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Politique

Cameroun : des opposants dénoncent l’interdiction du congrès du PCRN

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Maurice Kamto et Akere Muna, hommes politiques et avocats condamnent la décision du sous-préfet de Kribi II.

Deux opposants au régime de Paul Biya se dressent contre une décision administrative interdisant la tenue du congrès du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn). D’abord autorisé par le sous-préfet de Kribi II le 16 novembre, l’événement prévu du 15 au 17 décembre 2023 est interdit par la même autorité par décision en date du 23 novembre. Comme motif, Mme le sous-préfet invoque « les dissensions » au sein du parti, lesquelles pourraient causer « un trouble grave à l’ordre public ».

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La décision n’est pas au goût du président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) habitué de ce type d’actes administratifs. « Il s’agit d’une nième atteinte grave aux libertés publiques et d’une immixtion inacceptable dans le fonctionnement interne d’un parti politique légalisé », réagit l’homme politique.

Le Pr. Maurice Kamto pense que l’autorité administrative « aurait pu requérir la présence des forces de maintien de l’ordre sur les lieux de ladite manifestation pour intervenir en cas de besoin au lieu d’anticiper des troubles graves à l’ordre public sur une base spéculative ». L’avocat s’indigne par ailleurs du fait que dans un environnement où évoluent près de 400 partis politiques, « un seul et ses alliés peuvent mener leurs activités normalement ».

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Pour Akere Muna, c’est impossible de se taire face à cette interdiction. L’acte administratif est « troublant ». L’avocat n’a pas de doute, car « il est clair que quelqu’un a clairement influencé cette interdiction » qui pour lui montre la violation du principe de la séparation des pouvoirs au Cameroun, l’affaire de dissension étant pendante devant une juridiction. Akere Muna pense que l’action de l’autorité est « biaisée ». Elle est « non seulement frustrante mais anéantit également nos espoirs d’État de droit dans notre pays ».

Par ces dénonciations, l’opposition semble manifester une certaine solidarité face à l’administration d’Etat. Cet état de choses arrive au moment où les partis politiques s’activent pour préparer les rendez-vous électoraux prévus en 2025.

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Politique

Article 66 de la Constitution- A quand la signature du décret d’application par le Président de la République ?

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Dans un contexte marqué par la corruption et les détournements des fonds publics impliquant les gestionnaires de la fortune publique, la décision du Chef de l’État relative à la promulgation de ce texte de la loi fondamentale, pourrait limiter les dégâts.

 

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Le vol à col blanc bat son plein. Un regard sur les prisons serait probant pour constater la longue liste des personnalités incarcérées pour les motifs de gabegie, corruption, détournements de deniers publics, etc. Les institutions créées par le président de la République pour combattre le pillage du trésor public n’ont pas réussi à faire reculer le vice. En l’occurrence la Commission Nationale Anticorruption(CONAC), le Contrôle Supérieur de l’État (CONSUPE), qui se présentent comme étant des structures dépourvues de moyens juridiques visant à accomplir leurs missions jusqu’au bout. Pourtant, l’article 66 de la constitution portant sur la déclaration des biens des gestionnaires de la fortune publique, et dont son application émane exclusivement du décret présidentiel, servirait pour anticiper et contrôler les actes de corruption et de détournements de deniers publics, voire réduire considérablement le fléau.

La non-application de ce texte de la loi fondamentale profite aux acteurs de la grande corruption pour dissuader l’opinion afin de s’enrichir de manière extravagante et illicite dans le dos de l’État et des populations sur lesquelles pèsent moult charges fiscales en fonction de leurs secteurs d’activités.

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Qu’est-ce qui coince ? Le président Paul Biya n’aurait-il pas la volonté d’attaquer le mal à la racine ? Or le vice va grandissant. La société civile, l’opposition et bon nombre de militants du parti au pouvoir, interpellent sans cesse le Premier magistrat à faire respecter l’ordre et la loi dans la gestion des capitaux publics en signant le décret d’application de l’article 66 de la constitution.

William Omer Tchuisseu

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Politique

Cameroun : MRC, les enjeux de la 3è Convention

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Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun tient les assises de ce congrès du samedi 09 au dimanche 10 décembre 2023 au Palais des congrès de Yaoundé.

Le troisième congrès du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) s’ouvre dans 24 heures à Yaoundé, capitale politique du Cameroun. A quelques heures du début des travaux, des signes et dispositions attestent de l’imminence de l’événement. Dans certaines rues de la ville, les banderoles annoncent le rassemblement. Le comité d’organisation comprenant 10 commissions que préside Me Emmanuel Simh, vice-président du parti, assure avoir réservé la salle au Palais des congrès de Yaoundé. Dans la même mouvance, l’instance assure de disposer du récépissé de déclaration de manifestation publique délivré par le sous-préfet de Yaoundé 2.

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La convention qui démarre dans quelques heures est l’occasion pour les délégués locaux et de la diaspora de participer à la révision des textes du parti. Le MRC ressortira de ce congrès avec des statuts et autres règlements révisés. Un nouveau souffle pourra aussi être injecté au sein des organes dirigeants et annexes de la formation politique. Pour cela, les délégués procèderont à l’élection du nouveau président national du parti.

Sur la liste des candidatures validées par la commission électorale, l’unique candidat à la tête du parti pour l’instant est le Pr. Maurice Kamto, candidat à sa propre succession. L’homme politique totalise déjà deux mandats consécutifs de cinq ans à ce poste. Certains militants en prison sont candidats pour conserver leurs postes. C’est le cas de Alain Fogue Tedom, candidat à sa propre succession au poste de trésorier national. Le congrès constitue aussi un cadre permettant d’échanger davantage sur la situation des militants incarcérés dans le cadre des marches du 22 septembre 2020.

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Le programme de cette convention prévoit l’accueil des délégations au siège du parti ce vendredi. La journée de samedi sera consacrée à la lecture des rapports sur les activités antérieures du parti, l’élection et l’installation des bureaux du directoire, des femmes et des jeunes du MRC. Le dimanche est réservé à la projection des films documentaires sur la vie du parti ainsi qu’à la communion avec les invités, dont les responsables d’autres formations politiques.

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Politique

Cameroun : Brice Oligui Nguema négocie la réintégration du Gabon à la CEEAC

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Le président de Transition du Gabon dit être venu à Yaoundé pour implorer la clémence du doyen des chefs d’Etat de la sous-région, le président Paul Biya.

Le chef de l’Etat gabonais vient de boucler une visite de 24 heures à Yaoundé. Arrivé à l’aéroport international de Nsimalen le 06 décembre en mi-journée, Brice Clotaire Oligui Nguema a été accueilli à la descente d’avion par le Premier ministre Joseph Dion Ngute. Puis le général de Brigade est allé à l’hôtel Hilton où il a communié avec la communauté gabonaise installée dans la capitale camerounaise, avant le tête-à-tête avec le président Paul Biya au Palais de l’Unité.

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Au terme de sa visite, le chef de l’Etat gabonais a confié aux médias l’objet de son déplacement. « Je me suis rendu au Cameroun pour échanger avec le président Paul Biya qui est le grand doyen de la sous-région, notamment de la situation du Gabon après le 30 août. Je suis venu implorer sa clémence afin que le Gabon revienne au sein de la CEEAC, afin que le Gabon retrouve ses lettres de noblesse ».

Le président du Gabon dit avoir fourni des explications au président Paul Biya en rapport avec le coup de force perpétré le 30 août dernier à Libreville ; explications assorties de promesses en faveur du Gabon. « Je pense que cette visite était importante pour nous parce que c’était une visite d’explication de ce qui s’est passé au Gabon. Le président Paul Biya nous a promis son soutien total afin que les choses reviennent à la normale au Gabon. Nous sommes à l’écoute », a déclaré le général.

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Satisfait des échanges, Brice Oligui Nguema n’a pas caché ses émotions et espère que dans les prochains jours, ses pairs de la CEEAC consultés donneront une suite favorable à son plaidoyer. « Je suis ému de cette visite. Cette visite me rassure, d’autant qu’il y a un sommet extraordinaire de la CEEAC qui va se tenir le 15 décembre à Malabo. Donc cette visite explicative était nécessaire ».

Par ailleurs, les échanges entre les deux chefs d’Etat ont aussi porté sur les questions de coopération de la sous-région. « Vous savez que le Gabon et le Cameroun partagent une frontière commune et on a pratiquement la même culture. Donc les enjeux sont énormes. C’est un retour à la normalisation à la grande diplomatie entre Yaoundé et Libreville », se réjouit l’homme d’Etat.

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En visite officielle pour la première fois au Cameroun, Brice Clotaire Oligui Nguema repart satisfait. « Je suis ému de cette visite et je suis content. Je remercie tout le peuple camerounais et le grand doyen Paul Biya pour l’honneur qu’il nous a fait de me recevoir. Je pars de là rassuré ». Le président de Transition est retourné à Libreville en début de soirée.

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