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Politique

Cameroun : le préfet exclut le PCRN du défilé à Yaoundé

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Emmanuel Mariel Djikdent l’a notifié le 15 mai 2024 au responsable du parti camerounais pour a réconciliation nationale.

La formation politique que Robert Kona, Albert Fleuri Massardine et William Wanfeo ont fondée en 2003, ne participera pas au défilé du 20 mai 2024 à Yaoundé. Dans une correspondance en date du 15 mai, le préfet du Mfoundi fait connaitre au responsable du parti politique que ce dernier « ne pourra plus prendre part audit défilé ». L’autorité administrative motive cette décision en s’appuyant par « des dissensions dans le parti susceptibles de perturber l’environnement des festivités ».

L’exclusion du PCRN se fait au moment où le préfet invite les partis politiques retenus pour le défilé à prendre part aux répétitions générales dudit défilé le vendredi 17 mai. Après exclusion du PCRN, huit partis prendront part à la grande parade civile au Boulevard du 20 mai lundi prochain devant le chef de l’Etat. Ce sont le FSNC, le MDR, le SDF, l’ANDP, l’UPC, l’UNDP, le RDPC et l’UDC. La décision du préfet ne laisse pas l’opposition indifférente.

Au regard de l’exclusion du PCRN, Joseph Emmanuel Ateba, secrétaire à la communication du MRC, pense que ce 20 mai est « la fête de l’exclusion ».  Une exclusion qui ne concerne pas seulement le parti politique désigné, mais aussi les effigies autres que celles du président de la République. L’exigence figure parmi les consignes du défilé données par le préfet du Mfoundi aux partis politiques. Les festivités de cette 52è édition de la fête de l’Unité nationale s’adossent au thème retenu par le chef de l’Etat, chef des Forces armées.

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Politique

Bamenda : deux personnes blessées dans l’attaque d’un établissement scolaire

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L’attaque séparatiste n’a pas fait de morts comme annoncé le 28 mai en journée. Les Forces de défense ont repoussé les assaillants.

Un élève et un élément des Forces de défense camerounaises ont été blessés au cours d’une attaque séparatiste survenue le mardi 28 mai 2024 au quartier Mankon à Bamenda, capitale régionale du Nord-Ouest. Des hommes armés ont ouvert le feu près du collège St Frederick dans le but de perturber le déroulement des épreuves écrites des examens du GCE, lesquels ont débuté hier sur l’ensemble du territoire. Les séparatistes ont attaqué vers 7h30 du matin, en ouvrant le feu sur la rue de la cathédrale, au moment où les candidats s’apprêtaient à débuter la composition.

L’intervention rapide des éléments des Forces de Défense et de sécurité, positionnés non loin de l’établissement scolaire, a permis de repousser les assaillants après échange de coups de feu. L’élève et l’officier militaire qui ont été blessés chacun au pied ont été pris en charge.

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Politique

Des attaques de Boko Haram font 13 morts au Cameroun et au Nigeria

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Des terroristes ont tué trois personnes dans la région de l’Extrême-Nord-Cameroun et 10 au Nigeria, dans la région de Kuchi, Etat du Niger.

Des attaques attribuées à des éléments du groupe armé djihadiste Boko Haram ont entrainé la mort de 13 personnes au Cameroun et au Nigeria entre dimanche et lundi. L’une des attaques a été menée dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun dans la localité de Gouzda Wayam, département du Mayo-Tsanaga. Les assaillants ont attaqué dans la nuit du 26 au 27 mai 2024. En dehors des personnes tuées, ils ont enlevé des enfants. Des Forces de défense se déploient à la recherche des assaillants en vue de la libération des otages.

Des éléments du même groupe armé ont mené une autre attaque dans l’Etat du Niger, à l’ouest de la République fédérale du Nigeria. L’attaque survenue dans la région de Kuchi a coûté la vie à 10 personnes. Les médias locaux font aussi état de 160 personnes enlevées au cours de la même opération qui a duré plusieurs heures. Les terroristes de Boko Haram ont aussi incendié des maisons, emportant des produits alimentaires des habitants attaqués.

Présent au Nigeria depuis des années 2000, Boko Haram attaque aussi le Cameroun, le Tchad, le Niger depuis l’année 2015. Les attaques répétées du groupe terroriste dans les différents Etats ont déjà occasionné des milliers de morts et d’importantes pertes matérielles et financières.

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Politique

Cameroun : Bernard Wongolo au centre d’un scandale de deux milliards de F au Sénat

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Le secrétaire général adjoint N°1 de l’institution parlementaire est accusé de malversations financières favorisées par l’évacuation sanitaire prolongée du secrétaire général Michel Meva’a M’Eboutou.

Une affaire de détournement de fonds d’un montant de deux milliards de francs CFA secoue la Chambre haute du Parlement, deuxième institution de la République du Cameroun. Le constat se dégage à la suite d’un audit des comptes du Sénat effectué à la demande du chef de l’Etat Paul Biya.

Le travail de la commission d’enquête parlementaire conduite par le premier vice-président du Sénat, le lamido de Rey Bouba, Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye, a permis de découvrir des irrégularités dans la gestion des fonds.  Un milliard de francs CFA manquent dans les comptes. Les enquêteurs cherchent un autre milliard de francs CFA dont aucune pièce ni trace n’aide à déterminer où il a pu être affecté.

Ces irrégularités incombent aux responsables de l’administration du Sénat. Le secrétariat général et l’agence comptable sont au cœur de la controverse. Depuis environ deux ans, le secrétaire général de l’institution, Michel Meva’a M’Eboutou bénéficie d’une évacuation sanitaire à l’étranger. Pour palier son indisponibilité, le secrétaire général adjoint N°1, Bernard Wongolo, assure l’intérim. L’administrateur civil principal, ancien gouverneur de région se trouve être au centre de l’affaire. A 70 ans, il est démis de ses fonctions. Son bureau est scellé, ainsi que celui de l’agent comptable. Le secrétariat du sénat est dès lors sous la responsabilité de Florence Awasom, secrétaire général adjoint N°2. Le scandale a fuité à quelques jours de l’ouverture de la session parlementaire du mois de juin, la deuxième de l’année législative 2024.

L’année dernière, la Chambre basse de la même institution parlementaire était au centre d’un autre scandale financier. En octobre 2023, une Commission mise sur pied en août par le président Cavaye Yeguie Djibril pour évaluer les comptes de l’Assemblée nationale, a révélé un trou de l’ordre de 2,7 milliards de francs CFA. L’information étant du vice-président de chambre, Théophile Baoro, président de la commission au terme de l’audit. Il était alors fait mention de ce que l’Assemblée aurait accumulé sur plusieurs années, une dette évaluée à une vingtaine de milliards. Ce qui a rendu inquiétante la situation financière de l’institution.

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