa superbe avec son actuel président.

Advertisement

Cette décision soulève forcément des questions sur les intentions politiques de Macky Sall. Bien qu’il ne puisse pas se représenter, la perspective d’un troisième mandat avait clairement traversé son esprit. Cependant, la crainte d’une révolte civile qui l’aurait dégagé du pouvoir l’a contraint à abandonner cette idée. Son dernier revirement est pourtant un retour sur son idée de départ.

Contraint au choix d’un dauphin, Macky Sall ne croit pas en une élection de Amadou Ba qui pourrait d’ailleurs démissionner de la primature. Les sondages commandités annoncent clairement la perte prochaine du pouvoir par le parti au pouvoir. La lente progression d’Amadou Ba dans les intentions de vote motive surement la décision antidémocratique de Macky Sall. En repoussant les élections, Sall espère accorder à son dauphin plus de temps pour gagner en popularité et rallier davantage de partisans à son programme.

Advertisement

Les États de l’AES confortés par les deux poids deux mesurent de la CEDEAO

À l’évidence, cette manœuvre ne devrait produire que l’effet contraire. Les Sénégalais ne sont pas dupes. Ils savent bien ce que fait Macky Sall qui ne peut forcer l’élection de son candidat trop peu populaire. 

Cette manœuvre politique est fermement contestée par certains acteurs. Le ministre de l’Agriculture, de l’Équipement rural et de la Souveraineté alimentaire, Aly Ngouille Ndiaye, bien qu’avec Sall, s’oppose lui aussi catégoriquement à tout report des élections, affirmant que cela mettrait en péril la démocratie sénégalaise. « Nous nous opposons à une annulation ou un report de l’élection présidentielle 2024 », a-t-il confié dans son désaveu du gouvernement.

Advertisement

Mieux, il a annoncé qu’il ne sera plus à son poste après la date prévue de la fin du régime Sall, c’est-à-dire le 2 avril prochain.

Pendant ce temps la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) semble tolérer cette violation apparente de la démocratie par Macky Sall. Par un communiqué plus que docile et donc coupable, l’organisation semble valider l’idée d’une prolongation du régime de Macky Sall.

Advertisement

En ne le contraignant pas au respect des échéances électorales prévues depuis cinq ans ou même à faire un appel dans ce sens, la CEDEAO envoie un signal troublant. Cette attitude favorise une forme de coup d’État civil puisque la décision de Macky Sall de prolonger sa gouvernance de facto est une violation flagrante de la démocratie.

Cette situation pose la question de la cohérence des positions de la CEDEAO en matière de démocratie en Afrique de l’Ouest. Alors qu’elle condamne les coups d’État militaires dans la région et prend des sanctions contre leurs auteurs, elle paraît moins disposée à critiquer les manœuvres politiques des dirigeants civils qui sapent également les fondements démocratiques.

Advertisement

Si la CEDEAO laisse passer la forfaiture activée par Macky Sall, elle devra à jamais fermer les yeux sur les agissements des régimes militaires au Burkina Faso, au Mali et au Niger. 

Advertisement
Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualité

« Le meilleur joueur avec lequel j’ai évolué ? Patrick Mboma »

Published

on

Spread the love

Les relations entre Patrick Mboma et Samuel Eto’o ont été toujours tendues, mais cela n’a pas empêché le président de la FECAFOOT à jeter des fleurs à Mboma.

Samuel Eto’o et Patrick Mboma ont formé un duo d’attaquant de choc. Ils n’ont pourtant évolué ensemble que durant moins de quatre ans, de 1999 à 2002. Qui ne se souvient pas de leur complicité sur le terrain lors des Jeux Olympiques de Sydney en 2000 couronné par le sacre mondial. Et bien avant, au début de cette même année, l’entente qui a permis au Cameroun de remporter son troisième sacre continental ? Ils vont remettre ça deux ans plus tard en décrochant au Mali le quatrième titre de champions d’Afrique.

Advertisement

 « Le meilleur joueur avec lequel j’ai évolué ? Patrick Mboma. Pourtant notre relation personnelle n’a pas toujours été facile. Elle n’était pas facile à l’époque mais aujourd’hui je suis heureux automobile tout s’est rétabli. Tout est rentré dans l’ordre. En attaque, c’est le meilleur coéquipier que j’ai eu au niveau de l’équipe nationale. En membership, j’en ai eu plusieurs : Ronaldinho, Messi and many others », a déclaré Samuel Eto’o au cours d’un entretien avec France 24.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR actucameroun.com

Advertisement
Advertisement
Continue Reading

Actualité

Royaume-Uni : chaque migrant expulsé percevra 98 thousands and thousands de FCFA durant 5 ans

Published

on

Spread the love

(FILES) Britain’s House Secretary James Cleverly (L) and Rwanda’s International Minister Vincent Biruta change paperwork after signing a brand new treaty, in Kigali on December 5, 2023. UK Prime Minister Rishi Sunak on December 12, 2023 sought to keep away from a humiliating defeat for his newest plans to ship migrants to Rwanda which have break up his ruling Conservative occasion. The Security of Rwanda (Asylum and Immigration) Invoice is Sunak’s reply to a unanimous Supreme Courtroom ruling final month that deporting asylum seekers to Rwanda was unlawful in worldwide legislation. Inside minister James Cleverly admitted the plans have been “novel” and “pushing on the fringe of the envelope” however addressed the courtroom’s considerations. (Picture by Ben Birchall / POOL / AFP)

Advertisement

Le Royaume-Uni s’have interaction à verser au moins 370 thousands and thousands de livres sterling au Rwanda, soit plus de 242 milliards de franc CFA, dans le cadre de son plan de relocalisation des demandeurs d’asile. L’annonce est faite par le porte-parole du ministère britannique des funds.

Jusqu’à 150 000 £, soient plus de 98 thousands and thousands de Fcfa seront également payés à chaque personne envoyée dans ce pays d’Afrique de centrale, sur une période de cinq ans.

Le parti travailliste quant à lui, crie au « scandale financier nationwide ». Mais pour le ministère de l’Intérieur, ne rien faire face à la imprecise d’immigration illégale, coûte encore plus cher.

Advertisement

Le Parti, travailliste s’est engagé à abandonner la resolution rwandaise en cas de victoire aux prochaines élections britanniques. Il la décrit cette méthode comme un « gadget » coûteux.

Les décisions de mise à disposition des montants désignés a déjà été signé par le Premier ministre Rishi Sunak avant même l’envoie des premier migrants vers le Rwanda.

Advertisement

Advertisement
Continue Reading

Actualité

la suspension du Cameroun de l’ITIE aurait pu être évitée

Published

on

Spread the love

La suspension du Cameroun de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) a suscité des discussions sur les opportunités manquées pour éviter de telles répercussions. L’ancien candidat à la présidentielle et éminent avocat Akere Muna a souligné que l’exclusion du pays du programme aurait pu être évitée s’il avait tenu compte de leurs propositions concernant le scandale Glencore.

Le 1er mars, l’ITIE a officiellement suspendu le Cameroun de son programme, en invoquant le « rating international assez faible (53 factors) du pays dans la mise en œuvre de l’ITIE ». Malgré le maintien de la déclaration ITIE et l’amélioration des divulgations systématiques, la nation centrafricaine risque une suspension jusqu’à la prochaine validation en raison de progrès insuffisants dans l’engagement de la société civile et des restrictions gouvernementales sur la liberté d’expression et d’affiliation, comme indiqué sur le website Web de l’organisation.

Advertisement

La décision est étroitement liée aux relations commerciales du Cameroun avec Glencore, une société inculpée de corruption dans l’accès au pétrole et à d’autres produits minéraux au Cameroun et dans d’autres pays. Akere Muna a exprimé sa tristesse face à cette suspension, la qualifiant de « deuxième du style en moins de trois ans ». Il a déploré que ses efforts, aux côtés du ministre Abah Abah, pour obtenir l’admission du Cameroun à l’ITIE en 2007 semblent désormais vains, attribuant la state of affairs actuelle au cas Glencore malgré les mesures préventives proposées.

Akere a souligné la corruption systémique qui contribue à l’opacité de la gestion des industries extractives au Cameroun. Il a exprimé l’espoir que l’affaire Glencore révélerait les individus responsables de la corruption, révélant : « Qu’avec cela, ils obtiendront de GLENCORE les noms des fossoyeurs de notre pays ».

Advertisement

Suite à l’aveu de Glencore d’avoir payé des pots-de-vin au Cameroun, Akere a engagé une motion en justice devant un tribunal camerounais pour découvrir les responsables de la corruption. Glencore a reconnu avoir versé 7 milliards de francs CFA (11 tens of millions de {dollars}) de pots-de-vin à des responsables de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) et de la Société nationale du raffinage (SONARA) pour obtenir un accès préférentiel au pétrole entre 2011 et 2016, comme le rapporte Reuters.

Malgré les graves allégations et la suspension de l’ITIE, le Cameroun n’a pas encore porté plainte. Cependant, la récente exclusion de l’initiative de transparence devrait intensifier les efforts visant à demander des comptes aux responsables.

Advertisement

Dans son rapport 2021 à l’ITIE, le Cameroun a reconnu sa forte dépendance à l’égard du secteur pétrolier et gazier, qui constitue environ 4 % du PIB, 16 % des recettes publiques et 31 % des exportations. L’ITIE, tout en suspendant le Cameroun, a souligné que davantage pourrait être fait pour favoriser le débat public et la réforme au sein de la gouvernance des industries extractives du pays.

L’ITIE, créée en 2003, regroupe des gouvernements, des entreprises, des groupes industriels, des organisations internationales, des organisations de la société civile et des investisseurs. Sa mission est de plaider en faveur d’une gestion ouverte et responsable des ressources pétrolières, gazières et minérales à l’échelle mondiale.

Advertisement
Continue Reading

Rejoint le groupe WhatsApp

Trending