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Politique

Cameroun : Maximilienne Ngo Mbe provoque la colère de Jean-Michel Nintcheu

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La présidente du Rhedac dans une sortie récente considère la mobilisation en vue de l’inscription sur les listes électorales comme une distraction. Le député Jean-Michel Nintcheu répond en traitant Maximilienne Ngo Mbe et Edith Kah Walla des « alliées objectifs de Paul Biya ».

Alors que les acteurs politiques se préparent pour les élections de 2025 en appelant les citoyens à s’inscrire en masse sur les listes électorales, deux figures bien connues jettent un autre regard sur la situation. Maximilienne Ngo Nbé, défenseur des droits humains et Edith Kah Walla femme politique, insistent plutôt sur la résolution préalable de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Pour elles, « il n’y aura rien au 237 sans réconciliation nationale, sans résolution du conflit NOSO (Nord-Ouest et Sud-Ouest Ndlr) et sans réforme des institutions démocratiques. Le slogan « inscriptions sur les listes électorales vague » est distraction bien organisée », a écrit Maximilienne Ngo Mbe. Une sortie de nature à réorienter la direction des vents à 17 mois de la présidentielle. Mais, elle se heurte à la résistance des hommes politiques, dont le député Jean Michel Nintcheu.

Le président du Front pour le Changement du Cameroun soutient que les deux sujets peuvent bénéficier d’un traitement simultané. A son avis, les inscriptions sur les listes électorales n’empêchent en rien la résolution de la crise sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. « Le fait pour les Camerounais de s’inscrire massivement sur les listes électorales est une prise de conscience qui ne les empêche aucunement de se mobiliser pacifiquement pour faire tomber le régime de M. BIYA. Il n’y a aucun antagonisme à ces deux options », insiste-t-il dans une tribune libre.

Prenant l’exemple du Sénégal, l’opposant montre que la mobilisation de Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye au même moment que les inscriptions sur les listes électorales a conduit au renversement du régime de Macky Sall. Pour cela, « dames Édith Kah Walla et Maximilienne Ngo Mbe se sont trompées et elles doivent impérativement présenter des excuses au peuple du changement », exige le coordinateur de l’Alliance politique pour le changement. Or, il y a quelques années, la position de Maximilienne Ngo était celle de Maurice Kamto, candidat que Jean Michel Nintcheu appelle l’opposition à soutenir à la présidentielle de  2025. Le président du MRC a décidé du boycott des élections entre 2020 et 2023. Pour lui, la résolution de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest était un préalable.

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Bamenda : deux personnes blessées dans l’attaque d’un établissement scolaire

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L’attaque séparatiste n’a pas fait de morts comme annoncé le 28 mai en journée. Les Forces de défense ont repoussé les assaillants.

Un élève et un élément des Forces de défense camerounaises ont été blessés au cours d’une attaque séparatiste survenue le mardi 28 mai 2024 au quartier Mankon à Bamenda, capitale régionale du Nord-Ouest. Des hommes armés ont ouvert le feu près du collège St Frederick dans le but de perturber le déroulement des épreuves écrites des examens du GCE, lesquels ont débuté hier sur l’ensemble du territoire. Les séparatistes ont attaqué vers 7h30 du matin, en ouvrant le feu sur la rue de la cathédrale, au moment où les candidats s’apprêtaient à débuter la composition.

L’intervention rapide des éléments des Forces de Défense et de sécurité, positionnés non loin de l’établissement scolaire, a permis de repousser les assaillants après échange de coups de feu. L’élève et l’officier militaire qui ont été blessés chacun au pied ont été pris en charge.

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Politique

Des attaques de Boko Haram font 13 morts au Cameroun et au Nigeria

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Des terroristes ont tué trois personnes dans la région de l’Extrême-Nord-Cameroun et 10 au Nigeria, dans la région de Kuchi, Etat du Niger.

Des attaques attribuées à des éléments du groupe armé djihadiste Boko Haram ont entrainé la mort de 13 personnes au Cameroun et au Nigeria entre dimanche et lundi. L’une des attaques a été menée dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun dans la localité de Gouzda Wayam, département du Mayo-Tsanaga. Les assaillants ont attaqué dans la nuit du 26 au 27 mai 2024. En dehors des personnes tuées, ils ont enlevé des enfants. Des Forces de défense se déploient à la recherche des assaillants en vue de la libération des otages.

Des éléments du même groupe armé ont mené une autre attaque dans l’Etat du Niger, à l’ouest de la République fédérale du Nigeria. L’attaque survenue dans la région de Kuchi a coûté la vie à 10 personnes. Les médias locaux font aussi état de 160 personnes enlevées au cours de la même opération qui a duré plusieurs heures. Les terroristes de Boko Haram ont aussi incendié des maisons, emportant des produits alimentaires des habitants attaqués.

Présent au Nigeria depuis des années 2000, Boko Haram attaque aussi le Cameroun, le Tchad, le Niger depuis l’année 2015. Les attaques répétées du groupe terroriste dans les différents Etats ont déjà occasionné des milliers de morts et d’importantes pertes matérielles et financières.

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Politique

Cameroun : Bernard Wongolo au centre d’un scandale de deux milliards de F au Sénat

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Le secrétaire général adjoint N°1 de l’institution parlementaire est accusé de malversations financières favorisées par l’évacuation sanitaire prolongée du secrétaire général Michel Meva’a M’Eboutou.

Une affaire de détournement de fonds d’un montant de deux milliards de francs CFA secoue la Chambre haute du Parlement, deuxième institution de la République du Cameroun. Le constat se dégage à la suite d’un audit des comptes du Sénat effectué à la demande du chef de l’Etat Paul Biya.

Le travail de la commission d’enquête parlementaire conduite par le premier vice-président du Sénat, le lamido de Rey Bouba, Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye, a permis de découvrir des irrégularités dans la gestion des fonds.  Un milliard de francs CFA manquent dans les comptes. Les enquêteurs cherchent un autre milliard de francs CFA dont aucune pièce ni trace n’aide à déterminer où il a pu être affecté.

Ces irrégularités incombent aux responsables de l’administration du Sénat. Le secrétariat général et l’agence comptable sont au cœur de la controverse. Depuis environ deux ans, le secrétaire général de l’institution, Michel Meva’a M’Eboutou bénéficie d’une évacuation sanitaire à l’étranger. Pour palier son indisponibilité, le secrétaire général adjoint N°1, Bernard Wongolo, assure l’intérim. L’administrateur civil principal, ancien gouverneur de région se trouve être au centre de l’affaire. A 70 ans, il est démis de ses fonctions. Son bureau est scellé, ainsi que celui de l’agent comptable. Le secrétariat du sénat est dès lors sous la responsabilité de Florence Awasom, secrétaire général adjoint N°2. Le scandale a fuité à quelques jours de l’ouverture de la session parlementaire du mois de juin, la deuxième de l’année législative 2024.

L’année dernière, la Chambre basse de la même institution parlementaire était au centre d’un autre scandale financier. En octobre 2023, une Commission mise sur pied en août par le président Cavaye Yeguie Djibril pour évaluer les comptes de l’Assemblée nationale, a révélé un trou de l’ordre de 2,7 milliards de francs CFA. L’information étant du vice-président de chambre, Théophile Baoro, président de la commission au terme de l’audit. Il était alors fait mention de ce que l’Assemblée aurait accumulé sur plusieurs années, une dette évaluée à une vingtaine de milliards. Ce qui a rendu inquiétante la situation financière de l’institution.

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