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Politique

Cameroun : le SDF refuse d’arborer les effigies du président Paul Biya lors du défilé du 20 mai

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Les responsables du parti voient en l’exigence de porter ces symboles, une manœuvre visant à écarter le parti de la parade de la fête nationale.

Le directoire du Social Democratic Front, l’un des neuf partis politiques autorisés à défiler le 20 mai 2024 sur l’ensemble du territoire, vient de donner les consignes de participation à ses militants. Dans un communiqué du chargé de la communication, le SDF exprime son attachement au respect des emblèmes nationaux. Ce sont le drapeau, l’hymne national, la devise, les sceaux et les armoiries de la République.

Selon les consignes du parti, lors du défilé civil le 20 mai prochain, les membres du SDF respecteront un ordre d’alignement. Celui-ci comprend « le drapeau de la Nation, le drapeau du parti, la pancarte dénommant la circonscription électorale, puis le reste des défilants ». Les effigies du chef de l’Etat, « modalités exigées » par les autorités administratives, ne sont pas prises en compte dans cet alignement.

Le SDF étant un parti d’opposition au Rdpc dont Paul Biya est le président, cette exigence « semble être une incongruité » aux yeux du président régional du SDF pour le Sud. Felix Gildas Mbida Belinga exprime la « désolidarisation » de sa formation politique sur « cet aspect du défilé civil ». L’homme politique demande au préfet de la Mvila de présenter les dispositions légales ou règlementaires qui obligent les partis politiques à arborer les effigies du chef de l’Etat, président du Rdpc auquel le parti de la balance s’oppose. En attendant les explications administratives, le SDF recommande la propreté, la discipline et le respect des emblèmes nationaux à ses défilants.

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Politique

Bamenda : deux personnes blessées dans l’attaque d’un établissement scolaire

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L’attaque séparatiste n’a pas fait de morts comme annoncé le 28 mai en journée. Les Forces de défense ont repoussé les assaillants.

Un élève et un élément des Forces de défense camerounaises ont été blessés au cours d’une attaque séparatiste survenue le mardi 28 mai 2024 au quartier Mankon à Bamenda, capitale régionale du Nord-Ouest. Des hommes armés ont ouvert le feu près du collège St Frederick dans le but de perturber le déroulement des épreuves écrites des examens du GCE, lesquels ont débuté hier sur l’ensemble du territoire. Les séparatistes ont attaqué vers 7h30 du matin, en ouvrant le feu sur la rue de la cathédrale, au moment où les candidats s’apprêtaient à débuter la composition.

L’intervention rapide des éléments des Forces de Défense et de sécurité, positionnés non loin de l’établissement scolaire, a permis de repousser les assaillants après échange de coups de feu. L’élève et l’officier militaire qui ont été blessés chacun au pied ont été pris en charge.

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Politique

Des attaques de Boko Haram font 13 morts au Cameroun et au Nigeria

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Des terroristes ont tué trois personnes dans la région de l’Extrême-Nord-Cameroun et 10 au Nigeria, dans la région de Kuchi, Etat du Niger.

Des attaques attribuées à des éléments du groupe armé djihadiste Boko Haram ont entrainé la mort de 13 personnes au Cameroun et au Nigeria entre dimanche et lundi. L’une des attaques a été menée dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun dans la localité de Gouzda Wayam, département du Mayo-Tsanaga. Les assaillants ont attaqué dans la nuit du 26 au 27 mai 2024. En dehors des personnes tuées, ils ont enlevé des enfants. Des Forces de défense se déploient à la recherche des assaillants en vue de la libération des otages.

Des éléments du même groupe armé ont mené une autre attaque dans l’Etat du Niger, à l’ouest de la République fédérale du Nigeria. L’attaque survenue dans la région de Kuchi a coûté la vie à 10 personnes. Les médias locaux font aussi état de 160 personnes enlevées au cours de la même opération qui a duré plusieurs heures. Les terroristes de Boko Haram ont aussi incendié des maisons, emportant des produits alimentaires des habitants attaqués.

Présent au Nigeria depuis des années 2000, Boko Haram attaque aussi le Cameroun, le Tchad, le Niger depuis l’année 2015. Les attaques répétées du groupe terroriste dans les différents Etats ont déjà occasionné des milliers de morts et d’importantes pertes matérielles et financières.

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Politique

Cameroun : Bernard Wongolo au centre d’un scandale de deux milliards de F au Sénat

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Le secrétaire général adjoint N°1 de l’institution parlementaire est accusé de malversations financières favorisées par l’évacuation sanitaire prolongée du secrétaire général Michel Meva’a M’Eboutou.

Une affaire de détournement de fonds d’un montant de deux milliards de francs CFA secoue la Chambre haute du Parlement, deuxième institution de la République du Cameroun. Le constat se dégage à la suite d’un audit des comptes du Sénat effectué à la demande du chef de l’Etat Paul Biya.

Le travail de la commission d’enquête parlementaire conduite par le premier vice-président du Sénat, le lamido de Rey Bouba, Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye, a permis de découvrir des irrégularités dans la gestion des fonds.  Un milliard de francs CFA manquent dans les comptes. Les enquêteurs cherchent un autre milliard de francs CFA dont aucune pièce ni trace n’aide à déterminer où il a pu être affecté.

Ces irrégularités incombent aux responsables de l’administration du Sénat. Le secrétariat général et l’agence comptable sont au cœur de la controverse. Depuis environ deux ans, le secrétaire général de l’institution, Michel Meva’a M’Eboutou bénéficie d’une évacuation sanitaire à l’étranger. Pour palier son indisponibilité, le secrétaire général adjoint N°1, Bernard Wongolo, assure l’intérim. L’administrateur civil principal, ancien gouverneur de région se trouve être au centre de l’affaire. A 70 ans, il est démis de ses fonctions. Son bureau est scellé, ainsi que celui de l’agent comptable. Le secrétariat du sénat est dès lors sous la responsabilité de Florence Awasom, secrétaire général adjoint N°2. Le scandale a fuité à quelques jours de l’ouverture de la session parlementaire du mois de juin, la deuxième de l’année législative 2024.

L’année dernière, la Chambre basse de la même institution parlementaire était au centre d’un autre scandale financier. En octobre 2023, une Commission mise sur pied en août par le président Cavaye Yeguie Djibril pour évaluer les comptes de l’Assemblée nationale, a révélé un trou de l’ordre de 2,7 milliards de francs CFA. L’information étant du vice-président de chambre, Théophile Baoro, président de la commission au terme de l’audit. Il était alors fait mention de ce que l’Assemblée aurait accumulé sur plusieurs années, une dette évaluée à une vingtaine de milliards. Ce qui a rendu inquiétante la situation financière de l’institution.

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