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Burkina Faso : la CAMEG dissoute par le capitaine Ibrahim Traoré

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L’établissement public à caractère industriel et commercial dénommé CAMEG a été dissous. Ainsi, une nouvelle structure a été créée et porte également le même nom, mais plus solide. Cette décision a été prise en conseil des ministres mercredi dernier par le président Ibrahim Traoré.

Burkina Faso : Ibrahim Traoré crée une nouvelle CAMEG à la suite de la dissolution de l’ancienne

Lors du Conseil des ministres de mercredi dernier, un décret portant création d’une société d’État a été adopté. Il s’agit de la « Centrale d’achat des médicaments essentiels, génériques et des consommables médicaux ». Cette décision confirme la dissolution de l’ancienne CAMEG. Selon le Conseil, depuis 1992, l’État a créé un établissement public à caractère industriel et commercial dénommé CAMEG. Malgré son évolution en association en 1998, cette structure est toujours confrontée au défi crucial de l’approvisionnement en médicaments de qualité à un coût accessible pour les populations. Ainsi, la création de cette nouvelle structure, dont le décret a été adopté, permet de résoudre ce souci.

« Cette évolution n’a pas renforcé la capacité de la CAMEG à remplir efficacement sa mission. Afin de renforcer l’autorité souveraine de l’État dans la garantie de l’accès universel aux médicaments essentiels, de réguler les prix et d’assurer la qualité des produits pharmaceutiques, des décisions ont été prises », indique le communiqué du conseil avant de préciser que la dissolution de la CAMEG au cours de l’Assemblée générale extraordinaire par les membres, tenue le 22 mars 2024 conduit à la création d’une société d’État dénommée CAMEG à qui l’État cède l’actif et le passif de l’association dissoute.

À noter que juste après l’adoption du décret de création de la nouvelle société, son directeur général a été nommé aussitôt. Ainsi, sur proposition du ministre en charge de la santé, Eric Nakaossebgandin Tougouma, Mle 51 326 W, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 15ème échelon, a été nommé.

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Kemi Seba dénonce la position de l’occident après la réponse de l’Iran envers Israël

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Selon Kemi Seba, l’attaque de l’Iran contre Israël est un droit légitime de défense. Après des menaces répétées envers Israël, la République islamique d’Iran a finalement lancé une série de missiles et de drones vers Israël le samedi 13 avril. Cette attaque a suscité diverses réactions au sein de la communauté internationale. Certains Chefs d’Etat à l’instar d’Emmanuel Macron et Joe Biden, ont condamné les agissement de l’Iran. Prenant à contrepied ces présidents, Kemi Seba soutient qu’il s’agit d’une réponse légitime aux agressions perpétrées premièrement par Israël. 

Il n’y a pas que vous sur terre

« Si j’ai bien compris, « Israël » a le droit de coloniser, de génocider (les Palestiniens), d’agresser n’importe quel pays, ça passe. L’Occident dira que c’est de la « légitime défense ». Mais si un pays, à l’Image de l’Iran ose, après avoir été violemment agressé, se défendre contre l’entité sioniste ou plus globalement l’Occident , on l’accusera de terrorisme. Ce 2 poids 2 mesures va bientôt cesser. Les 3/4 de l’Humanité sont fatigués de devoir se plier à vos règles que vous-mêmes chers dirigeants occidentaux, vous ne cessez de violer. Il n’y a pas que vous sur Terre qui avez le droit de vivre et de respirer », a réagi Kemi Seba sur les réseaux sociaux.

En clair pour le panafricaniste, l’Occident voudrait imposer une vision unilatérale des choses concernant le conflit naissant entre Israël et l’Iran.

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Le Pr François Marc Modzom suspend les enseignements dans une classe de l’ESSTIC pour indiscipline « collective caractérisée »

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Directeur de l’Ecole Supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication depuis moins d’un an, François Marc Modzom ne badine pas avec le respect scrupuleux de la discipline au sein de l’institution académique dont il a la charge. Le patron de cette école, creuset de la formation des journalistes et professionnels de la communication au Cameroun, a suspendu l’ensemble de la classe de journalisme 2ème année. Dans un communiqué commis ce 15 avril 2024, l’ancien patron de la CRTV Radio évoque qu’une situation d’indiscipline « collective caractérisée » a motivé cette décision.  François Marc Modzom précise que la réintégration des élèves dans leur classe, sera précédée par la présentation d’une lettre d’engagement individuel signée par l’étudiant et son tuteur légal.

Amougou Belinga, le parrain éconduit de la promotion « indisciplinée »

Il ne s’agit guère de la première fois que cette classe se retrouve au cœur d’une polémique académique. L’an dernier, elle avait tenté de faire de l’homme d’affaires et propriétaire de médias Jean Pierre Amougou Belinga, le parrain de leur promotion. Un choix vivement contesté par l’opinion publique, et qui n’avait pas reçu l’approbation du directeur d’alors, le Pr Alice Nga Minkala. Celle-ci avait pris la résolution de suspendre toutes les activités liées aux cérémonies de parrainage au sein de l’école. Le dénouement de cet autre scandale est suivi de très près par les étudiants.

Communique

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Mahamat Idriss Deby promet de respecter la constitution

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Dans une interview accordée à RFI et France 24, le président tchadien de transition, Mahamat Idriss Déby, candidat à l’élection présidentielle du 6 mai prochain, a indiqué qu’il ne peut effectuer plus de deux mandats successifs à la tête de l’État, telle que l’indique la Constitution.

Mahamat Déby, le président de la transition tchadienne et candidat à la présidentielle du 6 mai prochain promet de respecter la Constitution s’il est élu. C’est une des grandes révélations qu’il a faites dans un entretien accordé à RFI et France 24, à N’Djamena la capitale tchadienne. Concrètement, celui qui assure la transition au Tchad depuis la mort brutale de son père en 2021 a juré qu’il ne fera pas plus de deux mandats successifs au pouvoir.

« Vous allez voir que le 6 mai prochain, les Tchadiens vont choisir, ils vont élire le président qui va diriger ce pays pendant les cinq années prochaines et le choix du peuple sera respecté », assure-t-il. Le scrutin est toutefois qualifié de « mascarade » par ses détracteurs, qui redoutent l’installation d’une « dynastie Déby » au pouvoir.

Interrogé sur la mort du principal opposant Yahya Dilo, tué lors d’une fusillade de l’armée en février dernier, Mahamat Idriss Déby a affirmé que : « l’affaire est dans la main de la justice, nous allons attendre la décision de la justice. Et nous avons dit très clairement que nous sommes aussi ouverts à une enquête internationale indépendante. Ce qui veut dire que nous avons rien à cacher sur cette histoire ».

Le président de la transition tchadienne s’est également prononcé sur la présence militaire française au Tchad. Mahamat Idriss Déby explique que la « coopération ne doit pas se limiter à la défense (..) C’est la coopération économique qui nous tient plus à cœur aujourd’hui ». Jusqu’à ce jour, un contingent d’un millier d’hommes et trois bases militaires françaises sont installés au Tchad.

Au sujet de la coopération avec Moscou. Mahamat a affirmé que : »nous avons parlé de beaucoup de sujets, parmi lesquels la coopération militaire ». A la question de savoir s’il compte remplacer le partenariat sécuritaire historique avec la France par un nouveau partenariat avec la Russie, Mahamat est clair : son pays « n’est pas un esclave qui va changer de maître ». Fin janvier, le président tchadien de transition a rencontré le président russe Vladimir Poutine à Moscou.

Essama Aloubou

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